Tuesday, March 29, 2011

La Côte d’Ivoire face aux Hyènes mondiales : le scoop !

La Côte d’Ivoire face aux Hyènes mondiales : le scoop !

une information qui circule sur le net...

Dominique Nouvian (épouse de A. D. Outtara) , juive sépharade née en 1953 en Algérie, épouse en 1973 un professeur du lycée technique d’Abidjan, M Folleroux.
Aidée par le ministre Bamba Vamoussa, un ami de son mari, puis par le gouverneur de la BCEAO, Abdoulaye Fadiga, elle crée en 1979 une société immobilière, AICI, et gère le patrimoine d’Houphouët-Boigny. Elle fait la connaissance d’Allassane D Ouattara en 1984, alors vice-gouverneur de la BCEAO à Dakar. Elle aurait contribué à ce qu’ADO, directeur FMI Afrique(84-88), devienne, à la mort d’A Fadiga (octobre 1988), gouverneur de la BCEAO(1988 à 1993).
AICI prospère, une agence à Paris 16ème, un Groupe AICI Europe, une agence à Cannes en 91 , et en 1993, un cabinet à Paris qui gère plusieurs immeubles.

Houphouêt nomme ADO président du Comité interministériel de relance de l’économie ivoirienne (1990). En octobre 1990, Dominique épouse ADO à Neuilly, mariés par le maire de la ville, un certain Nicolas Sarkozy.
ADO devient premier ministre (novembre 1990). Il supervise les privatisations...
Exit "Le Vieux", paix à son âme. ADO est directeur général adjoint du FMI (94-99). AICI s’installe au Gabon(91), à Ouagadougou(96). Mme ADO dirige EJD Inc., société qui gère l’Institut Jacques Dessange à Washington, elle achète en 1998 les franchises Jacques Dessange aux Etats-Unis. Elle est présidente de French Beauty Services à Washington(franchises Jacques Dessange aux USA), multiplie les salons de coiffure, les instituts de beauté, les école des coiffure. En 1998 elle manage la fondation Children of Africa.

Vérification : un maître mot à ce stade !

Le 4 septembre 2009, Djama Stanislas publiait sur AllAfrica.com, une news en se référant à un article publié dans "La lettre du continent" et qui confirme ce qui a été dit plus haut...
" Au sein du Rassemblement des républicains (RDR), l’information a enchanté plus d’un. Selon le bimensuel d’informations confidentielles « La Lettre du Continent », Alassane Dramane Ouattara, leur leader a pris l’apéro mardi en fin d’après-midi à l’Elysée avec Nicolas Sarkozy. Les deux hommes auraient eu un long entretien en tête-à-tête duquel rien n’a filtré. Quel sens donner à cette réception ?
Le leader des républicains, ancien Premier ministre est, on le sait, un vieil ami du président français. Une amitié que les deux hommes partagent également avec plusieurs industriels français dont Bolloré, Bouygues, etc. D’ailleurs, leurs liens dépassent le cadre d’une amitié quelconque puisqu’en 1990, c’est Nicolas Sarkozy alors maire de Neuilly qui a célébré le mariage de Alassane Ouattara et Dominique Nouvian Folleroux".

La situation actuelle en Côte d’Ivoire est une immense douleur pour tous les humanistes et les Kamits (les noirs) du monde entier. Nous espérons que l’issue de cette crise grandira tous les ivoiriens qui doivent en toute souveraineté, imaginer rapidement une solution originale à cette crise. Enfin, l’Afrique anglophone semble réussir beaucoup mieux ses élections que la partie francophone. A quoi cela est-il du ?

Alassane Ouattara candidat de la révolution Orange

La Côte d’Ivoire connaît ces dernières jours une situation tendue et grave. En effet, suite au déroulement du second tour des élections présidentielles, au cours duquel se sont affrontés le président sortant Son Excellence Laurent Gbagbo et Monsieur Alassane Ouattara le candidat de l’opposition réunie autour d’une plate-forme de partis politiques sous la dénomination de RHDP (Rassemblement des Houphouétiste pour la Démocratie et la Paix), la proclamation des résultats du second tour fait l’objet de contestation de toute part. Tout d’abord les résultats annoncés par la CEI donnant vainqueur le sieur Alassane Ouattara, au-delà du délai légal et en dépit des contestations en fraude et exactions en tous genres commis sur les partisans du LMP de Laurent Gbagbo en région CNO (Centre- Nord-Ouest) sous contrôle des rebelles non désarmés des forces nouvelles.
D’autre part les résultats proclamés par le conseil constitutionnel, qui est la haute instance juridique habilitée à valider les résultats. Et qui en tenant compte des réclamations portées à sa connaissance par le camp de la majorité présidentielle, annule une partie des votes exprimés dans les régions CNO incriminés et donne vainqueur le président sortant son Excellence Laurent Gbagbo.
L’on aurait pu s’arrêter dans notre analyse uniquement à cette situation ambiguë, où l’on n’est face à des résultats contradictoires donnant comme vainqueur deux candidats différents, si à cette discorde n’était venu s’ajouter la graine d’ingérence de la soi-disant communauté internationale, ceci au mépris des dispositions de la charte des Nations Unies qui en sont article 2 alinéa 1 stipule que L’Organisation est fondée sur le principe de l’égalité souveraine de tous ses Membres.
L’alinéa 7 de l’article 2 de cette même charte stipule qu’aucune disposition de la présente Charte n’autorise les Nations Unies à intervenir dans des affaires qui relèvent essentiellement de la compétence nationale d’un État ni n’oblige les Membres à soumettre des affaires de ce genre à une procédure de règlement aux termes de la présente Charte .

Tantôt c’est le représentant du secrétaire de général de l’ONU en Côte d’Ivoire qui certifie les résultats de la CEI, ou le secrétaire général de l’ONU qui reconnaît comme président de la Côte d’ivoire Monsieur Alassane Ouattara. Faisant de fait de la Côte d’ivoire un pays sous-tutelle de l’ONU.
Or que voit-on et entend-on ces derniers jours dans la presse ? Tantôt c’est le représentant du secrétaire de général de l’ONU en Côte d’Ivoire qui certifie les résultats de la CEI, ou le secrétaire général de l’ONU qui reconnaît comme président de la Côte d’ivoire Monsieur Alassane Ouattara. Faisant de fait de la Côte d’ivoire un pays sous-tutelle de l’ONU et qui perd par la même occasion son statut d’état souverain, qui choisit sur la base de sa constitution ses dirigeants.
Fait nouveau dans l’histoire des relations internationales, l’ONU par la voix de son secrétaire général ou mieux encore par le biais de son représentant, est maintenant l’organe de certification et de validation des élections présidentielles. En d’autres termes, c’est Monsieur Ban Ki Moon qui choisit aux africains leurs dirigeants maintenant. Après le droit d’ingérence humanitaire à la sauce Kouchener « porteur de sac de riz devant l’éternel, bongoïste ou plutôt gomboïste invétéré), inventé pendant les conflits de Somalie et d’ex-Yougoslavie, voici venu l’ère du droit d’intronisation internationale.

Ce machin comme l’appelait le général De Gaulle, qui est incapable d’appliquer la transparence en son sein (souvenons-nous du programme pétrole contre nourriture en Irak), se mue en donneur de leçon universel et en apôtre de la transparence, qui va prêcher la bonne parole des intérêts des grandes puissances dont elle est le cheval de troie auprès des nations faibles du sud. Il faut également noter à côté des Nations Unies, l’action des grandes puissances ou des puissances déclinantes comme la France (grande responsable, instigatrice de la crise ivoirienne), qui se sont empressées de reconnaître monsieur Ouattara comme président élu de la Côte d’Ivoire, alors que des requêtes en contestation étaient encore pendantes auprès du conseil constitutionnel. Cela n’est pas sans nous rappeler l’empressement légendaire de la France à adouber ses potentats françafricains dans son pré-carré en Afrique francophone.
On se souvient également de l’attitude et du rôle des grandes puissances comme les Etats-Unis, l’Union Européenne, etc. dans les événements qui ont menés aux révolutions orange en Ukraine, en Géorgie et dans d’autres pays de l’ancien bloc de l’Est. Où avant même que les résultats officiels ne soient proclamés, des rumeurs et des pseudo-résultats officiels donnaient déjà vainqueurs les poulains de ces grandes puissances. Créant par la même occasion une situation de fait accompli et de suspicion sur tout résultat contraire qui aurait pu être proclamé.

Résultat des courses, avec l’aide des médias à la solde de ses puissances, une campagne de dénigrement à l’encontre du candidat de l’autre camp, à laquelle s’ajoutaient la manipulation des masses et l’organisation de pseudo contestation de la rue filmée, avaient eu raison des régimes en place en Ukraine et ailleurs.
Car, qui ose imaginer un ivoirien, ou tout autre africain être observateur lors des élections présidentielles américaines, française, anglaise ?

Cette stratégie de la révolution orange, a été récemment expérimentée lors des élections présidentielles en Iran, sans connaître le même succès. Sans remettre en cause la possibilité d’une victoire de Monsieur Ouattara lors de ces élections présidentielles, il est de bon ton de s’insurger contre ses pratiques infantilisantes et manipulatrices des pays du sud et des pays faibles par les grandes puissances. Car, qui ose imaginer un ivoirien, ou tout autre africain être observateur lors des élections présidentielles américaines, française, anglaise ? Ou pire encore contesté des résultats donner par la haute instance juridique américaine, française, qui est habilitée à proclamer les résultats définitifs de l’élection présidentielle de ces pays ?

Alassane Ouattara, dont nous ne nions en aucun cas les compétences et les capacités à diriger un pays (encore fût-il le bon), présente toutes les caractéristiques du bon candidat de la révolution orange de la crapulocratie internationale à travers son machin que l’on appelle ONU ou communauté internationale. Il suffit de regarder le choix des couleurs de campagne de son parti lors de ses élections pour s’en rendre compte. Monsieur Ouattara a bel et bien choisi la couleur orange, celle-là qu’avaient choisi à leur époque l’ancien président ukrainien Viktor Iouchtchenko et le président géorgien l’américain Mikhaïl Saakachvili. À cela s’ajoute toute la campagne de manipulation des masses d’avant le proclamation des résultats, où certaines chaînes de télévision de la maffia internationale donnait déjà le nom du vainqueur de ces élections et l’intense campagne de diabolisation mener contre le président Gbagbo un peu à la façon Ahmedinejad en Iran ou Hugo Chavez au Venezuela.
Il n’y a qu’à voir la partialité avec laquelle sont commentés les évènements en cours en Côte d’Ivoire et comment sont présentés les deux institutions ayant intervenu dans ce processus électoral. Ainsi, le conseil constitutionnel serait inféodé à travers son président Monsieur Paul Yao N’dré au président Gbagbo, tandis que la CEI majoritairement RHDP avec un président sympathisant ouattariste et pro-rebelle des forces nouvelles serait neutre.

Pour terminer, tout notre propos ici est de dire que le peuple ivoirien à travers sa constitution et ses institutions est seul souverain et libre de choisir ses dirigeants comme bon lui semble.
Si ce machin qu’est l’ONU, la France, les Etats-Unis veulent manifester leur indignation et prêcher leur transparence élastique et à géométrie très variable, il est de bon ton qu’ils commencent par balayer devant leur porte. Que Sarkozy nous parle de Karachi, que Martine Aubry nous parle du tripatouillage du congrès de Reims, qu’Obama nous parle de Wikileaks et des fausses accusations portées contre son propriétaire Julian Assange, que Ban Ki Moon nous parle des viols à répétitions commis par les casques bleues et les maladies qu’ils véhiculent comme le Choléra à Haiti.
Mais qu’ils ne viennent pas nous faire croire que, celui la même qui a amené la démocratie de la baillonnette en Côte d’Ivoire, celui là même qui en finançant la rébellion des forces nouvelles au Nord de la Côte d’Ivoire, est subitement devenu par un tour de magie démocrate. Arrêtez de prendre les africains pour des gamins.

Parole d’un africain qui est pour la démocratie, mais contre l’ingérence étrangère dans les affaires des états africains. Car le malheur de l’Afrique commença avec le commencement de l’ingérence étrangère et ne finira qu’avec la fin de cette ingérence. Un africain éveillé !

La Côte-d’Ivoire dans l’incertitude

Frontières fermées, armée en état d’alerte, couvre-feu, chaînes internationales de télévision suspendues. Les Ivoiriens attendaient les résultats de l’élection, mais ils ont eu droit à ce qu’ils appréhendaient, même si, dit-on, l’élection en soi s’est déroulée dans des conditions jugées acceptables. Ce sont deux présidents qui ont été déclarés élus en l’espace de tout juste quarante-huit heures. Il fallait le faire et d’ailleurs le coup de force n’était plus exclu depuis que le Conseil constitutionnel a décidé, jeudi, de reprendre en main le processus électoral dont était chargée la Commission électorale indépendante (CEI) avant l’expiration du délai qui lui était officiellement accordé.

Ainsi donc, Alassane Ouattara a été déclaré vainqueur jeudi, hors délai et sans respect des formes légales, selon le pouvoir qui refuse visiblement de tenir compte de tous les blocages auxquels s’est heurtée cette même commission. Reprise en main donc et nouveau résultat, qui accorde cette fois la victoire au président sortant Laurent Gbagbo, au pouvoir depuis dix ans. Et dire que quelques heures auparavant, le camp Ouattara mettait en garde contre un putsch.
Il est vrai, comme le dit un ambassadeur de Côte-d’Ivoire, que ce n’est pas à la communauté internationale de choisir le président des Ivoiriens, bien que celle-ci appelle au respect du résultat des élections, se faisant l’écho de certaines inquiétudes désormais fondées. Le problème, constate-t-on, n’est pas technique mais fondamentalement politique à la simple lecture de réactions internationales.

La tentation du pouvoir déjà grande menace cette fois la Côte-d’Ivoire, un pays coupé en deux, avec la présence sur son sol de forces étrangères chargées, depuis jeudi pour certaines d’entre elles, d’assurer la sécurité du candidat Alassane Ouattara. Et ce pays, jadis réputé pour sa stabilité, puis ayant vécu une situation de troubles, est menacé d’en connaître d’autres si la crise actuelle née de la double proclamation des résultats de l’élection présidentielle venait à s’aggraver.
D’ailleurs, rien n’indique une tendance inverse. La situation a basculé jeudi, lorsque l’armée a fermé les frontières du pays immédiatement après l’annonce par la CEI de la large victoire de Alassane Ouattara sur Laurent Gbagbo. Pour ainsi dire, le pouvoir était particulièrement à l’aise pour faire valoir l’argument légal qui est le délai accordé, mais n’y a-t-il pas cependant contribué en bloquant ou, simplement, en retardant le travail de la CEI ?

Pour beaucoup, le travail accompli relève du miracle au regard bien entendu des incidents. En ce qui concerne les résultats proprement dits, auxquels le camp du président sortant ne semblait pas s’attendre, ils ont donné M. Ouattara vainqueur du scrutin « avec 54,10% des suffrages » contre 45,9% pour le chef de l’Etat. On en retiendra cependant la manière, puisque le président de la CEI, Youssouf Bakayoko avait annoncé ces résultats provisoires à l’improviste, devant une poignée de journalistes, dans l’hôtel où était installé le QG de campagne de M. Ouattara.
Cette proclamation était un coup de force car hors délai, qui avait quant à lui expiré sans qu’un vainqueur soit proclamé. Mais dans la foulée, le président du Conseil constitutionnel, Paul Yao N’dré, un proche de Laurent Gbagbo, affirmait à la télévision publique que ces résultats n’étaient pas valables : le délai passé, la CEI n’est « plus à même de décider quoi que ce soit ». Le Conseil constitutionnel a donc refait les comptes et annoncé la défaite de l’opposant Ouattara. Le camp du président Gbagbo – au pouvoir depuis dix ans – a saisi le Conseil pour faire annuler des votes « frauduleux » dans le nord, antérieurement sous contrôle de l’ex-rebellion depuis 2002.

Dans ce pays en proie à l’instabilité depuis 1999 et même bien avant, lorsque M. Ouattara avait été exclu de la course à la présidentielle pour « nationalité douteuse », personne ne sait sur quoi va déboucher une telle situation.
Source : El Watan, Mohammed Larbi
www.Africamaat.com


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La France préparait depuis novembre 2010 le renversement de Kadhafi

La France préparait depuis novembre 2010 le renversement de Kadhafi

Selon le journaliste de la droite libérale italienne Franco Bechis, la révolte de Benghazi aurait été préparée depuis novembre 2010 par les services secrets français. Comme le remarque Miguel Martinez du site internet progressiste ComeDonChisciotte, ces révélations, encouragées par les services secrets italiens, doivent se comprendre comme une rivalité au sein du capitalisme européen.
Le Réseau Voltaire précise que Paris a rapidement associé Londres à son projet de renversement du colonel Kadhafi (force expéditionnaire franco-britannique). Ce plan a été modifié dans le contexte des révolutions arabes et pris en main par Washington qui a imposé ses propres objectifs (contre-révolution dans le monde arabe et débarquement de l’Africom sur le continent noir). La coalition actuelle est donc la résultante de ces ambitions distinctes, ce qui explique ses contradictions internes

Première étape du voyage, 20 octobre 2010, Tunis. C’est là qu’est descendu avec toute sa famille d’un avion de Libyan Airlines, Nouri Mesmari, chef du protocole de la cour du colonel Muhamar Kadhafi. C’est un des grands perroquets du régime libyen, depuis toujours aux côtés du colonel.
Le seul -comprenons-nous- qui avec le ministre des Affaires étrangères Moussa Koussa avait un accès direct à la résidence du raïs sans avoir à frapper (avant d’entrer, NdT).
Le seul à pouvoir franchir le seuil de la suite 204 du vieux cercle officiel de Benghazi où le colonel libyen a accueilli avec tous les honneurs le Premier ministre italien Silvio Berlusconi pendant la visite officielle en Libye. Cette visite de Mesmari à Tunis ne dure que quelques heures. On ne sait pas qui il rencontre dans la capitale où la révolte contre Ben Ali couve sous la cendre. Mais il est désormais certain que dans ces heures-là et dans celles qui ont immédiatement suivi, Mesmari jette les ponts de ce qui, à la mi-février, allait devenir la rébellion de la Cyrénaïque. Et prépare l’estocade contre Kadhafi en cherchant et obtenant l’alliance sur deux fronts : le premier est celui de la dissidence tunisienne. Le second est celui de la France de Nicolas Sarkozy. Et les deux alliances lui réussissent.

C’est ce dont témoignent des documents de la DGSE, le service secret français, et une série de nouvelles fracassantes qui ont circulé dans les milieux diplomatiques français à partir de la lettre confidentielle, Maghreb Confidential (dont il existe une version synthétique et accessible payante).
Mesmari arrive à Paris le lendemain, 21 octobre. Et il n’en bougera plus. En Libye il n’a pas caché son voyage en France, puisqu’il a emmené avec lui toute sa famille. La version est qu’à Paris il doit subir un traitement médical et probablement une opération. Mais il ne verra pas l’ombre d’un médecin. Ceux qu’il verra seront par contre, tous les jours, des fonctionnaires des services secrets français.

La réunion. On a vu de façon certaine au début du mois de novembre, entrer à l’Hôtel Concorde Lafayette de Paris, où Mesmari réside, d’étroits collaborateurs du président français. Le 16 novembre, une file de voitures bleues est devant l’hôtel. Dense et longue réunion dans la suite de Mesmari. Deux jours plus tard une dense et étrange délégation française part pour Benghazi. Avec des fonctionnaires du ministère de l’Agriculture, des dirigeants de France Export Céréales et de France Agrimer, des managers de Soufflet, de Louis Dreyfus, de Glencore, de Cani Céréales, Cargill et Conagra.
Expédition commerciale, sur le papier, pour essayer d’obtenir à Benghazi justement de riches commandes libyennes. Mais se trouvent aussi dans le groupe des militaires français, déguisés en hommes d’affaire.

À Bengazi ils vont rencontrer un colonel de l’aéronautique libyenne indiqué par Mesmari : Abdallah Gehani. Il est au-dessus de tout soupçon, mais l’ex-chef du protocole de Kadhafi a révélé qu’il était prêt à déserter et qu’il a aussi de bons contacts avec la dissidence tunisienne.
L’opération est menée en grand secret, mais quelque chose filtre jusqu’aux hommes les plus proches de Kadhafi. Le colonel se doute de quelque chose. Le 28 novembre, il signe un mandat d’arrêt international à l’encontre de Mesmari. L’ordre arrive aussi en France à travers les canaux protocolaires. Les Français s’alarment et décident de suivre l’arrêt de façon formelle.
Quatre jours plus tard, le 2 décembre, la nouvelle filtre justement depuis Paris. On ne donne pas de nom mais on révèle que la police française a arrêté un des principaux collaborateurs de Kadhafi. La Libye, au premier abord, retrouve son calme. Puis apprend que Mesmari est en réalité aux arrêts domiciliaires dans la suite du Concorde Lafayette. Et le raïs commence à s’agiter.

La colère du raïs. Quand arrive la nouvelle que Mesmari a demandé officiellement l’asile politique à la France, la colère de Kadhafi éclate, il fait retirer son passeport même au ministre des Affaires étrangères, Moussa Koussa, accusé de responsabilité dans la défection de Mesmari. Il essaie ensuite d’envoyer ses hommes à Paris avec des messages pour le traître : « Reviens, tu seras pardonné ». Le 16 décembre, c’est Abdallah Mansour, chef de la télévision libyenne, qui essaie. Les Français l’arrêtent à l’entrée de l’hôtel. Le 23 décembre d’autres Libyens arrivent à Paris. Ce sont Farj Charrant, Fathi Boukhris et All Ounes Mansouri.

Nous les connaîtrons d’avantage après le 17 février : parce que ce sont justement eux, avec Al Hadji, qui vont mener la révolte de Benghazi contre les miliciens du colonel.
Les trois sont autorisés par les Français à sortir dîner avec Mesmari dans un élégant restaurant des Champs-Élysée. Il y a aussi là des fonctionnaires de l’Élysée et quelques dirigeants des services secrets français. Entre Noël et le Jour de l’an paraît dans Maghreb Confidential, la nouvelle que Benghazi est en ébullition (à ce moment-là personne ne le sait encore), et aussi quelques indiscrétions sur certaines aides logistiques et militaires qui seraient arrivées dans la seconde ville libyenne, en provenance justement de la France. Il est désormais clair que Mesmari est devenu un levier aux mains de Sarkozy pour faire sauter Kadhafi en Libye. La lettre confidentielle sur le Maghreb commence à faire filtrer les contenus de cette collaboration.
Mesmari est nommé « Libyan Wikileak », parce qu’il révèle un après l’autre les secrets de la défense militaire du colonel et raconte tous les détails des alliances diplomatiques et financières du régime, en décrivant même la carte du désaccord et les forces qui sont sur le terrain. À la mi-janvier, la France a dans les mains toutes les clés pour tenter de renverser le colonel. Mais il y a une fuite. Le 22 janvier, le chef des services secrets de Cyrénaïque, un fidèle du colonel, le général Aoudh Saaiti, arrête le colonel d’aviation Gehani, référant secret des Français depuis le 18 novembre.

Le 24 janvier, il est transféré dans une prison de Tripoli, accusé d’avoir créé un réseau social en Cyrénaïque, qui faisait les louanges de la contestation tunisienne contre Ben Ali. Mais c’est trop tard : Gehani a déjà préparé la révolte de Benghazi, avec les Français.

par Franco Bechis (Directeur adjoint du quotidien italien Libero)
Voltairenet.org



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Tuesday, February 22, 2011

Patrice Emery Lumumba: The MAN.


The life of Patrice Lumumba proved that he was a product of the best and worst of Belgian colonial rule. In more favorable circumstances, he might have become one of the most astute national leaders of the twentieth century. He was cut down long before he had time to develop into the more stable leader that he was obviously capable of being. When the Congo emerged clearly in the light of modern history he was its bright star.
His hero was Dr. Kwame Nkrumah, and the model for his state was Ghana. "In a young state," he had said, paraphrasing a similar statement made by Dr. Nkrumah, "you must have strong and visible powers."

At the beginning of his political career he was pro-Western in his outlook. "Mistakes have been made in Africa in the past, but we are ready to work with the powers which have been in Africa to create a powerful new bloc," he said at the beginning of 1960. "If this effort fails, it will be through the fault of the West."


As a reformer he was somewhat of a republican in his approach. "Our need is to democratize all our institutions," he had said on another occasion. "We must separate the Church from the State. We must take away all power from the traditional chiefs and remove all privileges. We must adapt socialism to African realities. Amelioration of the conditions of life is the only true meaning independence can have."
 His resentment of Belgian authority was unyielding in most cases. Mostly because he believed that paternalism was at the base of this authority. This by-product of colonialism never failed to stir a rage within him. On the other hand, his reaction to the Belgian Missionary attempt to enforce Christianity on the Congo was one of indifference. He had been subjected to both Catholic and Protestant mission influence, without showing any particular affection for either. His parents were devout Catholics. Being neither an atheist nor anti-Christian, he yet considered submission to a religion to be a curb to his ambitions. Rebellion was more rewarding and less wounding to his pride. During his long and lonely rise from obscurity to the Congo's first Prime Minister, he taught himself never to completely trust power in the hands of others. This attitude is reflected in the suspicion that developed between him and the UN Forces in the Congo.

His conflicts with the other Congo politicians was due mainly to his unyielding belief in the unitary state, and partly to his lack of experience in explaining, organizing and administering such a state. Nevertheless, he was the only Congolese leader with anything like a national following; a point too often overlooked. His greatest achievement in the early difficult months of Congo independence was in maintaining, with only a few defections, the solidarity of his widely disparate coalition government.
Lumumba belonged to the company of Kwame Nkrumah, Julius Nyerere in Tanganyika, Tom Mboya in Kenya, and Sékou Touré. These leaders believe that the only way to build an effective modern state free from the shackles of narrow tribal loyalties is to create a single, strong central government. This firm stand joined the issues in the Congo and created both the supporters and the opposition to Lumumba.

He argued his case at the Round Table Conference that gave the Congo its independence in 1960. He laid it before the electorate in June 1960, and won an indecisive victory. Finally he tried to force it on his Federalist opponents when he took control of the first independent government. Most of Lumumba's critics considered this to be his greatest error. He tried to cast the Congo into the tight mould of Ghana, rather than into the larger, more accommodating mould of Nigeria. The argument is interesting though useless now.
Patrice Lumumba's body now lies smoldering in some unmarked and inglorious Congo grave…both his truth and spirit go marching on, much to the discomfort of his murderers.

No other personality in African history has leaped so suddenly from death to martyrdom. In death he might have already made a greater contribution to the liberation and understanding of Africa than he could have make had he lived. In his short lifetime the stamp of his personality was pressed firmly into the African continent. He was purely an African of the mid-twentieth century. No other place and no other set of circumstances could have charged his life and caused his death in the same unique and tragic way. In death, he cast forth a spirit that will roam the African land for many years to come.

For a long time the Congo appeared to be a peaceful island untouched by African anti-colonialism. In the twelve brief years between 1946 and 1958, the Belgians began to lose what had appeared to be an impregnable position. Some important events occurred in Africa and the rest of the world, and broke up the trinity in Belgium's alleged "perfect colony." A change of political direction in Brussels and mounting nationalist pressure coming from within Africa helped to end the illusion that all was well and would stay well in the Congo. At last the Belgians began to have some second thoughts about their policy in the Congo. The missionary-trained evolved, the supposedly emancipated, Westernized middle class had found their voices.
Certain fundamental problems formed the core of the colonial dilemma in Africa; although Belgian colonists chose to ignore this fact. The same problems existed in the Congo as elsewhere in Africa. Freedom, self-determination, hatred of racial discrimination, and white settlement without assimilation made the Congo people feel unwanted in their own country, except as servants for white people.

It was within this order of ideas that the Belgian Socialist Party attempted to change the trend of Belgium's colonial policy and devise a more humane approach to the problems of the Congo people. The accelerated economic development in the Congo during the war and after the war had changed the structure of the Congolese community. The black population of Leopoldville rose from 46,900 to 191,000 between 1940 and 1950. By 1955, the black population of Leopoldville had reached some 300,000. The mass exodus of Congolese from rural areas and their concentration in urban centers created new problems. The detribalized workers did not return to their respective villages when the city no longer afforded them employment.

It was incumbent upon the Belgium Socialist Party to define its position in relation to the Congo. As far as basic premises were concerned, the party did recognize "the primacy of native interests; and the aim of its activity will be to prepare the indigenous population gradually to take charge of its own political, economic, and social affairs, within the framework of a democratic society." Further, the Party expressed its "uncompromising opposition to any kind of racial discrimination" and advised a raise in the standard of living of the people of the Congo. Only those whites who are prepared to work for the realization of these aims and who constitute the administrative personnel of the indigenous population are to enjoy the support of the government. This preparation for self-government presupposes the political organization of the Congo, i.e., the initiation of the native into citizenship. With this proposal the Belgian Socialist Party admitted that the Congolese were not accepted as citizens in their own country. This fact had been the cause of a broadening dissatisfaction among the Congolese since the early part of the twentieth century. With the relaxing of political restrictions this dissatisfaction began to manifest itself in a form of embryo nationalism. The future Congolese leaders had already begun to gather their first followers. All of the early political parties in the Congo were the outgrowth of regional and tribal associations. Patrice Lumumba was the only Congolese leader who, from the very beginning of his career, attempted to build a Congo-wide political organization.

During his short-lived career Patrice Lumumba was the first popularly elected Congolese Government Prime Minister. Like a few men before him, he became a near-legend in his own lifetime. The influence of this legend extended to the young militant nationalists far beyond the borders of the Congo, and it is still spreading.
Of all the leaders who suffered imprisonment at the hands of the Belgians before 1960, Lumumba had the largest number of followers among the Congolese masses, mainly because he had more of the qualities of character with which they liked to identify. As a speaker he was equally effective in French, Ki-Swahili or Lingola. The devotion of the rank and file of his party. Movement National Congolais (MNC) to Patrice Lumumba was not a unique phenomenon. What is more significant is the fact that he was able to attract the strongly expressed loyalties of a tribally-heterogeneous body of the Congolese. This made him the only national political leader. While other politicians tended to take advantage of their respective associations as the path to power, Lumumba took the broader and more nationalistic approach and involved himself in other movements only indirectly related to politics.

In 1951, he joined the Association des Evolves de Stanleyville, one of the most active and numerically important of all the clubs in Orientale Province. He was in the same year appointed Secretary-General of the Association des Postiers de la Province Orientale—a professional organization consisting mostly of postal workers. Two years later he became Vice-Chairman of an Alumni Association consisting of former mission students. In 1956 he founded the Amicle Liberale de Stanleyville.
Patrice Lumumba is a member of the Beteteta tribe, a Mongo subgroup. He was born on July 2, 1925, in Katako-Kombe in the Sunkuru district of the Kasai Province. In growing up he only received a primary education. Very early in life he learned to push himself beyond the formal limits of his education. He made frequent contributions to local newspapers such as Stanleyvillois and the more widely read publications, Vois du Conlais and Croix du Congo. Unlike the vast majority of Congolese writers of the period who placed major emphasis on the cultural heritage of their own tribes, Lumumba's early writings emphasized—within the limits of Belgian official restrictions—problems of racial, social, and economic discrimination.
On July 1, 1956, the career of Patrice Lumumba was temporarily interrupted when he was arrested on the charge of embezzling 126,000 franc ($2,200) from the post office funds. He was sentenced to serve a two-year prison term. On June13, 1957, the sentence was commuted on appeal to eighteen months, and finally to 12 months after the Wolves of Stanleyville reimbursed the sum in question. Subsequently, Lumumba left Stanleyville and found employment in Leopoldville as the sale director of the Bracongo (polar beer) Brewery.
Leopoldville became a good vantage point for Lumumba's Congo-wide activities. He had now entered into the crucial phase of his political career.

In 1958, while combining the functions of vice-chairman of a liberal friendship society, the Circle Liberal d'Etudes et d'Agreement, with those of the president of the Association dis Batelela, of Leopoldville, he joined a Christian Democratic Study Group, the Centre d'Etudes et de Recherches Sociales, created in 1955 by the Secretary General of the Jeunesses Ouvieres Christiennes, Jacques Meert. Among the more prominent members of this organization were Joseph Ileo (now [early sixties] Prime Minister in the Kasavubu government) and Joseph Ngalula.
Joseph Ileo was editor-in-chief of the bi-monthly Conscience Africaine. He had already acquired a wide reputation among Congolese when he decided, in July of 1956, to publish a nationalist inspired manifesto which contained a daring 30-year plan of emancipation for the Congo.

Both Ileo and Ngalula were anxious to broaden the basis of the Movement National Congolais, a moderate nationalist organization created in 1956. Patrice Lumumba, then regarded as one of the eminent spokesmen of liberal ideas, joined the MNC.
Once affiliated with this and other groups, Lumumba readily asserted himself and became the dominant figure. Shortly after proclaiming himself chairman of MNC's Central Committee, he formally announced on October 10, 1058, the foundation of a "national movement" dedicated to the goal of "national liberation." His action at this moment was prompted by two important developments affecting the Congo. One was the forthcoming visit of a parliamentary committee appointed by the former Minister of the Congo, Mr. Patillon, for the purpose of "conducting an inquiry concerning the administrative and political evolution of the country." Another was the creation of a Movement Pour le Progres National Congolais in late November, 1958, by the Congolese delegates to the Brussels Exposition. Lumumba moved in and around these groups and quickly projected himself into the role of a dynamic and radical nationalist leader.

A high point in his political development came in 1958, when he was permitted to attend the Pan African Conference in Accra, Ghana. Here he became a member of the Permanent Directing Committee. Patrice Lumumba had now projected himself upon a political stage of international importance. In addition to whatever personal counsel he might have received from Ghana's Prime Minister, Nkrumah, there is little doubt that the Accra Conference was an important factor in shaping Lumumba's long-range objectives and further sensitizing him to the philosophy of Pan-Africanism.

When he returned home, the emancipation of the Congo from Belgium's tutelage assumed first priority among his activities. In March, 1959, when Belgium had already announced its intention to lead the Congo "without fatal procrastination and without undue haste" toward self-government, Lumumba went to Brussels where he delivered several lectures under the auspices of Présence Congolese, a Belgian organization dedicated to the promotion of African culture. On this occasion, Lumumba indiscreetly turned on his host and sponsors and deplored the "bastardization and destruction of Negro-African art," and "the depersonalization of Africa." He reaffirmed his Party's determination to put an end to the "camouflaged slavery of Belgian colonization" and elect an independent government in 1961. With this act of boldness, Patrice Lumumba had set the stage for most of his future troubles and probably his future death.

After the target-date for independence had been approved by the Movement National Congolais, new troubles began for Lumumba and his supporters. Now that the contestants for power were close to their goal the competition between them became fiercer. Delegates to the Luluabourg Congress, in April 1959, ran against the demands of other nationalist groups anxious to put themselves forward as the standard-bearers of independence. Several of Lumumba's earlier supporters withdrew from the MNC and formed their own parties. With the date for Congo independence practically rushing upon him, Lumumba set out to rebuild the Movement National Congolais. He involved himself in every phase of his party's activists, organizing local sections of the MNC and recruiting new supporters.

On November 1, 1959, a few days after his wing of the MNC held its congress in Stanleyville, Lumumba was arrested for the second time and charged with having made seditious statements. He was sentenced to six months in jail. After serving nearly three months of his sentence he was released when a delegation of officials from the MNC notified the Belgian government that they would not participate in the Brussels Roundtable Conference unless Lumumba was set free. Soon after his release, Lumumba's party was victorious in the December elections. As expected, Stanleyville proved to be the main Lumumba stronghold in the Congo. In Stanleyville his party won ninety per cent of the votes.

 Lumumba's status and influence continued to rise. As a representative of Orientale Province, he was appointed to the General Executive College, an interim executive body established after the Brussels Roundtable Conference. Trouble continued to brew within the ranks of his party. Victor Nendaka, vice-chairman of the MNC, broke with Lumumba for what he termed the "extreme left wing tendencies" of the party leader. In 1960, he organized his own party. Once more Lumumba reshuffled the party personnel and strengthened his position. The MNC emerged from the next electoral struggle as the strongest in the House of Representatives, with 34 out of 137 seats. In the Provincial Assembly of Orientale, Lumumba's party held 58 out of 70 seats. In the assemblies of Kivu and Kasai Provinces, 17 out of 25 seats were secured.
Lumumba employed several techniques to mobilize his support and activate the rural masses. First there was the careful selection of party officials and propagandists at the Lodja Congress, held March 9–12, 1960. These delegates of the Bakutshu and Batetela tribes agreed that they would entrust the defense of their interests to the political party which held a dominant position in the region. Namely, that was Lumumba's party, the MNC. The party's success among the Bakutshu and Batetela tribal associations was mainly due to Lumumba's tribal origin and the anti-Belgian orientation acquired by these tribes in resisting the penetration of Western rule.

Lumumba and the MNC improved their techniques of building up functional organizations, in order to unify the political actions of the MNC. These organizational networks embraced a variety of interest groups and cut across tribal lines. Through a tactical alliance with minor parties, Lumumba tried to transform the MNC into an integrating structure where both sectional and national interests would be represented. This program received its formal sanction at the extraordinary congress of the MNC, held in Luluabourg, April 3–4, 1960. This was a major landmark in the history of Lumumba's party. Once more he had proven to be the most able of all Congolese leaders.

As the Congo crossed the threshold of independence, new troubles developed within the ranks of the MNC. Communication between Lumumba and some of the leaders of the party broke down. The Congo's most vital instrument of stability, the Force Publique, collapsed. The number and complexities of the issues now confronting Lumumba absorbed most of the time he formerly devoted to party activities. Now that the pomp and ceremony of the Belgian's handing over power to elected Congolese leaders was over, one struggle for Lumumba was over, but a new and bitter one was beginning.
His devotion to the idea of a united Congo was now more firm. He was one of the few Congolese politicians who had any conception of the Congo as a strong centralized state. Tshombe thought first of carving himself out a state in Katanga where he could be the boss, with Belgian help. Kasavubu cherished the dream of restoring the ancient empire of Bakongo. Other Congolese politicians were still involved in their tribal ideals and hostilities.

Lumumba was neither kind nor cautious toward the Belgians during the independence ceremony. This might have been one of his greatest mistakes. He announced too many of his future plans; which included not only the uniting of the Congo by giving assistance to the nations around him (especially Angola) who were still under European rule. Whoever made the decision to kill Lumumba probably made it this very day. He had crossed the path of the unseen power manipulators who wanted to control the Congo economically even if they were willing to let Lumumba control it politically. Instead of saying, "Thanks very much for our independence. We appreciate [what] all you Belgians have done for our country," Lumumba said in effect, "It's about time, too! And it's a pity that in a half-century you didn't see fit to build more hospitals and schools. You could have made much better use of your time."

Lastly, when the Force Publique revolted in the first days of July, Lumumba tried earnestly to be equal to this and other emergencies exploding around him. He faced the risks of his high position with real courage. Frantically, he moved over his large country trying to restore order. Several times he escaped death by inches. Once he was saved by a Ghanaian officer. Once his car was stoned by a mob. This did not keep him from trying to restore order to his troubled country. In the middle of July when the structure of order in his country was deteriorating into chaos, Lumumba flew off for a grandiose tour of the United States, Canada, North, and West Africa. This was another one of his unfortunate mistakes. In his absence confusion became worse.

In his dealings with the United Nations he never knew exactly what he wanted; showing no steady policy toward the UN, he confused both his friends and enemies who grew impatient with his erratic behavior. When the disintegration within his country reached dangerous proportions he asked for military from the United Nations. Within about three days the UN troops were on the spot. When Lumumba found that the UN troops could not be used as a private army to put down his political opponents he became disenchanted with their presence in his country.

By now Lumumba had quarreled with nearly every leading politician in the Congo. His continued erratic action shook the confidence of the outside world and of many of the African leaders who had wished him well and hoped that he could restore order rapidly. A power struggle had erupted in the Congo. Concurrent with this struggle Belgians were working behind the scenes to reconquer the Congo economically; their Congolese puppets, bought and paid for in advance, were deeply engrossed in their self-seeking venture.
In the last weeks of his life, when he was being dragged around with a rope around his neck, while his captors yanked up his head for the benefit of newsreel cameras, he still carried himself with great dignity as well as courage. When he was beaten up on the plane which carried him to be handed over to his arch enemy, Tshombe, he did not cry out nor plead for mercy. When Tshombe's troops beat him again, in the Elizabethville airport, he asked no one for help or pity. He was carried off by Tshombe's troops and their Belgian officers on a journey from which he was certain never to return alive. Lumumba's conduct in the midst of these scenes will always stand to his credit in history. These traits of independence and courage in his personality went into the making of his martyrdom—a strange and dangerous martyrdom that makes Lumumba a more effective Africa nationalist in death than he was in life.

Some of the people who are now most vocal in their praise of the dead Lumumba include many who in the past criticized some of his actions and speeches most savagely while he was still alive. Patrice Lumumba was pulled from power mostly by his own people, who were being manipulated by forces of change and power alien to their understanding.
In the killing of Lumumba, white neo-colonialists and their black African puppets frustrated the southward spread of independence movements. Lumumba had pledged to give assistance to the African nations to the east and the south of the Congo who are still struggling to attain independence, particularly Angola. Lumumba was a true son of Africa, and in his short unhappy lifetime he was accepted as belonging to all of Africa, not just the Congo.

The important point in the Lumumba story, briefly related, is this: He proved that legitimacy of a postcolonial regime in Africa, relates mainly to its legal mandate; but even more, legitimacy relates to the regime's credentials as a representative of a genuine nationalism fighting against the intrigues of new-colonialism. This is why Lumumba was and is still being extolled this "best son of Africa," this "Lincoln of the Congo," this "Black Messiah," whose struggle was made noble by his unswerving demand for centralism against all forms of Balkanization and rendered heroic by his unyielding resistance to the forces of neo-colonialism which finally killed his body, but not his spirit. This man who now emerges as a strange combination of statesman, sage, and martyr, wrote his name on the scroll of African history during his short and unhappy lifetime.

by John Henrik Clarke (1961)
(John Henrik Clarke was United Nations Correspondent on African Affairs, World Mutual Exchange, and International News Features.)


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Sunday, October 10, 2010

HEROS (KONGOLAIS) MECONNUS DE LA SECONDE GUERRE MONDIALE


HEROS (KONGOLAIS) MECONNUS DE LA SECONDE GUERRE MONDIALE

 Edition imprimée — juin 2007 — Pages 34 et 35

By Anicet Mobe Fansiama
 

« Sur ces mains, je vous apporte tout ce que nous sommes, tout ce que nous pouvons . »C’est ainsi qu’Albert De Vleeschauwer, ministre belge des colonies, s’adresse au premier ministre britannique Winston Churchill le 10 juillet 1940. Le « nous » en question désigne le Congo et non pas la Belgique, alors envahie par l’Allemagne et dont le gouvernement s’est exilé à Londres. Près de 85 % des ressources dont ce gouvernement disposa pendant la guerre lui viendront de son joyau colonial. « D’une manière générale, le poids de la Belgique dans la guerre a été largement le poids du Congo », commente l’historien Jean Stengers, et de ses immenses ressources minières. Pourtant, le rôle stratégique de ce pays d’Afrique centrale durant la seconde guerre mondiale demeure largement occulté. Ce silence paraît d’autant plus injustifié que les conditions d’engagement du Congo aux côtés des alliés vont durablement influencer son histoire après 1945.
L’implication de la colonie dans le conflit est multiple. Malgré les réticences du roi Léopold III, attaché au principe de neutralité, plusieurs accords commerciaux et financiers sont conclus avec le Royaume-Uni entre le 21 janvier 1941 et octobre 1944 . L’accord britanno-belge du 21 janvier 1941 consacre même l’inclusion du Congo et du Ruanda-Urundi dans la zone sterling. « Avec celui du 5 octobre 1944, estime Stengers, on peut affirmer que le franc belge s’est aligné sur le franc congolais . » Sur le terrain, les troupes congolaises se battent en Abyssinie (Ethiopie), où elles remportent de nombreuses victoires sur les Italiens : Assossa (11 mars 1941), Gambela (23 mars 1941), Saïo (3 juillet 1941). Elles font quinze mille prisonniers, dont neuf généraux. Après la capitulation italienne, la Force publique – nom donné à l’armée du Congo – mobilise treize mille soldats et civils afin de combattre en Afrique de l’Ouest contre certaines colonies françaises demeurées fidèles à Vichy. Une partie du corps expéditionnaire déployé en Afrique de l’Ouest est convoyée au Proche-Orient ; les premiers contingents arrivent, le 18 avril 1943, à Suez ; une brigade est déployée en Palestine. Une antenne médicale, composée de trois cent cinquante soldats congolais encadrés par vingt officiers européens, se distingue en Abyssinie et en Somalie (1941), à Madagascar (1942), aux Indes et en Birmanie (1943-1945).
Le Congo est aussi le point de passage des troupes alliées : un camp militaire britannique est installé à Kalemie, près du lac Tanganyika, afin d’organiser les convois vers le Kenya. En 1942, une garnison américaine s’établit à Léopoldville (Kinshasa), près de l’aérodrome de Ndolo, afin d’acheminer du matériel et du carburant au Proche-Orient.
Mais, pendant que les soldats congolais combattent pour préserver les intérêts commerciaux, économiques et industriels belges, l’ordre colonial mobilise de redoutables forces de répression afin de mater les populations locales contestataires. Travaillant dans des conditions très difficiles, les civils sont durement réquisitionnés pour des travaux agricoles, industriels et aussi pour le portage du matériel militaire (Le portage est une forme de travail forcé particulièrement meurtrière qui oblige les victimes à transporter, sur de longues distances et dans des conditions très pénibles, des charges pourvant aller jusqu’à quarante kilos. Cf. Nadège Paquier et Diane Tiedemann, « La colonisation du Congo » (PDF), gymnase Auguste-Piccard, 2006.) . Ils jouent ainsi un rôle stratégique. Le 4 décembre 1941, les ouvriers noirs de l’Union minière du Haut-Katanga déclenchent un mouvement de revendications salariales. Les autorités répliquent : une fusillade fait soixante victimes. Deux mois plus tôt, la grève du personnel européen, le 13 octobre, n’avait pas été réprimée. Le colonisateur crée alors des colonies agricoles pour relégués dangereux à Ekafera (province de l’Equateur) et à Punia (province de Maniema). En 1945, le Congo belge compte plus de cinq mille relégués dont plus de trois mille pour des motifs politiques.
A l’issue du conflit, la Belgique se rend à l’évidence : par son sang versé au champ d’honneur, par son ardeur au travail et ses innombrables sacrifices, le peuple congolais a permis à la métropole de se compter parmi les vainqueurs. Bruxelles évalue forfaitairement à 4 milliards de francs belges de l’époque (750 millions d’euros) la « dette de guerre ». Ainsi sont créés en 1947, l’Institut pour la recherche scientifique en Afrique centrale et le Fonds du bien-être indigène (FBI). Le gouverneur général Pierre Ryckmans critique sévèrement les orientations du FBI qui ne permettent pas le développement économique et social du Congo.
C’est au cœur de ces multiples contradictions que s’aiguise la conscience politique des Congolais et des Africains, ouvrant la voie aux indépendances à partir de 1957-1958. Abasourdis par l’ampleur de la débâcle des armées belge et françaises, impressionnés par les secours – militaires, économiques et financier – qu’ils apportent aux métropoles afin qu’elles se relèvent, les Africains puisent dans les événements la détermination de se libérer du joug colonial. Il est significatif que certains anciens combattants congolais jouent un rôle de premier plan peu avant et après l’indépendance en 1960 : Gaston Diomi, Pierre Canon et Victor Lindula, assistants médicaux, qui ont servi en Birmanie, sont élus bourgmestres (maires) à la fin des années 1950, respectivement à Ngiri-Ngiri et à Lingwala (Saint-Jean), à Léopoldville et à Jadotville (Likasi). En 1958, Gaston Diomi participe à la conférence panafricaine d’Accra (Ghana), en compagnie de Patrice Lumumba et de Joseph Ngalula. En 1960, il est élu vice-président du gouvernement provincial de Léopoldville. Tel est le cas aussi de Louis Bobozo, d’Eugène Ebeya et de Norbert Muke-Masuku, qui, après avoir combattu en Abyssinie, servent dans l’armée nationale congolaise après l’indépendance.
Les manuels d’enseignement traitent peu de l’engagement du Congo dans la seconde guerre mondiale et de l’influence que cette implication a eu sur l’émancipation de ses habitants. En outre, la combativité des troupes africaines n’y est évoquée qu’à travers les qualités de leurs officiers européens, reflétant la culture de ségrégation qui gangrenait la Force publique. On minimise aussi l’effort de guerre consistant en souscriptions volontaires au Congo (comme dans certaines colonies françaises), après juin 1943. Au Congo, de telles initiatives ont fleuri dans les paroisses catholiques de Léopoldville. Les sommes collectées ont atteint un montant de 70 000 francs belges (environ 13 000 euros), comme aide aux sinistrés de Belgique.
Dès 1943, le gouverneur général Ryckmans déclare devant le Conseil du gouvernement : « Comme nous, les indigènes ont travaillé pour la guerre. Ils en ont souffert plus que nous. Le solde est une créance sur l’avenir à laquelle la Belgique devra faire honneur. » Pourtant, jamais les transferts de fonds de Bruxelles vers Kinshasa n’ont été à la hauteur de la dette contractée. Et la contribution du Congo à la victoire des alliés comme la bravoure de ses soldats demeurent encore trop méconnues du grand public.


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Friday, October 8, 2010

LE RAPPORT DU HCDH SUR LES CRIMES COMMIS EN RDC DE 1993 A 2003

Par Freddy N. Monanga 
Mise ligne vendredi 8 octobre 2010


Les réactions face au rapport du Haut Commissariat aux Droit de l’homme de l’ONU (HCDH) sur les crimes en RDC, et les autres pays de la région des grands lacs de 1993 à 2003 ont été multiples.
Mais la plus attendue était celle du gouvernement Congolais car c’est en RD Congo qu’il y a eu le grand nombre de crimes et massacres considérés par le rapport comme les plus graves violations des droits de l’Homme. Surprise, surprise, les autorités Congolaises réagissent très timidement, pour ne pas dire qu’ils réagissent en silence.
Comment expliquer qu’un gouvernement qui se dit « responsable » et « patriotique » puisse réagir de la sorte a propos d’un rapport des Nations Unies sur des massacres perpétués sur son territoire : massacres des nationaux et des étrangers qui étaient censés être sous la protection du dit pays, c'est-à-dire la RDC?

Les Congolais du monde entier n’en reviennent pas. Cela ressemble a un début de cauchemar pour tout les Congolais qui ont été victime dans leur chair de ces massacres et crimes odieux : les orphelins, les veufs, les veuves, les femmes violées, les enfants violés, les traumatisés, etc.

Mais à New York, au siège même des Nations Unies, l’ambassadeur de la RDC auprès de l’ONU fait son travail de diplomate pour la premier fois depuis……..Il a bien compris que toute la planète ne comprend plus rien. Ces propres compatriotes sont dans l’étonnement, la bouche grandement ouverte.
Voici sa réaction suite à la publication du rapport du HCDH: « Les victimes congolaises méritent justice. Elles méritent que leurs voix soient entendues. Pendant longtemps celles-ci furent étouffées. J’espère sincèrement que cette fois-ci, elles le seront, non seulement par nous leurs dirigeants, mais également par la communauté internationale dans son ensemble. Comme tous les congolais, je souhaite vivement cette justice pour tous ces crimes et je n’épargnerais aucun effort afin d’apporter ma modeste contribution aux efforts de reconstruction de mon pays sur la base du respect de la Loi. Je puis vous assurer que le Gouvernement congolais s’est déjà fermement engagé dans cette voie ».

Cet ambassadeur, son excellentissime Monsieur Ileka Atoki, aurait du se taire ou alors réagir silencieusement c'est-à-dire se taire.
A-t-il effacé de sa mémoire le fait que récemment, Kinshasa a eu à militer à côté du Rwanda et d’autres pays de la sous-région pour que le rapport du HCDH ne soit pas publié sous une forme se rapprochant de la version dont le journal Le Monde avait commenté les extraits ?

Combien de fois cet Ambassadeur auprès de l’ONU a-t-il introduit une demande officielle pour que les Nations Unies puissent se pencher sur tout les crimes et massacres commis en RDC ?
Combien de conférences de presse a-t-il organisé afin de sensibiliser la planète sur les atrocités que vivent ses frères et sœurs Congolais en RDC ?
Est-il présent a chaque fois qu’il y a une importante rencontre quelques parts aux USA, à New York, sur les crimes odieux commis dans la région des grands lacs ?
La RD Congo est-elle visible et audible dans les débats à l’ONU lorsqu’il s’agit des crimes commis en RDC ?

Il n’est pas nécessaire d’avoir la sagesse du roi Salomon pour comprendre la réaction du pouvoir de Kinshasa.
En effet, le pouvoir de Kinshasa est profondément et sérieusement impliqué par ce rapport qui contient des révélations très édifiantes sur ce qui s’est passé en RDC entre 1993 et 2003. Il s’agit essentiellement d’un bilan des guerres qui se sont déroulées de manière répétitive en RDC et dans les autres pays de la région des Grands lacs.
La lecture sommaire de ce bilan indique qu’il s’est commis dans cette région d’Afrique, et particulièrement au Congo, des massacres et des crimes considérés comme les plus graves violations des droits de l’Homme.
Des millions de Congolais et des centaines de milliers de Hutu Rwandais ont péri dans ces guerres successives. Le rapport du HCDH précise aussi que des exactions ont été commises sur des populations civiles par des soldats sur instruction de leur hiérarchie militaire et civile.

Un Tribunal Pénal International pour la RDC est de nouveau d’actualité grâce à ce rapport du HCDH. Et oui, seulement d’actualité car avec tout ses millions de mort, le cas RD Congo est toujours classé dans les tiroirs des archives des décideurs de ce monde. Fallait-il un Nième rapport-document sur les massacres et violences commis en RDC pour que l’on puisse évoquer la création d’une juridiction spéciale (TPI) afin de juger les criminels ? Alors que l’odeur nauséabonde des cadavres de millions de Congolais et Congolaises massacrés injustement continuent à polluer l’air dans la région des grands lacs.
Les morts Congolais et les victimes Congolaises ne comptent pas, même pour les gouvernants actuels de Kinshasa.

En Mai dernier, le gouvernement de la RDC par la voix de son ministre de la justice et droits humains, son excellentissime Monsieur Luzolo Bambi Lessa Emmanuel-Janvier avait taxé la démarche de la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC) de dépassé.
Mais de quelle démarche s’agit-il ?
Cette année, la Nouvelle Société Civile du Congo avait initié une pétition pour réclamer un Tribunal Pénal International pour la RDC. Elle avait prit fin en Aout.
Mais le gouvernement de Kinshasa n’est pas favorable à un TPI pour les crimes commis en RDC. Les gouvernants « Kinois » (vous avez dit Kinois????) préfèrent que les crimes commis en RDC soient examinés et jugés auprès de la CPI.
Certains diront : Mais voila une preuve que le gouvernement de Kinshasa a le souci de voir les criminels derrière les barreaux. (Mon œil)
Grattons un peu derrière la démarche du gouvernement de Kinshasa, que constatons-nous ? La CPI existe depuis 2002 et selon le statut de Rome qui régit la CPI, elle ne peut être saisie que des crimes commis à partir de 2002 (Année et date de sa création). Par contre, avec une juridiction spéciale, un TPI, tous les auteurs des crimes en RDC depuis 1993 jusqu'à nos jours seront poursuivis.

La grande majorité du personnel de ce gouvernement de Kinshasa a eu à jouer un rôle dans ces crimes odieux commis en RDC depuis 1993 à nos jours. Ils étaient et ils sont des APR, des FPR, des AFDL, des RCD, des CNDP, des PPRD etc.…
Alors, comprenez pourquoi, Kinshasa ne peut pas accepter ce rapport ni l’appuyer.

Et surtout, il y a le fait que la Cour Pénale Internationale via son bureau du procureur (le procureur Luis Moreno-Ocampo) et les gouvernants de Kinshasa ont eu à développer une sorte de relation amoureuse depuis le Sénateur Congolais Jean-Pierre Bemba « réside » dans une cellule de cette Cour Pénale Internationale. En effet, Le Sénateur Jean-Pierre Bemba aurait-été le véritable vainqueur des élections présidentielles de 2006 en RDC (selon certaines indiscrétions). Le trouvant extrêmement gênant, les gouvernants de Kinshasa se sont amourache avec les administrateurs de la CPI dans le but de juger JP Bemba pour crimes contre l’humanité commis en République Centrafricaine par ces militaires qui étaient sous le commandement des sous-officiers et officiers Centrafricains.
Le dossier étant vide, la CPI joue avec les termes juridiques pour faire moisir dans ses prisons le présidentiable Congolais JP Bemba, et cela depuis 2008.
Chose étonnante, Kinshasa ne se bat pas pour son Sénateur qui jouit de la présomption d’innocence.
Mais la Vérité est tellement têtue qu’un jour elle sortira en force, mettant en débandades tout ces tueurs. Elle est déjà sur le chemin de faire éruption aux yeux de toute la planète. Pour cela, il serait bon que les Kongolais de partout puissent faire une pression constante sur les différents gouvernants de la planète afin que tout les criminels soient punit sans exception aucune.

Dans tout les cas de figure, ce rapport du Haut Commissariat aux Droit de l’homme de l’ONU sur les crimes commis en RDC de 1993 à 2003 n’a pas encore fini de faire parler de lui-même. Nous ne sommes qu’au début  du commencement…
Paix dans vos maisons!

P.S. Comment comprendre et expliquer qu’un ministre des droits humains et de la justice d’un pays puisse-t-il avoir une position qui consiste à vouloir qu’une partie seulement des crimes commis sur ses compatriotes soient jugés ?
Mais Comment comprendre et expliquer cela ?
Est-il originaire de ce pays en question ?
Ou alors c’est un traitre, lui et tout son gouvernement au nom duquel il parlait ?


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Sunday, August 8, 2010

MONGO BETI (in english)

Born in Cameroon, Mongo Beti (1932-2001), was a novelist, essayist, committed teacher, bookseller and publisher, is one of the greatest writers in Africa. He wrote in one of his books (Africains si vous parliez that means "Africans if you were talking"):
"Whatever your Third World theorists say, President of the French Republic, no matter what the anthropologists from another age who gather about you and ensure you that they will deliver you the black soul naked, a disinherited people can not convert its present or conquer his future without raising his voice and even hit his fist on the table.
In the dispositions of the Elysee Palace towards Africa, nothing has changed, it is always the same choice, in favor of dictators against the people. The political hopes of our peoples have been most often betrayed or mystified.
The Franco-African powers therefore create the vacuum, organize the morose silence and the encounter with some individuals, some groups, some classes, some ethnics groups, never their dialogue and interpenetration, in a word the obscurantism. Crushed by the cultural institutions whose fate is to alienate us, we intend to create a literature that is the true expression of our collective ego.



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MONGO BETI (in french)

Né au Cameroun, Mongo Béti (1932-2001), romancier renommé, essayiste engagé, enseignant, libraire et éditeur, fait partie des plus grands écrivains africains. Il écrivait dans l’un de ses livres (« Africains si vous parliez ») :
« Quoi qu’en disent les radotages de vos théoriciens tiers-mondistes, Monsieur le Président de la République française, quoi qu’en disent les ethnologues d’un autre âge qui s’empressent autour de vous et assurent vous livrer l’âme noire toute nue, un peuple déshérité ne saurait transformer son présent ni conquérir son avenir sans élever la voix et même frapper du poing sur la table.
Dans les dispositions de l’Élysée à l’égard de l’Afrique, rien n’a changé ; c’est toujours le même choix, en faveur des dictateurs, contre les peuples. Les espérances politiques de nos peuples ont été le plus souvent soit trahies, soit mystifiées.
Les pouvoirs franco-africains organisent donc le vide, le silence morose, le côtoiement des individus, des groupes, des catégories, des ethnies, jamais leur dialogue et leur interpénétration, en un mot l’obscurantisme. Broyés par les institutions culturelles dont la fatalité est de nous aliéner, nous prétendons créer une littérature qui soit l’expression authentique de notre moi collectif.


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Tuesday, July 6, 2010

OPPOSITION AFRICAINE: UN CUMUL D'INCOMPREHENSIONS.

(Publié la premiere fois en 2005)

La réalité politique était probablement bien plus simple il y a encore quelques années sur le continent. C'était l'époque des tout puissants partis uniques regroupant d'office l'ensemble des citoyens. Mais avec le sommet de la Baule de Francois Mitterand et l'effondrement du mur de Berlin, une mutation de taille s'est produite en Afrique. Une nouvelle conception des rapports politiques au plan interne a fait jour, obligeant la plupart des Etats Africains à copier le schéma en vigueur des démocraties libérales. Désormais,face au parti au pouvoir, se positionnent des partis d'opposition.

Cette bipolarisation du jeu politique est considérée comme une condition, voire une caractéristique de la démocratie moderne.

Une dizaine d'années après ce vent de renouveau, le processus de démocratisation poursuit son chemin, assez péniblement souvent. L'opposition africaine reste une équation non résolue par la classe politique dans son ensemble. Pour les régimes en place, elle est au mieux un élément du décor, sinon un ennemi à abattre.

Dans tous les cas, les partis d'opposition sont à détruire, la différence ne résidant que dans le procédé. Les plus primitifs des tenants du pouvoir ont systématiquement recours aux méthodes fortes et brutales. Avec eux, les leaders de l'opposition ont vite fait de devenir de fidèles abonnés des prisons et autres lieux de privation de liberté. Le moindre avis qu'ils émettent sur la gestion des affaires publiques tombe sous le délit moyenâgeux d'offense au chef de l'Etat. S'en suit, assez logiquement, la déchéance des droits politiques.

Pris sous un tel éteignoir beaucoup d'opposants africains se résignent à emprunter la voie de l'exil. Les plus téméraires refusent cette forme d'abdication, optant délibérément de courir le risque de finir leur jour dans les geôles, ou, plus simplement dans un mystérieux accident. Heureusement, cette manière de venir à bout des opposants politiques est en train de perdre du terrain.

Les pressions multiples de la société civile et des bailleurs de fonds y sont certainement pour quelque chose. Contraints de se montrer sous l'image de démocrates, les gouvernements africains ont troqué le bâton contre la carotte. Tous les moyens sont mis en branle pour constituer des gouvernements de large ouverture. Les opposants ou ceux qui se réclamaient tels acceptent de reconsidérer leurs positions moyennant des avantages matériels. Aux oubliettes les convictions, finis les discours dénonciateurs que l'on proférait à longueur de journée.

Le pouvoir, que l'on trouvait si mauvais il y a seulement quelques temps, devient soudainement si bon. Pas étonnant que ces nouveaux convertis poussent le ridicule à son summum en se montrant parfois plus royalistes que le roi. Les grands efforts qu'ils consentent pour justifier leur comportement ne sont que l'expression du malaise profond dans lequel ils se trouvent. Mais bien plus grave, est le reflet du degré de conscience que les oppositions africaines ont de leur utilité dans le bon fonctionnement des processus démocratiques.

S'il est établi que la vocation première d'un parti politique est la conquête du pouvoir d'Etat, il n'est pas moins vrai que les hommes politiques du continent font montre d'une précipitation déconcertante. Certes, il y a des exceptions dont la figure emblématique est aujourd'hui Abdoulaye Wade. Cet homme, à l'image de François Mittérand qui a passé près de la moitié de son existence dans l'opposition, a mené une bataille méthodique.

Les observateurs s'en sont aperçus, ses passages dans les gouvernements du président Abdou Diouf relevaient beaucoup plus du calcul et de la stratégie politiques que de la compromission. Le fait est dramatique et il faudrait même en pleurer. Bon nombre de partis d'opposition se créent sans aucun souci de participer à la vie démocratique. L'opposition africaine ignore royalement sa raison d'être.

La politique est un fonds de commerce qui ne sert qu'à engranger des intérêts bassement matériels. La léthargie dans laquelle retombe un grand nombre de partis après les campagnes électorales donne à méditer. Les populations africaines doivent revendiquer un droit de regard sur l'usage fait par les partis politiques des fonds publics qui leur sont alloués. Il y a du tout dans l'arène politique de la pauvre Afrique : des hommes de vertus, et surtout des hommes de moralité douteuse.

Le bon sens recommande que l'on soit prudent face au modèle de démocratie à parti unique prôné par l'Ouganda de Yoweri Museveni. Il est cependant pertinent de penser à mettre un bémol à la prolifération des partis politiques. En aucun cas, il n'y aura pas 36 000 manières de faire le bonheur d'un peuple ; et même en admettant cette éventualité, il n'y aura pas 36 000 programmes.

La classe politique doit penser à redorer son blason qui est plus que terni. Le pouvoir doit cesser de créer des partis dits d'opposition dans le but de biaiser le jeu démocratique. Les autres, ceux qui se réclament vrais opposants, doivent cesser, quant à eux, de s'adonner à la politique du tube digestif.

Il faut croire que le Burkina est sur la bonne voie avec la consécration au plan législatif du statut de l'opposition. Si le texte n'est pas vidé de son esprit, c'est la preuve que l'opposition est en passe d'accéder à une reconnaissance. Pour donner tout son lustre au jeu démocratique, il faut que coexistent un pouvoir qui gouverne et une opposition qui contrôle et critique. Tant que les civils ne s'efforceront pas de respecter ce schéma, le pouvoir sera dans la rue avec son cortège d'anarchie. Ce prétexte sera alors tout trouvé pour les militaires qui n'hésiteront pas à donner un coup de balai, à leur manière.

Freddy Monanga Nsambi Jr. Les Editions Le Pays - 2005

Saturday, June 26, 2010

La RDCongo n'est pas independante.



La RD Congo n’est pas du tout indépendante. Après la longue période de la traite négrière (presque 5 siècles) et la période de l’occupation-exploitation (la colonisation) la RDC ne fut réellement indépendante que du 22 mai 1960 (Victoire de Lumumba aux Elections) au 17 Janvier 1961 (Assassinat de Lumumba). Avec un budget national financé en grande partie par l’étranger, des élections présidentielles, législatives financées, organisées et gérée a 100% par l’étranger. Ne savons nous pas que les états n’ont pas d’amis mais que des intérêts. Une armée et une police fiancées par l’étranger et des ambassadeurs de certains pays étrangers accrédités en RD Congo qui se permettent de donner des ordres à des officiels Congolais de haut rang. Une gestion quotidienne du pays réellement gérée par l’étranger et contrôlé a la loupe par l’étranger. Et vous osez commémorer l’indépendance en RD Congo. Kimpa Vita, Simon Kimbagu, Patrice Lumumba, Mpolo, Bamba et tout les inconnus Patriotes-Nationalistes qui ont eu à verser leur sang pour le bien être des Congolais et des Africains doivent se retourner et re-retourner dans leurs tombes.
Ceci est valable pour toute l’Afrique noire. Aucun pays d’Afrique noire n’est actuellement indépendant et c’est vraiment se moquer du peuple Africain que de commémorer et célébrer ces soit disant indépendances. Les jours durant lesquels les états d’Afrique noire seront indépendants, seront des jours reconnaissables par le fait que les politiciens Africains devront leurs positions aux peuples et ils seront dans l’obligation de rendre des comptes aux peuples Africains afin de justifier leurs élections. Pour arriver à ces jours en questions, il faut à l’Afrique une révolution totale comme celle des Français qui débuta le 14 Juillet 1789 (1789-1799) ou alors une vrai guerre d’indépendance comme celles des Etats-Unis d’Amérique vis-à-vis du Royaume d’Angleterre du 4 juillet 1776 et conclut par le traite de Paris de 1783.
D’ici là, il serait préférable de ne plus parler ni célébrer les indépendances des états d’Afrique noire ; par honnêteté intellectuelle.
Freddy N. Monanga