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Tuesday, December 22, 2015

JUIN 2007: LORSQUE JOSEPH KABILA PROMETTAIT DE NE PAS TOUCHER A LA CONSTITUTION


La photos ci-dessous est de la page d'une interview accordée à Jeune Afrique en 2007 par le président Congolais Jospeh Kabila aka Hypolithe Kanambe. Elle fut publiée sur le site internet de Jeune Afrique le Mardi 12 Juin 2007. Dans l'interview, il donne sa parole d'honneur et sa parole d'officier militaire qu'il ne touchera pas à la limitation de deux mandatsprésidentiels consacrée par la constitution de la RDCongo. Aujourd'hui, huit ans après, que vaut sa parole?

Il nous reste qu’à observer le cours des événements.
Paix dans vos maisons.

Freddy Monanga pour Code243 NEWS


Jeune Afrique du Mardi 12 Juin 2007

Thursday, July 30, 2015

LE CHARNIER DE MALUKU: KIMBUNTA, BOSHAB ET LA M.P. SONT DES MENTEURS ET DES TUEURS


A propos des fosses communes decouvert dans la banlieue Est de Kinshasa, Freddy Monanga de Code243 TV News a une conversation avec un ancien gouverneur de la ville de Kinshasa a savoir Paul-Henri Kabayidi Wa Kabayidi. Ce dernier contredit, infirme, la version du gouvernement de la RDC: Les fosses communes ne sont pas une pratique du gouvernorat de la ville de Kinshasa pour enterrer les indigents et les morts nes.




Monday, June 10, 2013

LA RDC N'EST PAS LA CAPITALE MONDIALE DU VIOL.

Article de Freddy Monanga


Dans la grande République Démocratique du Congo (RDC) les femmes Kongolaises ne sont pas violées. C’est une très grave désinformation que d’affirmer le contraire ainsi que de confirmer que la RDC est devenu la capitale mondiale du viol. Le fait d’affirmer haut et fort que dans toute la partie Est de cette république des démocrates les Kongolaises sont violées, est un mensonge intelligent et en même temps cynique : La réalité n’est pas toujours la Vérité. En confirmant cette réalité du terrain qui n’est pas la Vérité, ce mensonge déguisé qui sort des laboratoires des ennemis des Kongolais, le commun des mortels transforme les Kongolais en violeurs. Et par ricochet, la tragédie Kongolaise se transforme en un problème Kongolo-Kongolais. Ainsi Paul Kagame, Museveni et consorts seraient blanchis.
Loin de la cher Lecteur !
Ce qui se passe en RDC est beaucoup plus macabres, beaucoup plus barbares et plus tragique que des simples viols de Kongolaises. Tout simplement parce que ceux qui commettent ces actes monstrueux sur les Kongolaises ne le font pas dans le but d’assouvir leur pulsion sexuelle. Ils n’ont pas non plus des déviations sexuelles telles que la biastophilie, l’agoraphilie ou l’agrexophilie. Nous savons aussi qu’ils ne le font pas pour satisfaire les malades tels que des pictophiles, les pédophiles, les sadiques, les scopophiles et autres, par des productions pornographiques qui alimenteraient le réseau underground en Europe, en Asie et aux Amériques.
Ce qui se passe en RDC devrait avoir une autre qualification que le viol.
Nous voulons préciser une chose : selon l’éminent docteur Mukwege Denis, que l'on ne présente plus, la quasi totalité des ses patientes (jusqu’au moment ou nous écrivons ces quelques lignes) sont victimes des RWANDOPHONES en arme. Par Rwandophones en armes il s’agit :
  • Des miliciens « Tutsis » connu sous le nom de « banyamulenge » et « banyabwisha »,
  • Des miliciens « hutus » qui exploitent les minerais et autres richesses du sol et du sous-sol de la RDC,
  • De l’opposition armée au régime en place à Kigali composé principalement de Hutus installé dans les forets et les montagnes de l’est de la RDC,
  • De l’opposition armée au régime en place a Bujumbura composée principalement de Hutus installés dans les forets et les montagnes de la RDC,
  • De l’armée régulière de la république du Rwanda et quelque fois du Burundi. Les Ugandais n’y participeraient plus depuis des années,
  • Des faux Mai Mai, qui sont en réalités des Hutus manipulés par le régime en place à Kigali,
  • Des éléments des Forces Armées de la République Démocratique du Congo issus des brassages, intégrations, mixages, infiltrations et introductions des Rwandophones Banyamulenge anciens du RCD, puis du CNDP, puis du M23 aussi. Ces derniers n’acceptent pas d’être envoyés dans les autres régions militaires. Des qu’ils reçoivent l’ordre d’aller en dehors du Nord et Sud Kivu, ils créent une rébellion.
Nous disions donc qu’en RDC, les Kongolaises ne sont pas violees parce que la VERITE est 1000 fois plus monstrueuse.


Des hommes Rwandophones en armes envahissent un village (souvent un gisement minier se trouve sous le village ou à proximité). Toujours en publique et toujours en présence des proches (grands-parents, parents, époux, frères et sœurs, oncles, tantes, voisins, neveux, etc.…) les Kongolaises sont abusées sexuellement par plusieurs hommes. Des qu’ils ont tous fini leur sale besogne (ils n’éjaculent pas tous, car ce n’est pas le but), ils mutilent les Kongolaises en détruisant leurs appareil génital avec un poignard, un sabre, une branche d’arbre ou autres Object tranchants. Il y en a qui vont même jusqu'à tirer un coup de feu dans le vagin des Kongolaises.

Dans certains cas, Le calvaire des Kongolaises ne s’arrêtent pas la. Ensuite, ils suspendent en l’air les Kongolaises en les attachant aux poignets, pendant des heures. Lorsqu’elles sont relâchées, elles ne pourront plus jamais utiliser leurs mains parce que le sang n’y a pas circulé pendant plusieurs heures.
Dans autres cas, avant de mutiler les Kongolaises, ces montres obligent un membre ou des membres de la famille males à avoir un rapport sexuel avec celles qu’ils ont déjà abusées  a plusieurs. Aux moindres signes de contestation ou de défense de la Kongolaise, le Kongolais est abattu froidement sans sommation et toujours en présence des siens. Puis le corps de ce Kongolais est découpe a la machette dans le but terroriser les autres pour qu’ils s’exécutent.
Ces hommes  en armes font subir la même chose aux Kongolaises qu’ils rencontrent sur les chemins d’entre deux villages ou sur les chemins menant aux champs. Ils attendent patiemment dans la brousse et des qu’ils aperçoivent un groupe de paysans, un groupe d’enfants qui vont ou reviennent de l’école, ils surgissent sur le chemin. Et la suite c’est une barbarie sur les Kongolaises que même les animaux les plus sauvages sont incapables de faire.

Lorsque la pseudo « rébellion » RCD-Goma gérée une grande partie de l’Est de la RDC, des centaines de Kongolaises dans plusieurs villages du Nord Kivu, du Sud Kivu, de l’Ituni, d’une partie du Haut-Uélé, d’une partie de la Tshopo, d’une partie du Sankuru, de la Tanganyika et du Maniema ont été enterrées vivantes  dans des fosses communes.
Les hommes qui résistent ou qui tentent de défendre les femmes subissent le sort de la viande chez le boucher. C'est-à-dire, après avoir été crible de balles aux jambes, ils sont achevés avec un coup de marteau à la tête, puis découpés en petits morceau à la machette.  Comme d’habitudes, ces monstres humains obligent les proches à assister à cette scène. Les gisements miniers ne sont jamais loin.

Depuis 2009, Refugee Law Project s, une ONG Britannique installée en Uganda s’est spécialisée dans l’aide aux hommes violés dans l’Est de la RDC car 100% d'hommes violés ont besoin d’une assistance médicale particulière et bien appropriée. Selon cette ONG, un peu plus de 25% des hommes  Kongolais installé dans les camps de refugie en Uganda ont été victime d’abus sexuels de la part des Rwandophones en armes. 
Il y a des centaines de milliers de Kongolaises qui ont leurs entrailles déchirées, profanées et qui vivent un traumatisme qui n’a pas de nom parce qu’elles savent que leur bourreaux rodent toujours. A n’importe quel moment, à n’importe quels carrefours elles peuvent croiser ces montres humains qui sont capable de recommencer leurs sales besognes de groupes.
Voici ce que raconte Eve Esnler en 2010, après avoir passe un séjour en RDC au cote de ces Kongolaises a l’hôpital de Panzi :
(...)Il ne serait jamais venu à l’esprit du Dr Mukwege d’abandonner son peuple au moment où il en avait le plus besoin. Il prit conscience pour la première fois de l’épidémie de viols en 1996.

 « Je voyais des femmes qui avaient été violées d’une façon incroyablement barbare », se rappelle-t-il. « D’abord, les femmes étaient violées devant leurs enfants, leur mari et leurs voisins. Ensuite, les viols étaient commis par plusieurs hommes en même temps. Et puis, non seulement les femmes étaient violées, mais on mutilait leur vagin avec des fusils et des bâtons. Ces cas nous montrent que le sexe était utilisé comme une arme bon marché. « Lorsqu’un viol est commis devant votre famille », poursuit-il, « cela détruit tout le monde. J’ai vu des hommes souffrir car ils avaient vu leur femme se faire violer ; ils n’ont plus aucune stabilité mentale. La situation des enfants est encore pire. La plupart du temps, lorsqu’une femme subit autant de violences, elle n’est plus capable d’enfanter. Il est clair que ces viols ne sont pas commis pour satisfaire une quelconque pulsion sexuelle mais pour détruire les âmes. La famille et la communauté entières sont détruites. »

(…)Lorsque débute la conversation, Nadine semble totalement dissociée de son environnement – absente. « J’ai 29 ans », commence-t-elle. « Je viens du village de Nindja. Habituellement, la région n’était pas sûre. Nous passions de nombreuses nuits à nous cacher dans le bush. Les soldats nous y ont trouvés. Ils ont tué notre chef de village et ses enfants. Nous étions 50 femmes. J’étais avec mes 3 enfants et mon frère aîné ; ils lui ont ordonné d’avoir des relations avec moi. Il a refusé, alors ils l’ont tué en le décapitant. » Le corps de Nadine tremble. J’ai peine à croire que ces paroles viennent d’une femme qui est encore en vie, qui respire. Elle me dit qu’un des soldats l’a forcée à boire son urine et à manger ses excréments, que les soldats ont tué 10 de ses amis et ont ensuite massacré ses enfants : ses 2 garçons de 4 et 2 ans et sa fille d’1 an. « Ils ont jeté le corps de mon bébé sur le sol comme un vulgaire détritus », raconte Nadine. « L’un après l’autre, ils m’ont violée. Mon vagin et mon anus ont été déchirés. » Nadine se cramponne à ma main comme si elle se noyait dans un tsunami de souvenirs. Même si elle est anéantie, il est clair qu’elle a besoin de raconter cette histoire, elle a besoin que j’écoute ce qu’elle a à dire. Elle ferme les yeux et dit quelque chose que j’ai peine à entendre. « Un des soldats a ouvert une femme enceinte », raconte-t-elle. « C’était un bébé à terme et  ils l’ont tué. Ils l’ont fait cuire et nous ont forcées à le manger. »

(…)Le Dr. Mukwege me dit : « Je n’ai jamais vu autant de dévastation. Elle n’avait tout simplement plus de colon, ni de vessie, ni de vagin, ni de rectum. Elle avait perdu l’esprit. J’étais persuadé qu’elle ne s’en sortirait pas. J’ai reconstruit sa vessie. Parfois, vous ne savez même pas où vous allez. Il n’y a pas de boussole. Je l’ai opérée 6 fois, puis je l’ai fait transférer en Éthiopie pour qu’ils guérissent son problème d’incontinence, ce qu’ils ont fait. »


(…)J’interroge le docteur à propos du dirigeant congolais Joseph Kabila, qui, pour la première fois en 46 ans, est devenu en novembre 2006 le premier président du Congo élu démocratiquement et qui a promis d’être « l’artisan de la paix ». Les choses se sont-elles améliorées ?
Le Dr. Mukwege soupire. « Kabila », me dit-il, « n’a rien fait. Ici, à l’Est, les combats n’ont pas cessé. En 2004, j’ai reçu des menaces de mort ; je recevais des appels téléphoniques me demandant d’arrêter mon travail, sans quoi je mourrai. Les appels ont cessé, mais la situation est toujours très dangereuse. « Des membres de la communauté internationale viennent ici en visite », poursuit-il. « Ils mangent des sandwiches en pleurant, mais ils ne reviennent pas pour aider. Même le président Kabila n’a jamais mis les pieds ici. Sa femme est venue. Elle a pleuré, mais n’a rien fait. »

(...) « Je les remets sur pied et les renvoie chez elles », dit-il, « mais il n’y a aucune garantie qu’elles ne subissent pas un nouveau viol. Dans plusieurs cas, des femmes sont revenues ici une deuxième fois, dans un état encore pire que la première. »

Plus haut, nous avons eu a citer les faux Mai Mai. Pourquoi faux ? Parce que les Mai Mai Kongolais (les vrais) ne peuvent pas violer ou  abuser sexuellement, ni voler les biens d’autrui. Le Mai Mai prend un breuvage ou s'en asperger. Selon leur croyances spirituelle, le résultat est l'invulnérabilité aux balles et aux armes blanches. Les balles coulent le long du corps comme de l'eau car Mai c’est l’eau en Swahili, d'où le nom. Mais pour que cela marches il y a une condition sine qua non, celle de ne pas coucher avec une femme et pire encore une femme d’autrui. Comme dans toutes les pratiques mystique-spirituelles propres aux Bantous, la réussite est conditionnée par l’abstinence et pas de contact physique avec une femme qui a ses menstruations. Les consequences du non respect de ses interdits sont horribles pour celui qui ne les observe pas.

En conclusions, nous pouvons affirmer qu’au vu de ces atrocités  et le fait que les gisements miniers soient toujours à  proximités, ces actes de barbaries sont effectivement une arme de guerre.  Nous sommes en présence d’un génocide, d’un holocauste avec utilisation des techniques rustiques d’extermination et de nettoyage des peuples d’une nation dans le but d’avoir la main mise sur les richesses du sous-sol et du sol des terres de cette nation.
Honte a la Communaute Internationale, la vrai, car elle assiste en silence a ce Genocide
Nous voulons juste vous rappeler une derniere chose: a chaque fois que vous utilisez votre cellphone-GSM, a chaque fois que vous allumez votre ordinateur, a chaque fois que vos enfants s'amusent avec leur jeux video, a chaque fois que vous portez vos bijoux en or ou en diamant, a chaque fois que vous prenez l'avion, a chaque fois que vous allumez votre ecran plat geant,..., et que vous ne posez jamais un acte (meme qui parait insignifiant) qui peut aider a mettre fin a cette tragedie, et bien vous vous faites complices. (article a distribuer)


Sur le meme sujet:
LES KONGOLAIS DE L'EST N'ONT PLUS JAMAIS CONNU LA PAIX DEPUIS 1996
HISTORIQUE DES PEUPLES DU KIVU ET GUERRE DE L'EST
LE M23: INSTRUMENT OU PARTENAIRE DES TROIS PRESIDENTS DE LA CPGL
UN ZAIROIS AMBASSADEUR DU RWANDA A PARIS


http://manuscritdepot.com/a.freddy-monanga.1.htm

Thursday, September 20, 2012

L'ORIGINE DE MUTUASHI, UN FAUX MYTHE DE LA CULTURE DU PEUPLE LUBA


La langue Tshiluba, comme toutes les langues de notre Kongo, a plusieurs variantes et accents. Ceci selon les zones géographiques, les catégories sociales etc. Nous allons essayer de voir les origines du mot «mutuashi» et la confusion sur son appartenance à la langue Tshiluba. Nous allons, pour cela, voir le sens des mots ayant entraîner ce phénomène.


Le verbe, mot ou terme Kusanda.
Dans le Tshiluba, du Katanga jusqu'au Kasaï, ce mot a 3 sens:

  1. Amener ou apporter quelque chose. Par exemple: «nsandila mayi a kunua» veut dire «amènes-moi de l'eau à boire» ou «nsandila tshibasa» veut dire «apportes-moi le banc». Ce mot, dans ce sens, est très peu utilisé de nos jours en tshiluba.
  2. Le terme qui désigne un petit vers de terre «kasanda».
  3. Le verbe «kusanda» qui signifie forniquer. Nous pensons qu'il faut parfois dire les choses clairement. Que ceux que le mot heurte nous excuse. Nous sommes obligés d'expliquer les choses crûment.

Le verbe «mutua» ou «ku mutua»
«Mutua» veut dire piques-le. «Kutua» veut dire piquer ou «ko tuba» en lingala.
Nous allons voir comment ces deux mots ont évolué pour aboutir à la création du mot «mutuashi». Mot qui est à consonance Luba, mais qui n'appartient pas à la langue Luba. Ceux qui connaissent le Tshiluba, savent qu'il existe un style de parler cette langue qui est pratiqué dans l'espace du Grand Kasaï. Ce parlé consiste à finir certains mots ou terme par la lettre «s» avec apostrophe. Par exemple «ngambila's» au lieu de ngambila » pour dire «dites-moi». Ou encore «katuka's» au lieu de «katuka» pour demander à quelqu'un de vider les lieux. Alors ceci appliqué au terme «mutua», qui veut dire piques-le, donne «mutua's».
Rochereau Tabu et Dr. Nico Kasanda

Nous arrivons dans les années 1965. Dr Nico Kasanda avec Rochereau Tabou sortent une chanson intitulée «bia ntondi Kasanda» (Kasanda, j'en ai marre). Et dans cette chanson ils font un jeu de mots lié au nom de «Kasanda», avec des sous entendus aussi... «bia kutondi mbinganyi ?» questionne une dame dans cette chanson. Et Nico de répondre «si malu a Kasanda». Et dans la chanson, il y a un cri de relance «mutua's, muendela's». Nous pourrons traduire par «piques-la, prends-là». mais il faut préciser le «muendela's» est un terme soft pour évoquer l'acte sexuel en Tshiluba.
Nous avons grandi avec ces jeux de mots que nos parents faisaient quand cette chanson était sorti. Mais nos compatriotes d'autres tribus, dans leur façon de comprendre, de prononcer «mutua's, muendela's» ont dérivé vers une formule qui se déclinait en «mutua'shi, muendela'shi». Aujourd'hui cette évolution abouti au terme «mutuashi». Nous voulions montrer que ce vocable est issu de trois conjonctions:
  1. le sens des mots utilisés;
  2. un style de la langue tshiluba;
  3. une déformation dans la prononciation.

Nous pouvons nous interroger, à juste titre, de ce «mutuashi» qui serait de la culture du Kasaï. Avant qu'on nous couronne des reines dans cette «discipline» du Kasaï, n'oublions pas qu'il y a eu des musiciens de cette contrée du pays qui ont chanté le folklore de leur patelin. Souvenons-nous de Maman Tshibola. Elle fut une prestation très remarquée à la Télé du Zaïre dans les années 1975. Elle chanta «mbadi muina mu mpata ya metu» et autres.
Kabasele Tshamala aka Grand Kalle

Il y a eu Kabasele Tshamala, Grand Kallé, avec «mpamba wa bitola» et «Mbombo mulengela» sans oublier le fameux «kamulangu»...dans les prestations de ces artistes, et d'autres encore avant le titre «bia ntondi Kasanda», on n'a jamais entendu dire qu'ils jouaient ou chantaient du «mutuashi». Si on dit que le «mutuashi», est un coup de rein, alors depuis quand le coup de rein de quelqu'un se transforme-t-il en une expression culturelle de toute une tribu ? Ngeleka Kandanda avait aussi un coup de rein ravageur...mais son coup de rein ne s'appelait pas «mutuashi». Pour encore être plus clair, le mot «mutuashi» n'existe pas en langue luba. Que celui qui en connait le sens nous le dise. Même la reine de la discipline. Dans les années 1970, l'oncle Jogo et l'orchestre Comet Mambo de Matadi sortirent un titre où ils chantaient «koba, koba, koba yandi ngolo, yandi kele mpangi na nge ve, koba yandi...». Quel remous cela fit! Et ils firent vite rappelés à l'ordre. Etait-ce de la culture yombe ? Certainement le Congo n'était pas encore aussi dépravé comme aujourd'hui.
Nos artistes ont , parfois, puisé leur inspiration dans notre folklore. Pour être plus clair, bon nombre d'entre nous connaissent la chanson «kasala» de Rochereau avec l'African Fiesta. Peut-on dire que cette chanson c'est vraiment le kasala tel qu'il est chanté chez les Baluba ? Absolument non. Rochereau chante un problème social. Mais il a intitulé sa chanson «kasala». Mais elle n'a rien à avoir ni avec le rythme, ni avec la profondeur du «kasala» tel qu'il est pratiqué au Kasaï. Dans cette chanson, Pascal Tabou Sinamoya Rochereau revient sur les cri «mutua's, muendela's» plusieurs fois. Si on écoute Maman Masengu «Touring» dans ce style, c'est autre chose. Cette dame était la dernière cantatrice de ce courant folklorique. Et ses talents lui valurent beaucoup de problèmes. Et pour cause? 
Lors d'une visite de notre guide de maréchal à Mbuji-Mayi, les propagandistes du régime allèrent chercher la brave dame pour louer le président fondateur. Ils ne s'étaient pas trompés. C'est dans de telles occasions que ces musiciens traditionnels prestaient leurs talents. Et Maman Masengu dans ses louanges au guide, elle en fut une qui ne plut pas aux gens de la Mopap (mobilisation et propagande du président Mobutu). En effet, elle chanta «Mobutu wetu wa badiadia nshima bimansha bitonga». Ce qui veut dire «notre Mobutu, issu des gens qui mangent la semoule et jettent les assiettes»...allusion aux chikwange. Mais les propagandistes kasaïens du régime se souvinrent d'une chose. Ils se souvinrent qu'il y a des Kasaïens qui tiennent nos compatriotes du fleuve pour inférieurs à cause du fait qu'ils mangent des chikwange. Et le lien était vite fait d'outrage et insulte au guide fondateur. La pauvre dame fut interdite de chanter définitivement...Ainsi allait le Congo (Zaïre) du maréchal Mobutu. Un dernier mot sur le kasala. Même les chansons du griot Kapia Mukenga ne sont pas de cette catégorie. Kapia était un poète.
En guise de conclusion, nous pouvons dire que le rythme « mutuashi » et tout ce qui va avec est une récupération artistique de l'inspiration de Dr Nico et du Seigneur Rochereau pour un business musical.
Danseuse de Mutuashi
Dans le folklore et la culture luba, il n'y a aucun rythme musical qui s'appelle «mutuashi». Qu'il y ait des reines dédiées à ce business, c'est normal. Et ceux qui continuent à croire à ce pseudo folklore luba, le font par ignorance. Le contenu qu'on en donne est contestable et discutable. Et ceux ou celles qui continuent à se tresser des couronnes de reine, ils le font par pur mercantilisme. Mais dans la culture luba, le «mutuashi» n'a jamais existé ni comme danse, ni comme rythme, ni encore moins comme vocable tshiluba. Il est juste question de rétablir une vérité culturelle dans l'esprit des gens. Et pour ce faire, il faut mettre de côté tous les ersatz musicaux qui tentent de s'agglutiner sur une tradition. Pour appuyer notre propos, nous avons accompagné nos écrits des chansons «bia ntondi Kasanda» de Nicolas Kasanda et «Kasala» de Pascal Tabou.


Claude Kangudie
Publié par Ndompey Nvita Nkanga Amun 

Sunday, May 22, 2011

LA RDC REIVENTE LES ELECTIONS EN 2006 ET 2011: DES ELECTIONS SANS LES RECENSEMENTS NI L'IDENDIFICATION DE SA POPULATION.

En rouge, les zones d'insecurite permanente depuis des annees.

La RD Congo organise ses elections de 2006 et 2011 sans n'avoir jamais recenser ni identifier sa population.
Par Freddy N. Monanga

«C’est très important qu’on organise ce recensement. On ne sait pas mettre un territoire en valeur si l’on ne connait pas le nombre des ses habitants, ses besoins, ce qu’ils produisent, les marchés d’évacuation des produits. Les statistiques permettent de connaître les richesses que génère le pays et, par voie de conséquence, les recettes que l’Etat doit attendre dans le cadre des impôts. Le pays devrait en faire une urgence pour son développement.»
Ce sont la les paroles du professeur Guillaume Muhindo, directeur de l’Institut Supérieur des Statiques (ISS) de Kinshasa, la capitale de la RD Congo. Le professeur Guillaume Muhindo a évalué à cent soixante-dix millions USD, le budget nécessaire pour organiser le recensement scientifique de la population Congolaise.
Il a fait ces déclarations en marge de la Journée Africaine des statistiques célébrée le jeudi 18 novembre 2010. Cette Journée illustre les accomplissements des statistiques dans la gestion du développement.

En RDC, plusieurs domaines manquent de données statistiques. Le dernier recensement scientifique de la population Kongolaise a été réalisé en 1984 juste avant les élections présidentielles de 1984. Ces élections durant lesquelles le feu Marechal Mobutu fut le candidat unique. C'est avec ces vieux et obsolètes chiffres de 1984 que les commissions electorales Kongolaises ont eu a faire des estimations et des projections statistiques de la population. A ces vieux chiffres de 1984 ils y ajoutent ceux de la période d’occupation (dite époque coloniale) afin de faire des estimations et projections plus ou moins correctes.
Chose étrange, les réserves ou concessions minières du Congo sont très bien répertoriées sur les cartes géologiques qui circulent dans les bureaux des haut cadres Kongolais, de la presidence, des ministeres et ambassades Kongolaises. Ces cartes sont mises à jour régulièrement. Nous pouvons aisement deduire que comme le peuple n’apporte rien aux acheteurs-pilleurs des matières premières et ne rapporte rien à leurs complices Kongolais, son recensement (celle de la population) scientifique souhaité ne figure pas en bonne position dans l’ordre des priorités du gouvernement actuel.

Les élections ne sont pas une panacée et ne le seront jamais pour les problèmes que traverse la RD Congo. Jamais dans l’histoire des Hommes sur cette planète, une nation, un pays occupé a eu à se libérer de ses envahisseurs par des élections qui sont par ailleurs organisées, contrôlées par les envahisseurs en question. Toute personne avisée qui suit l’actualité Africaine sait que la RDC est envahie, seul quelques Kongolais sont encore aveugles et sourd. Il n’y a pas plus sourd ou plus aveugle que celui qui ne veut pas entendre ou qui ne veut pas ouvrir ses yeux pour voir. Sans oublier que quelques Kongolais ont décidé en âme et conscience de trahir leur prorpe nation. Ils participent activement au de pillage de la RDC, recevant les miettes émiettées de ce pillage.

Mais comment peut-on organiser des élections dans un pays occupé, dans un pays où sur des centaines de milliers de kilomètre carrés l’état n’a aucune autorité ? Comment peut-on organiser des élections dans un pays qui a connu et connaît des conflits avec ses voisins et des agressions de la part de plusieurs pays voisins sans avoir recensé scientifiquement la population ? Même l’empire Romains qui avait atteint une superficie de 5.000.000 kilomètres carré, au IIème siècle de notre ère savait combien de militaires, de femmes, d'hommes, de familles de quatres, etc, comptaient l’empire.
Aujourd’hui au XXIème, la RD Congo avec une superficie de 2.345.000 kilomètres carré et les technologie dont nous disposons, est incapable de recenser sa population. Les differentes commissions electorales ainsi que les dirigeants de ce grand pays au centre de l'Afrique insultent l’intelligence des Kongolaises et des Kongolais. Le recensement scientifique de la population est imperatif afin de permettre a l’état Kongolais de connaître la population de son pays, de chacun de ses districts et territoires. Il est imperatif parce qu'il permet a un gouvernement conscient de ses devoirs et obligations, de concevoir des programmes de redressement économique et sociale; de connaitre sa population par tranches d'âge, par densités selon les regions, etc, dans le but de déterminer les besoins exactes de la population.

La République Démocratique du Congo est un des rares pays au monde à organiser des élections sans connaître le nombre de ses citoyens. " Il n’y a pas eu recensement en 2005, pour des contraintes de temps, d’argent et surtout a cause de l'immensité de la RDCongo et de l'inaccessibilité de certains coins ". C'est ce qu'avait alors laissé entendre l’abbé Apollinaire Malu Malu, président de la défunte CEI (Commission Electorale Indépendante). Bien qu’elle ait eu assez de temps (de 2006 à 2010) pour s'organiser et organiser les differentes elections ainsi qu'un budget conséquent voté pour le processus électoral en cours, cette même institution a brillé par l'amateurisme et une navigation à vue dans la révision en cours du fichier électoral, avant de passer la main, il y a quelques mois, à la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante).

Ceux qui gèrent la chose publique en RDC prétendent ne pas avoir assez d’argent pour organiser les élections présidentielles a deux tours. Et pourtant gouverner c’est aussi PREVOIR. Ils ont eu quatre ans, c'est à dire de 2006 à 2010 pour s'organiser et permettre à la diaspora Kongolaise de participer aussi aux differentes elections.
Au fait, gouverner c’est aussi maîtriser les chiffres de sa population pour bien planifier ses besoins et jouir de la contribution de chaque citoyen dans le domaine de sa compétence.
Depuis 2006 ils savent qu’il va y avoir différentes élections mais c’est seulement cette année, 2011, depuis quelques semaines seulement qu’ils ont commencé à s’organiser pour les élections : révision du fichier électoral, la loi électorale, la formation des agents de la CENI, l’enrôlement des électeurs, etc. Comme dirait un Congolais : c’est mawa ya trop !

Alors ne nous dites pas que ces élections seront une panacée pour les Kongolais.
Et que va-t-il se passer le 6 Décembre 2011 si élection presidentielle y a pas ? Es ce que monsieur Léon Kengo Wa Dondo, président du Senat fera t-il l'interime à la presidence de la République jusqu'au l'élection d'un president par les Kongolais?Logiquement et Constitutionnellement oui…à moins que les traitres du PPRD et des partis satellites en décident autrement.

Mais le plus important pour les Kongolais c’est de savoir que tout est fait pour les distraire. Aujourd’hui les Kivu sont officieusement une partie du Rwanda avec la complicité des dirigeants actuels de la RDC. Le recensement scientifique des Kongolais et l'identification des nationaux et etrangers dans chaque entité administrative de la RDC est aujourd’hui une condition absolument indispensable de la reconstruction du Kongo. Le Rwanda et le Burundi profitent sans dissimulation de cette lacune pour créer à cœur joie des colonies de peuplement des ressortissants de leur pays respectifs dans le Nord et le Sud Kivu. Comme la RDC ne maîtrise pas les chiffres de sa population tant à l’intérieur qu'à l’extérieur du pays, elle se retrouve aujourd’hui dans l’obligation de considérer ces étrangers comme Kongolais, de leur donner la nationalité Kongolaise et pire encore, de voter pour eux aux prochaines élections.

Nous pouvons encore aisement deduire que le bien-être du Kongolais constitue le cadet des soucis de tous ceux qui détiennent une parcelle du pouvoi en RD Congo.
Est-ce parce que l’économie Kongolaise n’est pas basée sur la productivité du peuple, sur la main d’œuvre intérieure ? La reponse est oui car plusieurs analystes pensent effectivement que les mines des matières premières que possède le Kongo constituent la raison principale du mépris du peuple dans les calculs politiques des politiciens Kongolais.

On comprend mieux aujourd’hui pourquoi les agresseurs des Zaïrois (aujourd'hui Kongolais Democrates) mettaient le feu aux bureaux de l’état civil congolais sous prétexte de déloger les ex-FAZ du régime défunt de Mobutu. Leur objectif était d’effacer toutes les traces de l’administration publique, tous les chiffres de la population afin de bien coloniser le territoire conquis. Un adage ne dit-il pas qu’un peuple sans mémoire est un peuple mort. Nous pouvons dire aussi qu’un pays sans archives est un pays mort. L'ex Zaire souffre enormement depuis que les agresseurs et leurs complices Kongolais ont brûlé et détruits les archives de l’Etat Zairois. Sans archives, sans connaissance des chiffres de sa population, l'ex Zaire est une proie facile a la manipulation et aux mensonges de l’ennemi. Le Congo actuel est un état passoire livré aux rapaces venant de partout.

Lors de son passage a l’émission politique Code 243 (www.code243.com) du mois de Février 2001, Monsieur Herman Cohen a eu à affirmer que pour le Département d’état, pour eux (les Etats Unis d’Amérique), le Nord et le Sud Kivu, deux provinces de la République Démocratique du Congo ont déjà basculé dans le Rwanda. Ce n’est pas encore officiel bien sur. Mais sur le terrain, toutes les activités de ces deux provinces ainsi que le quotidien des Kivutiens sont tournés vers le Rwanda. Tant dis que ceux de l’Ituri et du Haut-Uélé, deux districts de la province Orientale sont tournés vers l’Uganda.
Sur des milliers de kilomètre carres, l’état Congolais est incapable d’exercer sont autorités. Dans l’Ituri, le Haut-Uélé et le Bas-Uélé, Ce sont les Mbororo éleveurs-nomades Centrafricains et Tchadiens qui font et qui sont la loi ainsi que l’Armée de Resistance du Seigneur (LRA) qui est une milice armée qui s’oppose au gouvernement Ugandais, et d’autres bandes armées étrangères non autrement identifiées qui font la loi, persécutent, violent, agressent et massacrent les Kongolais.
Dans le Nord Kivu et le Sud Kivu, les Kongolais de ses deux provinces vivent l’insécurité au quotidien. Ce sont des milices composées d’étrangers en armes qui font la loi sous l’œil complice des forces des Nations Unis(MONUSCO) pourtant fortes de 18.995 militaires, 1.255 policiers, 731 observateurs militaires et un budget de 1.369.000.000 Dollars Américains pour la période allant du 1er Juillet 2010 au 30 Juin 2011.
Cette mission est, depuis son premier jour sous le nom de la MONUC en 2000, la mission des Nations Unies la plus importante en termes de budget et de personnels militaires de toute l’histoire de l’ONU.

Dans un communique publie le Lundi 9 Mai 2011, la Société Civile du Nord Kivu a eu a décréter que toutes les opérations militaires conjointes engagées par les armées Kongolaise, Rwandaise et Ougandaise en 2009 et 2010 contres les forces étrangères dites négatives ont été un échec total. Les opérations Kimia I, Kimia II, Rudiya I, Rudiya II,…, n’ont pas ramené la paix dans toute la partie Est de la RDC. Mais au contraire, l’insécurité est toujours présente. Cette insécurité est l’œuvre de l’armée Rwandaise et Ugandaise, des militaires Rwandophones de la CNDP de Nkundabatware et Bosco Ntangana intégrés dans les Forces Armées Congolaises et donc portant l’uniforme des FARDC, des rebelles Ugandais de l’ADF/NALU et de la LRA.
Ces alliances militaires ont affaiblie la RDC et son armée mais elles ont renforcé les armées du Rwanda et de l’Uganda vis-à-vis des FARDC. Elles ont permit au Rwanda et à l’Uganda de mieux contrôler les provinces Kongolaises citées plus haut, provinces riches en minerais de toute sorte. Le Rwanda et l’Uganda font aujourd’hui parti des premiers pays exportateurs du Coltan, la Colombo-Tantalite qui serait le nec plus ultra des produits du sous-sol de notre planète.

Il est beaucoup plus facile pour les operateurs économique Kongolais de travailler avec le Rwanda et l’Uganda que travailler avec le Kongo.
En RDC ils ont d’énormes tracasseries administratives, une administration extrêmement lente, des services de l’état qui ne font que réclamer des taxes et des amendes mais incapables de fournir des services de qualités aux operateurs Kongolais. Cela arrange ces pays voisins mais aussi l’autorité Kongolaise puisque cela dure depuis un peu plus de quatorze années et rien n’est fait pour changer les choses. Les FARDC sont abandonnees a eux même. Si ce n’était la MONUSCO qui les aide de temps a autre en nourritures et munitions (voir même en bottes militaires et véhicules militaires), les FARDC n’aurait jamais connu ces semblants de petites victoires militaires réalisées par ces braves hommes et femmes Kongolais des FARDC.

Placées devant des invasions armées de fait, les autorités Kongolaises sont inaudibles et invisibles. A certains moments, elles se lancent dans les slogans sans convictions mais tout le monde sait qu’on ne dirige pas un pays avec des slogans.
N’oublions pas non plus que dans le sud, sud-est, l’Angola s’est permit de pénétrer a l’intérieure de la RDC en réclamant son bout de terre, quelques milliers de kilomètres carres. Et a chaque fois que cela les prend, la police et l’armée Angolaise s’offrent des randonnées a l’intérieur de la RDC: Viols, tortures, pillages, etc. Mais le gouvernement de la RDC ne reagit pas.
Alors, comment peut-on organiser des elections presidentielles, legislatives et autres dans un pays qui vit toutes ces choses sans y mettre fin d'abord?

En rouge, sur la cartes, ce sont les etendues de la RDC ou le gouvernement n'y est pas car incapable d'y exercer son autorité. Ce sont des etrangers en armes qui font la loi.
Par Freddy N. MONANGA



Saturday, June 26, 2010

La RDCongo n'est pas independante.



La RD Congo n’est pas du tout indépendante. Après la longue période de la traite négrière (presque 5 siècles) et la période de l’occupation-exploitation (la colonisation) la RDC ne fut réellement indépendante que du 22 mai 1960 (Victoire de Lumumba aux Elections) au 17 Janvier 1961 (Assassinat de Lumumba). Avec un budget national financé en grande partie par l’étranger, des élections présidentielles, législatives financées, organisées et gérée a 100% par l’étranger. Ne savons nous pas que les états n’ont pas d’amis mais que des intérêts. Une armée et une police fiancées par l’étranger et des ambassadeurs de certains pays étrangers accrédités en RD Congo qui se permettent de donner des ordres à des officiels Congolais de haut rang. Une gestion quotidienne du pays réellement gérée par l’étranger et contrôlé a la loupe par l’étranger. Et vous osez commémorer l’indépendance en RD Congo. Kimpa Vita, Simon Kimbagu, Patrice Lumumba, Mpolo, Bamba et tout les inconnus Patriotes-Nationalistes qui ont eu à verser leur sang pour le bien être des Congolais et des Africains doivent se retourner et re-retourner dans leurs tombes.
Ceci est valable pour toute l’Afrique noire. Aucun pays d’Afrique noire n’est actuellement indépendant et c’est vraiment se moquer du peuple Africain que de commémorer et célébrer ces soit disant indépendances. Les jours durant lesquels les états d’Afrique noire seront indépendants, seront des jours reconnaissables par le fait que les politiciens Africains devront leurs positions aux peuples et ils seront dans l’obligation de rendre des comptes aux peuples Africains afin de justifier leurs élections. Pour arriver à ces jours en questions, il faut à l’Afrique une révolution totale comme celle des Français qui débuta le 14 Juillet 1789 (1789-1799) ou alors une vrai guerre d’indépendance comme celles des Etats-Unis d’Amérique vis-à-vis du Royaume d’Angleterre du 4 juillet 1776 et conclut par le traite de Paris de 1783.
D’ici là, il serait préférable de ne plus parler ni célébrer les indépendances des états d’Afrique noire ; par honnêteté intellectuelle.
Freddy N. Monanga