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Friday, October 25, 2013

HISTORIQUE DES PEUPLES DU KIVU ET GUERRE DE L'EST

Article de CONGOFORUM.BE

A. Situation géographique

Le Kivu, région située à l’Est de la RD Congo est composé de l’actuel province du Nord-Kivu (terrain actuel de la guerre menée par Laurent Nkundabatware et les siens), la province du Sud-Kivu et la province du Maniema. C’est une immense région montagneuse, vaste de 300.000 Km2, équivalent à cinq fois le Rwanda voisin. Sa population s’évalue à plus de 12 millions d’habitants.
Le Kivu est frontalier au Rwanda, Burundi, Ouganda et Tanzanie.

B. L’argument de la persécution des minorités tutsi du Kivu

Laurent Nkundabatware se targuant d’être le défenseur d’une minorité tutsi du Congo qui serait persécutée par des congolais, nous, populations du Kivu, souhaitons éclaircir les choses, en démontrant que le Kivu a été une terre d’asile accueillante pour les communautés rwandophones (tutsi et Hutu) et que ces peuples installés au Kivu ont été acceptés, intégrés et bénéficient depuis longtemps des mêmes droits que tous les autres peuples du Congo. La misère et la souffrance qu’ils rencontreraient au Congo sont vécues de manière générale par le peuple congolais qui subit dans son ensemble, sans exception, les conséquences de la mauvaise gestion et l’incompétence de la classe politique dirigeante actuelle.
C. Evolution historique des peuples du Kivu
Laurent Nkundabatware prétend à plusieurs reprises être descendant d’un chef coutumier congolais du Kivu. Nous pensons qu’il est de notre devoir d’éclairer l’opinion mondiale afin de mettre fin à un tel mensonge. C’est pourquoi nous apporterons certains éclaircissements sur les populations originaires du Kivu, ses royaumes et chefferies, et prouver que Laurent Nkundabatware ne peut être d’aucune ascendance de ces royaumes.
Sans lui refuser la nationalité congolaise qu’il peut ou ne pas avoir acquis (Voir les procédures d’acquisition de la nationalité au Congo), Laurent Nkundabatware ne doit pas inventer pas de fausses raisons d’ascendance, ni d’exclusion, pour justifier un conflit qu’il veut mener.
La présentation des peuples originaires du Kivu se subdivisent en peuples préhistoriques et peuples implantés par la colonisation
I. Les peuples préhistoriques : Les anciens royaumes du Kivu
Beaucoup pensent que le Kivu actuel était anciennement un avec le Rwanda avant l’arrivée des colonisateurs. D’autres croient également que cette importante et riche région, aurait été un simple domaine, simple chasse gardée de la colonisation et des rois du Rwanda. Cette ignorance a encouragé des auteurs à publier des ouvrages dans lesquels des erreurs figurent, notamment, sur des noms de tribus et des territoires n’existant sur aucune carte et qui n’ont jamais figuré dans aucun rapport officiel antérieur. L’erreur de ces auteurs et chercheurs est de considérer qu’une région non étudiée est une région inexistante. La preuve : Le lac Edouard n’a été découvert par les explorateurs qu’en 1889, et le lac Kivu n’a été découvert qu’en 1894.
Depuis des siècles, le Kivu comptait des royaumes bien organisés, gérés, gouvernés et solidement défendus. Ainsi, du Nord au Sud, on en trouvait 9:
 1. Le Royaume confédéral des Bayira, appelés aujourd’hui Banande, habitant les Villes et cités actuelles de Butembo, Beni et Lubero ;
 2. Le Royaume confédéral des Bahunde composé des trois royaumes du Bwito, du Bunyungu et du Kishali. Ce royaume correspondait à la région des actuels Territoires de Masisi, Rutshuru, Goma ainsi que les territoires qui allaient jusque Kisenyi, (actuellement Gisenyi au Rwanda), Nyondo, Ruhengeri, etc. formant la province du Bugoyi dans le Rwanda actuel ; 
 3. Le Royaume des Banyanga qui correspondait grosso modo à l’actuel Territoire de Walikale ;
 4. Le Royaume du Buhavu qui correspondait aux actuels Territoires de Kalehe et de Idjwi ;
 5. Le Royaume du Bushi-Kabare et bushi-Ngweshe (les bashi) qui correspondait aux actuels Territoires de Kabare, de Walungu et une partie de Mwenga (Ville de Bukavu, Kamituga). Ce royaume tient son actuelle grande force guerrière de la longue lutte qu’il mena, sans arrêt, au cours des siècles, d’abord contre les Bahunde, ensuite contre ses propres vassaux qui tentaient de faire sécession, et enfin contre le Rwanda ;
 6. Le Royaume de l’Urega ou Lega qui correspondait aux actuels Territoires de Mwenga, Shabunda et Pangi. Ce royaume, ensemble avec les Babembe, est à l’origine de l’institution du « Bwami ». L’Urega va prêter ce terme à tous ses homologues des rives des lacs Kivu et nord-Tanganyika. Aujourd’hui la plupart des peuples de l’Est utilisent le titre de « Mwami » pour désigner leurs chefs traditionnels. Le royaume de l’Urega était le plus vaste de tous (près du tiers de tout le Kivu) et s’étendait jusqu’au Maniema. Inutile de dire qu’il était le plus craint des rois et guerriers d’outre-lac ;
 7. Le Royaume des Babembe, le long des rives du lac Tanganyika ;
 8. Le Royaume des Bavira, de la dynastie Kirunga, du nom de leur premier roi. Il s’agit des originaires des plaines du Sud du Maniema;
 9. Le Royaume des Bafuliru ou Bafulero, riverains de la Rusizi (Territoire d’Uvira) et dont un des descendants résidait sur le plateau appelé « Mulenge ». Mulenge dont le nom sera, plus tard, foulé aux pieds par le colonisateur, puis récupéré en 1976 pour enfin être exploité abusivement par ceux qui se sont autoproclamés « Banyamulenge » à la grande surprise des Autochtones et des Ethnologues.
Les multiples guerres de résistance et le phénomène « Maï-Maï »
L’histoire de ces peuples est riche en guerre, car leurs terres étaient souvent convoitées par des envahisseurs. A titre illustratif; on retient la légendaire guerre d’usure que menèrent les Bashi du Roi Kabare contre le colonisateur belge, où l’on vit , en 1901, le « lieutenant Tondeur » subir une lourde défaite; Il en fut de même de Ngyiko, Prince Hunde de Masisi, qui harcela durant 17 ans, les envahisseurs Belges et ceux du roi du Rwanda. Plus au Sud, les Babembe , avec leur Chef Kaponora, avait une armée de redoutables guerriers qui ont beaucoup fait parler d’eux. 
On peut dès lors, comprendre que cette région regorge actuellement de redoutables guerriers connus sous le nom de « Maï-Maï’ », car il s’agit d’un des berceaux naturels de la résistance congolaise aux invasions des envahisseurs.
Au stade actuel, on peut constater que des royaumes de l’époque, cités plus haut, il n’y a aucune trace d’un éventuel royaume rwandophone. On verra plus loin, au chapitre suivant, l’apparition de deux chefferies atypiques dirigées par des rwandophones, qui sont des véritables rwandais au départ.
 II. Les peuples du Kivu sous la colonisation
1. Modification administrative des royaumes existants en chefferie

Le Pouvoir colonial, à son arrivée, modifia l’organisation administrative des structures existantes. Il mit en place des divisions administratives moins importantes, dans un premier temps, sur base de la configuration géographique et orographique, et par la suite, sur base des entités rencontrées sur place. Ceci juste par commodité administrative et non par respect de l’autorité locale.
Ainsi apparaitront de nouvelles désignations des territoires comme :
le Territoire du Buhunde devenu ensuite Territoire des Bahunde-Wanyanga ; celui des Bahavu ; ainsi que celui des Banyabungo (Bashi), etc.
La réduction des royaumes en chefferie (plus petits royaumes) répond à la volonté du colonisateur de réduire le pouvoir et l’autorité des monarques intransigeants du Kivu. Le Colonisateur réduisit leur statut en de simples Chefs de tribu soumis à l’autorité coloniale. Plusieurs rois furent ainsi relégués loin de leur territoire. A titre d’exemple, celui de Kabare avait été relégué à Léopoldville (Kinshasa), celui du Bwito à Bukavu, celui des Banyanga à Kalembelembe chez les Babembe et celui de Kishali à Beni.
2. Création des « chefferies atypiques » 
Ils s’agit de chefferies créées par le Colonisteur en déplaçant des populations du Rwanda vers le Congo. Nous en citerons trois : La chefferie de Bwisha (Sud de Rutshuru), la chefferie de l’Enclave de Gishari ( Masisi) et la chefferie Hunde de Bukumu ( au Nord de Goma).
a) La chefferie de Bwisha (Sud-Rutshuru) : Cette chefferie a été la fusion des quatre anciennes entités locales : Jomba, Busanza, Gisigari et Rugari ; Ceci est même attesté par un auteur rwandophone : Mgr P. Kanyamachumbi, 1993, pp 37 et 117). Cet auteur reconnait également que « Avant et après le roi Kigeri IV Rwabugiri, les autres rois du Rwanda n’ont jamais administré cette terre et leur autorité ne s’y est jamais exercée». Le chef rwandophone est nommé, en 1922, par le Colonisateur après la relégation du chef hunde Bikamiro,
b) La chefferie de « l’Enclave de Gishari » au Masisi. Ces terres de 34.910 ha (350 Km2) ont été achetées de force aux chefs Bahunde par le Pouvoir colonial en 1939, pour y installer des immigrants rwandais fuyant la famine au Rwanda. Trois chefs se succéderont à la tête de cette entité. En aucun cas, il ne s’agira de chefs traditionnels : M. Leenaerts (1938), administrateur belge muté du Rwanda et arrivé dans cette entité en 1938 pour continuer à s’occuper des immigrés qu’il maîtrisait déjà depuis le Rwanda. En 1940, M. Leenaerts est remplacé par le Chef Bideri, venu du Rwanda, et Bideri sera lui-même remplacé, en 1941, par un autre chef rwandais, Buchanayandi. Cependant, en 1957, les Hunde récupèrent leur entité de Gishari et obtiennent sa réintégration dans la chefferie hunde de Kishali. Le « Gishari » entité créée par le Colonisateur belge n’aura donc duré que 17 ans.
c) la chefferie hunde de Bukumu, au-dessus de Goma. Il s’agit d’une chefferie typiquement hunde, mais à population très mélangée. Un chef traditionnel hunde voit la population de son entité devenir fortement mélangée avec une majorité de rwandophones ;
 Le plan d’occupation et d’annexion du Kivu par le Rwanda
De part ces faits historiques, on constate que les populations rwandophones qui se trouvent au Kivu proviennent soit de la transplantation coloniale, soit de l’immigration causées par les multiples guerres et famines du Rwanda.
On constate que ces peuples ont été intégrés et acceptés, au départ par la force, mais par la suite les populations locales les ont tolérés dans un élan de solidarité africaine. Ils ont pu être hissés, par le colonisateur, à la tête de chefferies, comme indiqué plus haut. Les Tutsi, c’est vrai, ont eu moins de chance avec la chefferie de « Gishari », à la tête de laquelle ils n’avaient pas fait long feu.
Toutefois, progressivement ils ont accédés, au même titre que les congolais à divers autres postes de responsabilités tels que juges de paix, directeurs d’entreprises, fonctionnaires publics, etc.
Ces mouvements des populations rwandophones vers le Kivu n’avaient jamais posé de problème de cohabitation avec les autres populations du Kivu, jusqu’ en 1959, avec l’arrivée massive des Réfugiés Tutsi, à la suite de la victoire des Hutu aux élections du Rwanda.
Installés, avec l’aide de l’ONU, dans cinq Camps de réfugiés (Bibwe et Ihula au Nord-Kivu, Katobo, Lemera et Mulenge au Sud-Kivu), ils vont immédiatement se livrer à des intrigues et se mêler de la politique du pays d’accueil. D’ailleurs, Les responsables du HCR, Croix Rouge et ONUC (Mission de l’Onu au Congo), en 1961, désapprouvent cette attitude des réfugiés tutsi. Leur document en annexe « AVIS AUX REFUGIES RWANDAIS » est sans équivoque là-dessus (x)
Ensuite, progressivement, la plupart de ces réfugiés tutsi quitteront clandestinement les camps et s’installeront dans les villages et villes du Kivu.
En 1964 les Tutsis procèdent à la revendication d’un « octroi automatique » de la nationalité congolaise ; ce qui engendrera un conflit sanglant, appelé Kanyarwanda, c'est-à-dire, l’émancipation par les armes des originaires du Rwanda, Tutsis et Hutus. Ce conflit prendra fin en 1965.
Les années de calme se succèderont. En 1976, les réfugiés tutsi se fabriquent l’ethnie des Banyamulenge, Mulenge étant un des territoires des Bafulero ayant accueilli des réfugiés tutsi fuyant le Rwanda, en 1964.
Le 20 juin 1981, d’autres rwandophones du Congo rédigent une pétition dénommée « Populations originaires du Rwanda au Zaïre » réclamant l’autodétermination du Kivu, adressée au Secrétaire général de l’ONU. C’est-à-dire sa sécession et son détachement de l’ensemble du Congo. Attitude qui n’aboutira pas, et qui sera très mal perçue par les congolais et la Communauté Internationale.
Entre 1990 et 1994, une grande partie de jeunes tutsis établis au Congo retournent au Rwanda rejoindre la rébellion de Kagame, composés d’autres tutsis réfugiés en Ouganda et dans d’autres pays de l’Afrique de l’Est. 
Ils renverseront le régime hutu au Rwanda. Après cette victoire, la nouvelle armée rwandaise, majoritairement tutsi envahit le Kivu, prétextant être à la poursuite des hutus responsables du génocide rwandais, en fuite massivement au Kivu, et installés dans des camps de réfugiés le long des frontières avec le Rwanda.
Il s’en suivra les massacres des hutus dans les camps des réfugiés au Congo. Une fois les réfugiés hutu contrôlés, l’armée rwandaise reste au Kivu et procède par la suite à des massacres des peuples du Kivu farouchement opposés à l’occupation rwandaise. Le bilan est connu plus de 1.800.000 déplacés dans le Congo et de réfugiés congolais dans les pays voisins comme le Burundi, la Tanzanie, la Zambie et l’Ouganda. Le nombre de victimes quand à lui s’élève à plus de 5.000.000 de morts. Pour nous, il s’agit d’un génocide perpétré au Congo et qui doit être reconnu au niveau international.
Les populations du Kivu continuent à dénoncer ce plan dont la mise en place a commencé depuis des décennies, et Laurent Nkundabatware et ses milices sont aujourd’hui les acteurs rwandais chargés de réaliser cette œuvre macabre.


http://manuscritdepot.com/a.freddy-monanga.1.htm

Monday, February 11, 2013

LE M23: INSTRUMENT OU PARTENAIRE DES TROIS PRESIDENTS DE LA CPGL?

LE M23: INSTRUMENT OU PARTENAIRE DES TROIS PRESIDENTS DE LA CPGL?

Article de Freddy Monanga

Nous sommes dans l'étonnement, nous sommes extrêmement tristes et finalement nous sommes dégoutés de voir comment les gouvernants et une grande partie des élites du Congo Démocratique gèrent cette nouvelle distraction, ce groupe d'assassins-terroristes, ce conglomérat de génocidaires  qui se fait appeler le M23.


Le president de la RDC souriant aux presidents des pays agresseurs de la RDC
Nous disons qu'il y a trahison du gouvernement et des élites Kongolaises dans cette diversion-distraction des ennemis des Africains et par conséquent ennemis des Kongolais.

Cette association de tueurs, le M23, accuse l'actuel pouvoir en place au Congo Démocratique de n'avoir pas respecté l'accord signé avec le CNDP le 23 Mars 2009 dans la ville de Goma capitale de la province du Nord Kivu.
Nous rappelons aux lecteurs que cet accord de paix entre les gouvernants actuels et le CNDP permettait aux hommes politiques qui dirigent la RDC de pouvoir se déplacer dans les territoires sous occupation du CNDP. Mais les violences contres les civiles et les populations Kongolaises n'ont jamais prit fin. Les militaires et officiers militaires du CNDP qui avaient intégrés l'Armée National continuent à voler, piller, violer, tuer en portant l’uniforme des FARDC.
Car le véritable but poursuivi par ceux qui ont décidé de s'auto-appeler Banyamulenge Congolais et Banyabiswa Congolais, est d'annexer le Nord et le Sud Kivu au Rwanda en massacrant petit à petit les Kongolais, en rasant des villages et en y transplantant des populations paysannes venus du Rwanda et du Burundi.

Ces Rwandophones (Tutsis et Hutus) accueillis au Kongo qui se font appeler depuis la fin des années 70s les Banyamulenge, les Banyabwisha, et consort, sont entrain de jouer à un jeu dont ils croient connaître les règles et maitriser la pratique. Mais la Vérité est qu'ils sont les instruments et les pions de quelques choses qui les dépassent. Lorsque le TOUT va se retourner contre eux (c’est comme cela que ca fonctionne), il n’y aura pas assez de larmes sur cette terre des Hommes pour pleurer les peuples Rwandophones. Ce n'est qu'une Vérité historique.

Mais au fait, qu'es ce le CNDP? Et quelle est la relation entre le M23 et le CNDP?
La relation est toute simple. Ce sont des officiers militaires du CNDP qui sont à la tête des soldats du M23, eux-mêmes des ex-hommes de troupe du CNDP.

Le CNDP est ce mouvement "politico-militaire" qui fait régner la terreur depuis plusieurs années dans la partie Est du Congo Démocratique par des assassinats ciblés, des viols collectifs, des mutilations des femmes Kongolaises, des meurtres des chefs coutumiers Kongolais, etc. Le CNDP comme le M23 sont - ou plutôt - est un panier de tueurs impitoyables qui sèment la mort et la désolation partout ou il passe.

En effet, les populations Kongolaises de l’Est sont victimes chaque jour de toutes sortes d’atrocités commises par différentes forces Rwandophones en circulation libre, pendant que la majorité Kabilienne avec le groupe politique qui se fait qualifier d’opposition ainsi que certains "intellos-leaders" Kongolais débattent, analysent et discutent dans un Français châtié le pourquoi du comment du M23.
Le Rwanda, l’Uganda et le Burundi petit à petit, avec l’aide de leurs différents escadrons de la mort qui circulent librement en RDC, vident les deux Kivus, l’Ituri, le Tanganyika, et le Haut-Uélé de leurs populations Kongolaise. Ils repeuplent principalement avec des paysans Rwandophones. Cela est connu des dirigeants Kabiliens mais ces derniers ont choisi de participer à cette vaste distraction. Pourquoi ?
Tout simplement parce qu’ils sont ensemble.

Ainsi donc;

- Apres avoir clairement identifié et désigné les agresseurs du peuple Kongolais, au lendemain du début de l'agression de la RDC par la nébuleuse M23,
- Apres avoir clairement insiste sur le fait qu'il n'était pas question que le gouvernement puisse s'assoir a la même table que leM23 et les pays agresseurs pour négocier, parler, ou même se regarder en face,
- Apres avoir demandé a toute la population de se mobiliser comme un seul Homme contre les agresseurs étrangers,
Il est incompréhensible de voir le chef de l'état Congolais avec son gouvernement ainsi que des élites Congolaises (ceux qui se disent opposants technocrates et consorts) se déplacer jusqu'a Kampala la capitale de l'Uganda qui est un des pays agresseurs, et de se mettre en face des terroristes étrangers et tueurs des Kongolais du M23.

Nous pouvons nous permettre d'affirmer sans hésitations que ce sont tous des traitres; tous ceux qui ont fait de la rencontre de Kampala un événement important, tous ceux qui sont d'accord avec la démarche de Kampala et tous ceux qui se sont déplacés vers Kampala.
L'amour des billets au couleur pondu (billets verts), le manque d'honneur et de fierté, l'absence de patriotisme ainsi que la trahison ont prévalu parmi les élites Congolaises.

Nous tenons a mettre l'accent et a insister sur le fait qu'il n'y a plus jamais eu de paix ni de sécurité des biens et des Kongolais depuis Septembre 1996 dans les Kivu, dans l'est de la province Orientale ainsi que dans le nord du Katanga: Il s'agit du territoire triangulaire entre les axes Bunia, Shabunda, Kalemie en passant bien sur par le Nord Kivu.
Ainsi donc, depuis l'automne 1996, le quotidiens des Kongolais dans ce triangle est toujours accompagné d'un cortège de massacres, de viol-mutilations de femmes et filles, de razzias d'enfants ainsi que d'assassinats bien ciblés d'intellectuels, de leaders et de leaders en herbe Kongolais.

Le Rwanda de Kagame, l'Uganda de Museveni et le Burundi de Buyoya à Nkurunziza, sont les instruments des forces occultes qui s'acharnent sur les Kongolais. Cette troïka est responsable de plus de six millions de morts Kongolais sur la terre de leurs ancêtres, d'un peu plus de cinq cent mille Kongolaises violées et mutilées, sans oublier plus de deux millions de Kongolais et Kongolaises déplacés de guerre errants un peu partout en Afrique Centrale ainsi que ces millions d'enfants-soldats Kongolais, filles et garçons, enrôlés de force à qui cette troïka a volé leur enfances (moment tres précieux dans la vie d'un être humain).

L’organisation terroriste M23, la fille aînée du CNDP, est un panier à tueurs impitoyables. Cela a été confirmé par la population Kongolaise vivant dans le Nord et le Sud Kivu, par les Nations Unies, par des organisations Kongolaises et internationales, ainsi que par des journalistes tant Kongolais qu'étrangers qui travaillent dans les Kivu. Plusieurs gouvernements ont aussi eu à le confirmer, entre autre celui de la RDC, des USA, de la Belgique, la France, le Congo-Brazzaville, le Maroc, le R.U., le Brésil, etc.

C'est en 2004, dans les collines de Kirolirwe dans le Masisi, qu'un certain Laurent Nkunda, avec d'autres pseudo-officiers qui se disent Congolais, créent le CNDP. Le CNDP est un état dans le Nord-Kivu avec son administration et sa propre police.
A sa tête, des hommes cruels, sadiques et sanguinaires qui sont aussi recherchés par plusieurs courts et tribunaux internationaux (RDC, TPI, CPI, France, Espagne, etc.). Sans oublier qu’ils vouent une haine viscérale des Kongolais.

Pour le lecteur, nous en citons quelques un et leurs "hauts faits d’armes" criminels.
Il y a le "célébrissime" Laurent Nkunda aka Laurent Nkundabatware aka Laurent Nkunda Mihigo de son vrai nom Karuna Nkundakozera Laurent. En 1992, il fait son entrée dans la rébellion Tutsie du FPR qui mettra fin au règne du président "Hutu" Rwandais Juvénal Habyarimana. C'est son oncle paternel qui le donne au FPR. Cet oncle, qui s'appellerait Côme, est à l'époque directeur de l’Ecole primaire officielle de Matanda/Butembo en RDC. Dans les années 90's, l'oncle Côme est le chargé de recrutement pour le compte du Front Patriotique Rwandais (FPR). Son habitation située sur l’avenue Matokeo/Butembo non loin de l’actuel tribunal de paix sert à l'époque de lieu des réunions secrètes et clandestines pour les Tutsis des environs. En 1996, Laurent rejoint l'AFDL dans sa campagne militaire au Zaïre contre Mobutu. Il est fait colonel par le président Mzee Laurent Désire Kabila et prend le commandement de la Brigade des Forces Armées Congolaise (FAC) jusqu’au 2 août 1998. Lorsque Laurent Désire Kabila remercie la milice Tutsie du Rwanda aka l'Armée Rwandaise (RDF-APR) de l'avoir aide à renverser Mobutu et demande au gouvernement Rwandais de rappeler ses militaires, Laurent Karuna Nkundakozera, le soit disant "Tutsi-Congolais", prend aussi le chemin du Rwanda. Etonnante réaction de ce militaire qui se dit citoyen Congolais. Nous sommes le 2 Aout 1998. Le 13 août 1998, Laurent Karuna est à la tête des troupes mixtes APR-RCD-Goma rebelles et se dirige de Walikale vers Kisangani. Des actes de vandalisme et des massacres d'une cruauté inimaginable sont commis par ses hommes. Une dizaine d’officiers Kongolais des FARDC (ex-FAC) sont sauvagement exécutés au confluent des rivières Kuya et Lowa. A Kisangani, Laurent Karuna aka Laurent Nkunda s'adonne à cœur joie à des tueries des militaires Kongolais ainsi que des civils. Les Kongolais de Kisangani gardent un tres mauvais souvenir de son passage dans cette ville. En 2003, nommé général par décret présidentiel, il refuse de gagner Kinshasa pour prêter serment et continue ses violations extrêmes des droits de l'homme sur les Kongolais dans l'Est de la RDC. Le 22 janvier 2009, il aurait été arrêté par le RDF puis acheminé à Gisenyi au Rwanda où il serait gardé jusqu’à ce jour.

Il y a aussi l'inoubliable Bosco Ntangana aka Bosco Tanganda aka Bosco Ntanganda que les Kongolais de l'Est appellent le Terminateur ou Terminator. Né en 1973 à Ruhengeri au Rwanda de parents Rwandais. Bosco Ntaganda apprend le maniement des armes, les assassinats et les méthodes de terrorisme dans l'Armée Patriotique Rwandaise (APR). En 1996, il fait parti de la campagne de l'AFDL, comme militaire de l'APR, en République Démocratique du Congo. A la "libération" du Congo Kinshasa par l'AFDL de Laurent Désire Kabila, il intègre les FAC. Comme beaucoup de Tutsies qui se disaient être des Congolais, Bosco quitte l'armée Congolaise et rejoint la rébellion RCD le 1er Aout 1998. En 1999, c'est lui qui va réorganiser la milice de Thomas Lubanga et se lancer à cœur joie dans des massacres des Lendu dans l'Ituri en Province Orientale: C'est l’homme des expéditions punitives. Les témoignages des Kongolais de l'Ituri le décrivent comme un homme sans pitiés, d'une cruauté bestiale. Son dada c'est le massacre des populations civils Lendu.

Nous pouvons aussi citer le général-colonel Sultani Makenga. En outre le recrutement et l'utilisation des enfants, des violations attribuées à Makenga Sultani comprennent: 
- le massacre de Muramba toujours dans le nord Kivu durant le mois de Mars 2007. Portant l'uniforme des FARDC, Makenga et ses hommes ont massacré des Nande, violé puis Mutilé des femmes et des filles Nande.
-son implication dans le massacre de Kiwanja du 4 au 5 Novembre 2008, lorsque les troupes du CNDP avaient exécuté une centaine de civils, principalement des jeunes garçons de Kiwanja dans le Nord-Kivu.

Il y a le colonel Eric Ruhoringeri qui en Mai 2004 abat à bout portant, de sang froid et en pleine journée au vu et au su des passants le président de la cour d'appel de Bukavu, le juge M. Kabamba. A son compte aussi, des massacres, des viols avec mutilations de Kongolaises, des razzias d'enfants, etc.


D'autres pseudo-officiers tel que Jules Mutebutsi aka Jules Mutebuzi, Inoncent Kaina, Baudoin Ngaruye, Innocent Zimurinda sont aussi de ceux de ces Rwandophones du CNDP-M23 qui massacrent les Kongolais, qui commettent toute sortes de violations des droits de l'homme dans le Haut-Uélé, l'Ituri, les deux Kivus et leTanganyika. Leur noms ont été inclus dans la «Liste des personnes interdites de voyager et dont les avoirs sont gelés par le Comité des sanctions du Conseil de Sécurité de l’ONU sur la République Démocratique du Congo. Ce qu'ils ont en commun c'est d'abord une haine viscerale des populations Kongolais, specialement ceux de l'Est.
Voila ceux avec qui l'actuel gouvernement de la RDC partage la table de negociation-concertation-evaluation à Kampala.

N'es ce pas que le ver est deja dans le fruit?

Voila comment ils remercient les populations Kongolais pour leur hospitalités légendaire. Es ce un crime que d'acceuilir, héberger, encourager, intégrer, nourrir des hommes et des femmes etrangers?

By Freddy Monanga





Friday, June 29, 2012

INDEPENDANCE DE LA RDC: VASTE ESCROQUERIE HISTORICO-INTELLECTUELLE

Article de FREMONSA

Le 30 juin, cette date semblerait être très importante pour les Kongolais de la République Démocratique du Congo (RDC).

Le Jeudi 30 juin 1960, tous les peuples qui vivent dans ce grand espace au centre de l’Afrique auraient reconquis leur indépendance perdue complètement le 25 Février 1885.

En effet, avec leur terre, ils étaient tous devenus des propriétés privées du deuxième roi des belge, le roi Léopold II (Léopold Louis Philippe Marie Victor de Saxe-Cobourg) du 25 Février 1885 au 15 Novembre 1908.
Le 15 Novembre 1908, le roi des Belges Léopold II offrit tous ces peuples ainsi que leur terres au Royaume de Belgique.

A la date du Jeudi 30 Juin 1960, tous les Kongolais auraient retrouvé leur indépendance « gracieusement accordée »par Baudouin 1er cinquième rois des Belges. Mais de qui se moque t-on ?
Ainsi, depuis 1960, Juin est fêté en République Démocratique du Congo comme le mois anniversaire marquant l’entrée du Congo-Kinshasa au rang des nations libres et indépendantes.

Le Congo-Kinshasa fait-elle partie des nations libres et independantes? Oui sur le papier mais en realite elle ne l'est pas .Les independances des pays de l’Africains font partie de la plus grande et grosse escroqueries intellectuelle de l’histoire de cette planète. Celle de la RDC en fait parti bien sur.
Le constat sur le terrain nous montre et nous démontre que la RDC n’est pas indépendante Jusqu’au moment ou je suis en train d’écrire cet article.
La verité historique est que les Kongolais ont eu à reconquérir réellement leur indépendance entre le 23 Juin 1960 et le 1er Décembre 1960.



Le 23 Juin 1960, Patrice Emery Lumumba et alliés gagnent les élections législatives organisées, financées et surveillées par la puissance occupante. Patrice Emery Lumumba est le premier ministre du peuple voté par le peuple via leurs élus.

Le 1er Décembre 1960, poursuivi par les militaires commandés par le général major Mobutu lui meme à la solde totale des "occidentaux", Lumumba en cavale après quelques semaines de résidence surveillée à Léopoldville, est arrêté à Lodi dans le district de la Sankuru par un certain Major Gilbert Pongo. Fini l’indépendance des Kongolais.

L’Europe officielle et les Amériques du Nord officielles installent Joseph Désiré Mobutu aka Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu Wa Za Banga comme président des Kongolais.
C'est donc à partir du Jeudi 1er décembre 1960 jusqu'à ce jour que la RDC et les Kongolais qui y vivent ne sont plus indépendant. Ce n’est un secret pour personne. Mais alors pourquoi les Kongolais, sachant très bien qu’ils ne sont pas indépendants, veulent-ils à tout prix commémorer cette date dites de leur« l’indépendance » avec musiques, nourritures et boissons dans la joie et l’allégresse ? Pourquoi ?

Mais il y a pire. Depuis l’automne 1996, la RDC est agressée. Les Kongolais sont massacrés, violés et humiliés par des hommes en armes venus principalement du Rwanda et de l’Uganda avec la complicité de quelques Kongolais. Tous sont à la solde des multinationales qui ont choisi de se procurer à moindre coûts les minerais rares que l’on trouve en grande quantité en RDC.

Plus de huit millions de Kongolais sont mort et plus de quatre cent milles Kongolaises (depuis les bébés jusqu’aux femmes âgées de plus de 97 ans) ont été violées-humiliées et tout cela continuent jusqu’ a ce jour.
La roue de la Tragédie Kongolaise n'a pas encore été stoppée par ceux qui la font tourner:
Les morts se comptent par millions,
Les orphelins et les veuves aussi,
Les Kongolaises mutilées se comptent par centaines de milliers,
Les deplacés, les blessés et les traumatisés se comptent par millions....
Mais alors pourquoi les Kongolais qui vivent en "occident" continuent-ils à commémorer, célébrer et observer cette journée du 30 Juin comme une journé ou le Kongo et les Kongolais ont eu à reconquérir leur indépendance? Depuis quelques années des documentaires, des reportages télé, des reportages dans les magazines, des articles de journaux, des colloques, des séminaires, etc.,.., nous apprennent que les "occidentaux" n'avaient jamais accordé l'indépendance au Kongo et aux Kongolais. Ils ont eu à étouffer dans l'œuf les mouvements de revendications des Kongolais qui se battaient pour leur indépendance.

Dans le but d'accorder une indépendance fictive au Kongo-Kinshasa, un nombre incalculable de leaders, d'activiste, de chef coutumier et de chef de bandes Kongolais patriotique ont été assassinés ou décapites, avec la collaboration de certains Kongolais traitres conscients et inconscients. Les plus célèbres de ces martyrs Kongolais patriotiques sont: Patrice Emery Lumumba, Maurice Mpolo, Joseph Okito, Jacques Lumbala, Punga Lunganga Djoke, Jean Bononge, Evariste Lukamba, Theodore Bonde, Jérôme Mondjongo, Joseph Oshako, Pierre Mulele, Georges Grenfell, Joseph Mbuyi, Emmanuel Nzuzi, Jean-Pierre Finant, Muzungu Christophe, Pierre Elengesa, etc. et tous les Anonymes.

Ce qui est incompréhensible, c’est le fait qu’après tout ceci, les Kongolais qui vivent dans les pays "occidentaux" s'attèlent à organiser des soirées dansantes et des concerts de Soukous-Ndombolo pour fêter le 30 Juin comme jour de l’ « indépendance ». C’est comme si les Kongolais avaient été déshumanisés. Nous nous attendions à des manifestations de sensibilisation de l’opinion publique internationale de la part des Kongolais de la diaspora dans le but de sensibiliser le monde entier de ce que les multinationales et certains gouvernements font en RDC sans que leurs opinions publique ne soient au courant.

Finalement, nous nous posons la question de savoir que veulent réellement les Kongolais et Kongolaises de la diaspora en célébrant un "grand événement" qui ne l'est pas: la RDC n'est pas indépendante.
Ne serait-il pas plus correcte de rendre hommage à ceux qui sont mort pour que les Kongolais puissent obtenir réellement leur indépendance?, et rendre aussi hommage à tous les victimes connues et inconnues du "néocolonialisme" dans le but de ne pas refaire les même erreurs que tous les martyrs Kongolais ?