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Monday, February 3, 2014

JUSQUES A QUAND LE PEUPLE CONGOLAIS VAS-T-IL DEVOIR PAYER SON SANG POUR CE PAYS

Premier Document


Lettre ouverte écrite par Joseph MUKUNGUBILA MUTOMBO, le Prophète de l’Eternel.
Publiée le 05 Décembre 2013
 


Ont-ils été 800 000 comme ils affectionnent de le clamer ? En quoi sommes-nous concernés dans cette guerre entre hutus et tutsis qui se sont entretués sur leur propre territoire ?

Nous Congolais, devons-nous payer par des millions de morts dans un génocide à huis clos constamment minimisé par un silence assourdissant de la Communauté Internationale? Celle-là même qui avait obligé Mobutu à créer un couloir pour secourir les fuyards des tueries rwando-rwandaises. Les 400 000 morts de ce génocide rwandais devraient-ils être compensés par plus de 6000 000 de morts congolais ? Je crois qu’il doit revenir à la Communauté Internationale de défendre la RDC. Puisque ces rwandais se sont entretués sur leur territoire, les Congolais doivent-ils périr ? Ce n’est pas juste !
<>Et vous Congolais, continuerez-vous à vous laisser distraire ? Soyez conscients de votre situation, cessez de chanter et de danser. Et voici qu’on veut inoculer le syndrome du désespoir dans vos têtes, en vous dégoutant de votre beau pays pour devenir des apatrides qui se sont perdus à courir après l’illusion. Quoi de mieux que de vulgariser la loterie pour aller aux USA. Vous allez vous laisser distraire par la musique, par des loteries…Toutes ces offres vous sont faites pour vous endormir.
Reprenez-vous !

Le fait d’avoir écarté l’homme qui avait pris l’initiative du dialogue d’une part, et d’autre part d’avoir pris soin de faire venir la délégation du M23 à Kinshasa, reçue et logée dans les meilleurs hôtels de la place ; nous comprenons par cela que le Rwanda dirige le pays.

Vous vous souviendrez de mon intervention en réaction à l’intention du Secrétaire Général de l’OIF, Monsieur Abdou Diouf, de faire participer Mr KAGAME, francophobe notoire et anglophone déclaré, au Sommet de la Francophonie de Kinshasa.

Est-ce sous la même optique, délibérément ignorante de l’honneur de tout un peuple, que s’était glissé l’incroyable lapsus linguae des lèvres du Secrétaire Général des Nations-Unies Ban Ki Moon, lors d’une réunion à Addis-Abeba, citant KAGAME comme étant Président de la RDC ? Certes, il s’en était excusé, mais aurait-ce été de l’humour ou par erreur ou par intention ?

Rien ne peut se faire qui ne plaise à Kigali. Si notre pays n’est pas dirigé par le Rwanda, qu’il y ait alors rupture des relations diplomatiques et que les frontières soient fermées entre nous et Kigali de la même manière que l’Ouganda l’avait fait avec le Congo lors de la prise de Bunagana par le M23.

Et paradoxalement ce lundi 02 décembre, le chef, de l’Etat Congolais, traverse pour la énième fois nos frontières que l’Ouganda avait fermées pour insister auprès de MUSEVENI, son frère, de reprendre la négociation avec le M23 comme quelqu’un qui n’a pas été satisfait de ce qui est arrivé : la défaite des Rwandais dans le M23. Qu’est-ce qu’il est en train de chercher ?

Je vois que le chef n’a pas eu ce qu’il voulait. Sa façon d’agir, son comportement, c’est comme si cela se passait en famille : que vous vous chamailliez, que vous vous querelliez, vous devez toujours trouver un terrain d’entente, la rupture n’étant pas envisageable, parce que vous êtes frères liés par le sang.

Vous nos frères de la communauté internationale, quel est ce pays qui peut accepter d’avoir à sa tête un chef qui n’ait aucun souci de ceux qu’il dirige ?
Toutes les exactions du M23 sont décrites dans les rapports des Nations-Unies, vous le savez : ils tuent, ils égorgent, ils violent ...
Nonobstant tout cela Monsieur le chef, de l’Etat congolais, arrive à la tribune des Nations-Unies, serre les mains de son frère KAGAME et ils éclatent de rire. A chaque fois qu’il y a rencontre avec M. KAGAME, c’est vraiment la joie. Que ce soit à Addis-Abeba, à New-York ou en Ouganda chez eux, c’est la joie de se retrouver entre frères. Se réjouissent-ils de la mort de plus de 6 millions de Congolais ? Savez-vous pourquoi ? En connaissez-vous la raison ? C’en est assez, c’en est assez !

Serai-je obligé de vous rappeler que je suis l’authentique frère de Laurent-Désiré KABILA ? Je suis chef des terres, revêtu de la chefferie de par la lignée de mon père et de par la lignée de ma mère ; nous avons la même généalogie, Laurent-Désiré KABILA le savait, nous avons le même grand-père, KABILA MAKOLO que lui ne connait même pas.
Tous les Congolais de Kinshasa la capitale peuvent rendre ce témoignage : je suis allé avec ma femme Clarisse KOT accueillir le corps de mon frère Laurent qui venait du Zimbabwe. J’étais, ma femme et moi, le chef, de l’Etat actuel avec son frère Zoé, Sifa, Janet, et tout le groupe. Les journalistes sont témoins, nous étions ensemble, avec tous les autres. Regardez bien les images de la descente du corps de l’avion en provenance du Zimbabwe, vous me verrez j’étais en pleurs. Je pleurais, ma femme pleurait, mais juste à côté de moi, ce Monsieur avec son frère ne montraient aucun signe d’émotion, mis à part Sifa et les autres femmes qui pleuraient. Vous avez les images, vérifiez.
Les journalistes sont témoins, aucune goutte de larmes dans ses yeux. Et l’un des journalistes dont je tais le nom s’en était offusqué dans son reportage.
Non, c’en est assez !

Aucun pays au monde ne peut accepter ce que le Congo est en train d’endurer. S’il vous plaît ne pouvez-vous pas éprouver de la pitié pour nous ? Aucun pays au monde ne peut accepter cela. N’avez-vous pas eu pitié des Juifs, vous Communauté Internationale ?
Vous avez mis fin à l’œuvre d’Hitler parce qu’elle était abominablement inhumaine avec les 6 millions de la Shoa. Le Congo a atteint et franchi ce seuil macabre sans susciter aucune pitié de vous Communauté Internationale.

Aujourd’hui, après la rencontre qu’ils ont voulue appeler « Concertation nationale », il vient de libérer quelques détenus politiques. Mais KUTINO, toujours en détention, est dehors, très malade dans un hôpital de la place. Quel crime a-t-il commis ? Avait-il égorgé des Congolais ? Pour avoir tout simplement dit : « sauvons le Congo » il lui a valu ce qu’il est en train d’endurer… Parce que c’est mauvais de sauver le Congo !
Et maintenant je m’interroge au sujet d’Eddy KAPEND. N’est-il pas aussi un détenu politique ? Pourquoi va-t-il continuer à souffrir en prison ? Pour quelle raison ?
Vous, Communauté Internationale, que vous faudrait-il encore pour nous aider à déjouer le plan de ce Monsieur avec son chef de Kigali ?

Que votre réaction soit prompte, dans quelques heures, dans quelques jours, parce que c’est tout simplement insupportable.
N’avais-je pas fait comprendre dans mon point de presse du 05 décembre 2011 qu’il n’y avait pas eu élection ? Et n’est-ce pas pour qu’il n’y ait pas de désordre qu’on l’a appelé chef de l’état ?
Entre Monsieur TSHISEKEDI et lui, était-il possible de désigner un gagnant sans mettre la nation en péril ?
Personne n’avait gagné, raison pour laquelle j’avais dit autant qu’on s’asseye pour qu’il y ait dialogue entre nous Congolais, lequel dialogue a été dénaturé et proprement saccagé.

Maintenant à vous, chers compatriotes, qui servez notre pays dans les rangs de nos Forces Armées et qui avez été élevés au rang d’Officiers Généraux et Supérieurs ; particulièrement vous les Généraux, sachez que vous avez le devoir de défendre la souveraineté de notre pays et de ne pas le laisser couler.
Il est de votre devoir de ne pas vous laisser hypnotiser par le Rwanda comme le serait un cobra devant le charmeur de serpent. Vous n’avez pas été élevés à ce rang pour servir le Rwanda mais plutôt vos frères qui ne portent pas l’uniforme.
Souvenez-vous de vos pairs alors qu’ils étaient vaillants au combat, dont le Général MBUZA MABE, ils sont tous morts empoisonnés du fait du jeu dont ces gens tirent les ficelles. Vous le savez vous-mêmes, combien de Généraux n’a-t-on pas pleurés ? Tout ceci rentre dans le cadre des stratégies qu’ils ont montées et qui visent l’élimination des cadres congolais dont moi votre Serviteur.
N’ayez pas peur, vous n’avez rien à redouter d’eux ! Sachez que vous, Officiers congolais, vous êtes sous le serment de l’Eternel Dieu de par l’Etoile qui est tombée à Kabalo.
Ni les fétiches du Rwanda, ni la sorcellerie que les Congolais ont communiquée à ces Rwandais, je vous le déclare, ni même la sorcellerie dans laquelle on a plongé ce Rwandais ne peuvent rien contre vous, Officiers, qui défendez notre patrie parce que Dieu vous accorde de l’invoquer par son nom que vous connaissez.

Et comme je l’avais dit, c’est ce qui s’appelle souveraineté.
Et quand nos militaires meurent au combat pour défendre la patrie, c’est au nom de cette même souveraineté.
Regardez les nations, les unes se battent pour leur développement tandis que les autres acceptent la guerre qui leur est imposée. Elles acceptent tout pour s’affranchir de l’impérialisme.

Honte à vous Congolais, qui continuez à humilier perpétuellement votre nation pour un morceau de pain pendant que vos frères et sœurs croupissent dans la misère, regrettez-le maintenant.
Le Dieu du ciel a sifflé pour que son pays le Congo se réhabilite. Et qu’allez-vous devenir après une telle trahison ?!!
C’est vous justement qui, en soutenant les Rwandais, offrez à KAGAME l’occasion de réaliser son rêve de transformer le Rwanda en Singapour.

Un pays désertique comme le Rwanda, sans aucune ressource à part le lait des vaches, avec quoi pourrait-il réaliser son rêve ?!! Que « St Christophe » descende cet enfant, le Rwanda, de son épaule à cause de la petitesse de son territoire désertique et sans minerais.
Le Rwanda avec ce qu’il pille de nos terres en versant le sang de mes frères et sœurs, vous la Communauté Internationale, ne voulez-vous pas le stopper?
Vous le savez pertinemment bien que le Rwanda n’a aucune force avec laquelle il peut continuer à écraser le Congo.

Tout ce qui a été monté comme stratégies dans ce complot, je vous annonce que ça sera détruit et que je maudis tout ce qui constitue la force du Rwanda.
Je maudis tout parce que c’est à partir de la terre de mes ancêtres que le Rwanda est en train de s’équiper, soutenu par ceux que lui seul connaît.
Encore une fois de plus je dis : Communauté Internationale, aidez-nous à évacuer tous les Rwandais tutsis qu’on a débarqués sur tout notre territoire. Enlevez-les vite avant que l’irréparable n’advienne. Enlevez-les promptement!


Le dernier mot, alors, revient au Seigneur du ciel, à qui appartient la victoire.
Nous sommes prêts maintenant à pouvoir chanter et danser en l’honneur de l’Eternel Dieu.

JOSEPH MUKUNGUBILA MUTOMBO
Prophète de l’Eternel
Selon la prophétie qui le concerne Esaïe 18:1-3








http://manuscritdepot.com/a.freddy-monanga.1.htm

Friday, October 25, 2013

HISTORIQUE DES PEUPLES DU KIVU ET GUERRE DE L'EST

Article de CONGOFORUM.BE

A. Situation géographique

Le Kivu, région située à l’Est de la RD Congo est composé de l’actuel province du Nord-Kivu (terrain actuel de la guerre menée par Laurent Nkundabatware et les siens), la province du Sud-Kivu et la province du Maniema. C’est une immense région montagneuse, vaste de 300.000 Km2, équivalent à cinq fois le Rwanda voisin. Sa population s’évalue à plus de 12 millions d’habitants.
Le Kivu est frontalier au Rwanda, Burundi, Ouganda et Tanzanie.

B. L’argument de la persécution des minorités tutsi du Kivu

Laurent Nkundabatware se targuant d’être le défenseur d’une minorité tutsi du Congo qui serait persécutée par des congolais, nous, populations du Kivu, souhaitons éclaircir les choses, en démontrant que le Kivu a été une terre d’asile accueillante pour les communautés rwandophones (tutsi et Hutu) et que ces peuples installés au Kivu ont été acceptés, intégrés et bénéficient depuis longtemps des mêmes droits que tous les autres peuples du Congo. La misère et la souffrance qu’ils rencontreraient au Congo sont vécues de manière générale par le peuple congolais qui subit dans son ensemble, sans exception, les conséquences de la mauvaise gestion et l’incompétence de la classe politique dirigeante actuelle.
C. Evolution historique des peuples du Kivu
Laurent Nkundabatware prétend à plusieurs reprises être descendant d’un chef coutumier congolais du Kivu. Nous pensons qu’il est de notre devoir d’éclairer l’opinion mondiale afin de mettre fin à un tel mensonge. C’est pourquoi nous apporterons certains éclaircissements sur les populations originaires du Kivu, ses royaumes et chefferies, et prouver que Laurent Nkundabatware ne peut être d’aucune ascendance de ces royaumes.
Sans lui refuser la nationalité congolaise qu’il peut ou ne pas avoir acquis (Voir les procédures d’acquisition de la nationalité au Congo), Laurent Nkundabatware ne doit pas inventer pas de fausses raisons d’ascendance, ni d’exclusion, pour justifier un conflit qu’il veut mener.
La présentation des peuples originaires du Kivu se subdivisent en peuples préhistoriques et peuples implantés par la colonisation
I. Les peuples préhistoriques : Les anciens royaumes du Kivu
Beaucoup pensent que le Kivu actuel était anciennement un avec le Rwanda avant l’arrivée des colonisateurs. D’autres croient également que cette importante et riche région, aurait été un simple domaine, simple chasse gardée de la colonisation et des rois du Rwanda. Cette ignorance a encouragé des auteurs à publier des ouvrages dans lesquels des erreurs figurent, notamment, sur des noms de tribus et des territoires n’existant sur aucune carte et qui n’ont jamais figuré dans aucun rapport officiel antérieur. L’erreur de ces auteurs et chercheurs est de considérer qu’une région non étudiée est une région inexistante. La preuve : Le lac Edouard n’a été découvert par les explorateurs qu’en 1889, et le lac Kivu n’a été découvert qu’en 1894.
Depuis des siècles, le Kivu comptait des royaumes bien organisés, gérés, gouvernés et solidement défendus. Ainsi, du Nord au Sud, on en trouvait 9:
 1. Le Royaume confédéral des Bayira, appelés aujourd’hui Banande, habitant les Villes et cités actuelles de Butembo, Beni et Lubero ;
 2. Le Royaume confédéral des Bahunde composé des trois royaumes du Bwito, du Bunyungu et du Kishali. Ce royaume correspondait à la région des actuels Territoires de Masisi, Rutshuru, Goma ainsi que les territoires qui allaient jusque Kisenyi, (actuellement Gisenyi au Rwanda), Nyondo, Ruhengeri, etc. formant la province du Bugoyi dans le Rwanda actuel ; 
 3. Le Royaume des Banyanga qui correspondait grosso modo à l’actuel Territoire de Walikale ;
 4. Le Royaume du Buhavu qui correspondait aux actuels Territoires de Kalehe et de Idjwi ;
 5. Le Royaume du Bushi-Kabare et bushi-Ngweshe (les bashi) qui correspondait aux actuels Territoires de Kabare, de Walungu et une partie de Mwenga (Ville de Bukavu, Kamituga). Ce royaume tient son actuelle grande force guerrière de la longue lutte qu’il mena, sans arrêt, au cours des siècles, d’abord contre les Bahunde, ensuite contre ses propres vassaux qui tentaient de faire sécession, et enfin contre le Rwanda ;
 6. Le Royaume de l’Urega ou Lega qui correspondait aux actuels Territoires de Mwenga, Shabunda et Pangi. Ce royaume, ensemble avec les Babembe, est à l’origine de l’institution du « Bwami ». L’Urega va prêter ce terme à tous ses homologues des rives des lacs Kivu et nord-Tanganyika. Aujourd’hui la plupart des peuples de l’Est utilisent le titre de « Mwami » pour désigner leurs chefs traditionnels. Le royaume de l’Urega était le plus vaste de tous (près du tiers de tout le Kivu) et s’étendait jusqu’au Maniema. Inutile de dire qu’il était le plus craint des rois et guerriers d’outre-lac ;
 7. Le Royaume des Babembe, le long des rives du lac Tanganyika ;
 8. Le Royaume des Bavira, de la dynastie Kirunga, du nom de leur premier roi. Il s’agit des originaires des plaines du Sud du Maniema;
 9. Le Royaume des Bafuliru ou Bafulero, riverains de la Rusizi (Territoire d’Uvira) et dont un des descendants résidait sur le plateau appelé « Mulenge ». Mulenge dont le nom sera, plus tard, foulé aux pieds par le colonisateur, puis récupéré en 1976 pour enfin être exploité abusivement par ceux qui se sont autoproclamés « Banyamulenge » à la grande surprise des Autochtones et des Ethnologues.
Les multiples guerres de résistance et le phénomène « Maï-Maï »
L’histoire de ces peuples est riche en guerre, car leurs terres étaient souvent convoitées par des envahisseurs. A titre illustratif; on retient la légendaire guerre d’usure que menèrent les Bashi du Roi Kabare contre le colonisateur belge, où l’on vit , en 1901, le « lieutenant Tondeur » subir une lourde défaite; Il en fut de même de Ngyiko, Prince Hunde de Masisi, qui harcela durant 17 ans, les envahisseurs Belges et ceux du roi du Rwanda. Plus au Sud, les Babembe , avec leur Chef Kaponora, avait une armée de redoutables guerriers qui ont beaucoup fait parler d’eux. 
On peut dès lors, comprendre que cette région regorge actuellement de redoutables guerriers connus sous le nom de « Maï-Maï’ », car il s’agit d’un des berceaux naturels de la résistance congolaise aux invasions des envahisseurs.
Au stade actuel, on peut constater que des royaumes de l’époque, cités plus haut, il n’y a aucune trace d’un éventuel royaume rwandophone. On verra plus loin, au chapitre suivant, l’apparition de deux chefferies atypiques dirigées par des rwandophones, qui sont des véritables rwandais au départ.
 II. Les peuples du Kivu sous la colonisation
1. Modification administrative des royaumes existants en chefferie

Le Pouvoir colonial, à son arrivée, modifia l’organisation administrative des structures existantes. Il mit en place des divisions administratives moins importantes, dans un premier temps, sur base de la configuration géographique et orographique, et par la suite, sur base des entités rencontrées sur place. Ceci juste par commodité administrative et non par respect de l’autorité locale.
Ainsi apparaitront de nouvelles désignations des territoires comme :
le Territoire du Buhunde devenu ensuite Territoire des Bahunde-Wanyanga ; celui des Bahavu ; ainsi que celui des Banyabungo (Bashi), etc.
La réduction des royaumes en chefferie (plus petits royaumes) répond à la volonté du colonisateur de réduire le pouvoir et l’autorité des monarques intransigeants du Kivu. Le Colonisateur réduisit leur statut en de simples Chefs de tribu soumis à l’autorité coloniale. Plusieurs rois furent ainsi relégués loin de leur territoire. A titre d’exemple, celui de Kabare avait été relégué à Léopoldville (Kinshasa), celui du Bwito à Bukavu, celui des Banyanga à Kalembelembe chez les Babembe et celui de Kishali à Beni.
2. Création des « chefferies atypiques » 
Ils s’agit de chefferies créées par le Colonisteur en déplaçant des populations du Rwanda vers le Congo. Nous en citerons trois : La chefferie de Bwisha (Sud de Rutshuru), la chefferie de l’Enclave de Gishari ( Masisi) et la chefferie Hunde de Bukumu ( au Nord de Goma).
a) La chefferie de Bwisha (Sud-Rutshuru) : Cette chefferie a été la fusion des quatre anciennes entités locales : Jomba, Busanza, Gisigari et Rugari ; Ceci est même attesté par un auteur rwandophone : Mgr P. Kanyamachumbi, 1993, pp 37 et 117). Cet auteur reconnait également que « Avant et après le roi Kigeri IV Rwabugiri, les autres rois du Rwanda n’ont jamais administré cette terre et leur autorité ne s’y est jamais exercée». Le chef rwandophone est nommé, en 1922, par le Colonisateur après la relégation du chef hunde Bikamiro,
b) La chefferie de « l’Enclave de Gishari » au Masisi. Ces terres de 34.910 ha (350 Km2) ont été achetées de force aux chefs Bahunde par le Pouvoir colonial en 1939, pour y installer des immigrants rwandais fuyant la famine au Rwanda. Trois chefs se succéderont à la tête de cette entité. En aucun cas, il ne s’agira de chefs traditionnels : M. Leenaerts (1938), administrateur belge muté du Rwanda et arrivé dans cette entité en 1938 pour continuer à s’occuper des immigrés qu’il maîtrisait déjà depuis le Rwanda. En 1940, M. Leenaerts est remplacé par le Chef Bideri, venu du Rwanda, et Bideri sera lui-même remplacé, en 1941, par un autre chef rwandais, Buchanayandi. Cependant, en 1957, les Hunde récupèrent leur entité de Gishari et obtiennent sa réintégration dans la chefferie hunde de Kishali. Le « Gishari » entité créée par le Colonisateur belge n’aura donc duré que 17 ans.
c) la chefferie hunde de Bukumu, au-dessus de Goma. Il s’agit d’une chefferie typiquement hunde, mais à population très mélangée. Un chef traditionnel hunde voit la population de son entité devenir fortement mélangée avec une majorité de rwandophones ;
 Le plan d’occupation et d’annexion du Kivu par le Rwanda
De part ces faits historiques, on constate que les populations rwandophones qui se trouvent au Kivu proviennent soit de la transplantation coloniale, soit de l’immigration causées par les multiples guerres et famines du Rwanda.
On constate que ces peuples ont été intégrés et acceptés, au départ par la force, mais par la suite les populations locales les ont tolérés dans un élan de solidarité africaine. Ils ont pu être hissés, par le colonisateur, à la tête de chefferies, comme indiqué plus haut. Les Tutsi, c’est vrai, ont eu moins de chance avec la chefferie de « Gishari », à la tête de laquelle ils n’avaient pas fait long feu.
Toutefois, progressivement ils ont accédés, au même titre que les congolais à divers autres postes de responsabilités tels que juges de paix, directeurs d’entreprises, fonctionnaires publics, etc.
Ces mouvements des populations rwandophones vers le Kivu n’avaient jamais posé de problème de cohabitation avec les autres populations du Kivu, jusqu’ en 1959, avec l’arrivée massive des Réfugiés Tutsi, à la suite de la victoire des Hutu aux élections du Rwanda.
Installés, avec l’aide de l’ONU, dans cinq Camps de réfugiés (Bibwe et Ihula au Nord-Kivu, Katobo, Lemera et Mulenge au Sud-Kivu), ils vont immédiatement se livrer à des intrigues et se mêler de la politique du pays d’accueil. D’ailleurs, Les responsables du HCR, Croix Rouge et ONUC (Mission de l’Onu au Congo), en 1961, désapprouvent cette attitude des réfugiés tutsi. Leur document en annexe « AVIS AUX REFUGIES RWANDAIS » est sans équivoque là-dessus (x)
Ensuite, progressivement, la plupart de ces réfugiés tutsi quitteront clandestinement les camps et s’installeront dans les villages et villes du Kivu.
En 1964 les Tutsis procèdent à la revendication d’un « octroi automatique » de la nationalité congolaise ; ce qui engendrera un conflit sanglant, appelé Kanyarwanda, c'est-à-dire, l’émancipation par les armes des originaires du Rwanda, Tutsis et Hutus. Ce conflit prendra fin en 1965.
Les années de calme se succèderont. En 1976, les réfugiés tutsi se fabriquent l’ethnie des Banyamulenge, Mulenge étant un des territoires des Bafulero ayant accueilli des réfugiés tutsi fuyant le Rwanda, en 1964.
Le 20 juin 1981, d’autres rwandophones du Congo rédigent une pétition dénommée « Populations originaires du Rwanda au Zaïre » réclamant l’autodétermination du Kivu, adressée au Secrétaire général de l’ONU. C’est-à-dire sa sécession et son détachement de l’ensemble du Congo. Attitude qui n’aboutira pas, et qui sera très mal perçue par les congolais et la Communauté Internationale.
Entre 1990 et 1994, une grande partie de jeunes tutsis établis au Congo retournent au Rwanda rejoindre la rébellion de Kagame, composés d’autres tutsis réfugiés en Ouganda et dans d’autres pays de l’Afrique de l’Est. 
Ils renverseront le régime hutu au Rwanda. Après cette victoire, la nouvelle armée rwandaise, majoritairement tutsi envahit le Kivu, prétextant être à la poursuite des hutus responsables du génocide rwandais, en fuite massivement au Kivu, et installés dans des camps de réfugiés le long des frontières avec le Rwanda.
Il s’en suivra les massacres des hutus dans les camps des réfugiés au Congo. Une fois les réfugiés hutu contrôlés, l’armée rwandaise reste au Kivu et procède par la suite à des massacres des peuples du Kivu farouchement opposés à l’occupation rwandaise. Le bilan est connu plus de 1.800.000 déplacés dans le Congo et de réfugiés congolais dans les pays voisins comme le Burundi, la Tanzanie, la Zambie et l’Ouganda. Le nombre de victimes quand à lui s’élève à plus de 5.000.000 de morts. Pour nous, il s’agit d’un génocide perpétré au Congo et qui doit être reconnu au niveau international.
Les populations du Kivu continuent à dénoncer ce plan dont la mise en place a commencé depuis des décennies, et Laurent Nkundabatware et ses milices sont aujourd’hui les acteurs rwandais chargés de réaliser cette œuvre macabre.


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Sunday, October 20, 2013

DEPUIS QUAND EXISTE - T- IL DES "TUTSIS KONGOLAIS" ?

Article du journaliste Kwebe Kimpele

Les Congolais, les prétendus experts et les pseudo  spécialistes du Congo utilisent abondamment l’expression “Tutsis congolais” sans se rendre compte de cette étrange association.
D’un côté, ils emploient une référence ethnique à savoir les Tutsis. De l’autre, ils utilisent une identification nationale c’est-à-dire les Congolais. Puis, ils les mettent côte à côte. Cette juxtaposition de deux notions étrangères l’une de l’autre est un procédé absurde et n’est rien d’autre qu’une pure aberration sémantique. Personne, parmi les érudits qui éructent et vocifèrent à longueur de journée sur la tragédie congolaise, n’a jamais mesuré l’étendue de cette erreur, source de tant de malentendus aussi bien politiques qu’historiques. Les expressions “Mungala français”, ou “Kasaïen espagnol”, ou “Muluba canadien” ainsi que “Mutetela américain” , revêtent-elles un sens ? Si oui, il faudra me l’expliquer. Dans le cas contraire, il faut arrêter de profaner le passé de notre pays.

Les destins du Rwanda et du Burundi ont été brièvement associés à celui du Congo après la défaite de l’Allemagne en 1918. Avant cette date, les trois entités étatiques et leurs populations respectives ne pouvaient pas être confondues les unes avec les autres et l’expression “Tutsi congolais” ne recouvrait aucune réalité. Du reste, le Rwanda, en tant qu’Etat, a existé plus de 250 ans après la création de l’EIC, Etat indépendant du Congo et propriété privée du roi des Belges Léopold 2. Mais surtout, le Rwanda, ses terres et toute sa population, Tutsis et Hutus confondus furent, bien avant le Congo, assujettis à la colonisation allemande.
Après les indépendances des trois pays au début de la décennie 1960, chacun d’eux, avec sa population, a repris la marche normale de son histoire. Il faut également prendre en compte le fait fondamental suivant: chaque Congolais d’origine descend forcément de parents membres d’une ethnie dont les terres furent confisquées et fusionnées pour former la superficie de l’Etat Indépendant du Congo (EIC), État indépendant du Congo à l’issue de la conférence internationale de Berlin qui s’est clôturée le 26 février 1885.
Pas un centimètre carré du Rwanda, à l’époque colonie de la puissante Allemagne, ne fut annexé par l’EIC et pour cause !! Qui aurait pu oser porter atteinte aux intérêts coloniaux de l’Allemagne à la fin du XIXe siècle en violant un morceau de terre de l’une de ses colonies africaines ? Ni la France, ni l’Angleterre, ni le Portugal et, a fortiori, ni un homme seul en la personne du roi Léopold 2, propriétaire privé et exclusif de l’EIC qui, de surcroît, avait eu besoin du soutien et du parapluie allemand pour obtenir la reconnaissance internationale de ses titres de propriété sur son immense domaine foncier en Afrique centrale. Peut-on imaginer un seul instant l’ancien monarque belge convoiter les terres et les populations, tutsies et hutues confondues, de son hôte et protecteur allemand ?


Les populations bantous congolaises, frontalières du Rwanda comme les Hunde, les Havu, les Bashi, les Nande, les Tembo, les Nyanga ont souvent lutté, bien avant l’irruption des Européens et de la colonisation mais aussi après, contre les tentatives d’invasion et d’occupation de leurs terres par les bami rwandais (pluriel de mwami, signifiant roi ou empereur), tous des Tutsis. Il faut savoir que les Tutsis, peuple de pasteurs nomades descendus derrières leurs troupeaux de vaches aux grandes cornes depuis les hauts plateaux d’Abyssinie en direction des verts pâturages des pays des grands lacs africains, ne possédaient par conséquent ni terre, ni culture, ni langue propre.
Au cours de leur transhumance pastorale vers le sud, les “cow boys” tutsis découvrirent les riches pâturages des collines du Rwanda et du Burundi, à l’époque propriétés exclusives des Hutus.
Par la ruse, usant également du charme de leurs filles, les Tutsis, représentant une infime minorité, parvinrent à éliminer les dynasties royales hutues, à s’emparer du pouvoir et à régner par la terreur et les meurtres systématiques sur la majorité hutue des populations rwandaise, burundaise et même ougandaise. Les premiers martyrs chrétiens ougandais comme Charles Lwanga, Kizito et leurs infortunés compagnons brûlés vifs sur des bûchers, furent tous des hutus.

Mais, lorsqu’on est une minorité, on ne domine pas impunément ni éternellement une majorité. Tôt ou tard, celle dernière se réveille, prend conscience de sa situation d’injustice, se révolte et déclenche des représailles contre la minorité. C’est ce qui s’est passé au Rwanda en 1962 lorsque le Hutu Grégoire Kayibanda perpétra un coup d’Etat contre le pouvoir tutsi en place à Kigali depuis l’abolition de la monarchie. On sait que les Tutsis ont attendu une une trentaine d’années pour récupérer le pouvoir, d’abord en octobre 1993 avec l’assassinat du président hutu burundais Melchior N’dadaye, ensuite le 6 avril 1994 avec le double assassinat des présidents hutus rwandais Juvénal Habyarimana et burundais Cyprien N’taryamira. Trois chefs d’Etat, tous des Hutus, liquidés en l’espace de six mois. Difficile de faire mieux.
D’où la question qui tue: depuis quand existe-t-il des “Tutsis congolais”, c’est-à-dire une ethnie tutsie rwandaise installée légalement et historiquement sur les terres congolaises, qui fut donc forcément assujettie naguère à l’EIC, si ce n’est dans l’ignorance des experts et des spécialistes ? De 1918, année de la défaite allemande, mais aussi du placement du Rwanda et du Burundi (à l’époque appelé Urundi) sous mandat de la Belgique par la SDN, Société des nations et ancêtre de l’ONU, jusqu’en 1960, année de la dissolution du “Congo belge et du Rwanda-Urundi”, il s’est passé 42 ans seulement. Quand situe-t-on l’hypothétique naissance naturelle, légale, légitime ou miraculeuse d’une ethnie tutsie rwandaise sur le territoire congolais ? Peut-être, s’agit-il d’une génération spontanée ?
D’une espèce de “Deus ex machina ?. Qui peut répondre à cette question ?
Pendant les 52 ans de la colonisation belge, les indigènes congolais furent légalement et administrativement séparés des Rwandais et des Burundais. Impossible de les confondre et la notion de “tutsi congolais” relevait d’une pure utopie. De toutes les façons, elle n’existait nulle part. De même, la notion de “hunde rwandais”,” rega rwandais”, “bashi rwandais” ou de “nande rwandais” fait doucement sourire parce qu’elle n’as aucun sens. Pourquoi celle de “tutsi congolais” en aurait-elle ? Du reste, après la défaite allemande à l’issue de le Première Guerre mondiale, l’ensemble s’appelait “Congo belge et Rwanda-Urundi” et non pas “Congo et Rwanda-Urundi belges”. La confusion et le mélange des genres sont nés après 1960, c’est-à-dire, après les indépendances des trois pays, au seul profit des Tutsis rwandais. Pourquoi, étant donné qu’ils sont majoritaires au Rwanda, ne parle-t-on pas “Hutus congolais” ? Pourquoi tous les Rwandais occupant de hautes fonctions dans l’appareil de l’Etat congolais depuis la victoire de l’AFDL le 17 mai 1997 sont-ils exclusivement des Tutsis ? Pourquoi tous les dirigeants politiques bantous congolais, mais aussi tous les généraux et officiers supérieurs bantous congolais ayant fait partie de la prétendue Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo sont-ils tous morts de manière violente ? Les rescapés ne doivent d’être encore en vie que grâce à l’exil. Cherchez les coupables .
Le moment arrive où il faudra aborder cette question de fond pour forcer au silence tous les imposteurs qui s’agitent sur la scène où se joue la tragédie congolaise.
Qu’il puisse exister des Tutsis ayant acquis la nationalité congolaise en respectant la législation congolaise en la matière; c’est tout à fait imaginable.
Mais que des Tutsis puissent revendiquer, sous la fallacieuse identité de “Banyamulenge”, Banya-uvira”, Banya-bushi”, “Tutsis congolais” ou de “Rwandophones”, voilà mes chers frères, une insulte à l’intelligence et à la mémoire des Bantous congolais. Finalement, qui a été l’objet d’un génocide en 1994 au Rwanda ?
Des 800.000 Tutsis vivant dans ce pays avant les tueries inter ethniques, la chronique de l’actualité affirme, contre toute logique arithmétique, qu’on en aurait trucidés un million !! Mais alors, d’où viennent les Tutsis qui, depuis 1994, se sont emparés du pouvoir aussi bien au Rwanda qu’au Congo ? Jusques à quand la mystérieuse “Communauté internationale” et les Tutsis prendront-ils le reste de l’humanité pour des “canards sauvages” ?

PS:
Désormais, parler de “tutsi congolais” est devenu normal alors qu’en réalité, c’est une aberration, une absurdité, un déni de l’histoire et une insulte à la cause des Bantous congolais. C’est une pure fiction. Les Tutsis, en tant que communauté ethnique, ne possèdent pas un centiare de terre au Congo. A ce propos, il est vraiment étrange qu’on n’entende jamais parler de “hutus congolais” alors qu’ils sont plus nombreux. Personnellement, je n’ai jamais enregistré, nulle part, l’expression “Hutus congolais”. Et vous ? C’est étrange, n’est-il pas ? Comment expliquer cette absence alors que les Tutsis, 800.000 avant le génocide, ont été, paraît-il, exterminés au nombre d’un million !! De leur côté, les Hutus, 5.800.000 avant les massacres inter ethniques, et qui ont été massacrés au nombre de de deux millions 300.000 selon l’ONG belge SOS Rwanda-Urundi, n’ont jamais revendiqué la nationalité congolaise et n’ont jamais posé de problème majeur de cohabitation avec les Bantous congolais!

Extra from FREMONSA:
En 1927, le gouvernement du Congo-Belge se proposa de créer un mouvement massif de peuplement du Kivu par des Rwandais sur des terres qui appartenaient deja à d'autres peuples de la region. Mais le projet n’aboutit qu’en 1936 par une action qui transplanta dans les Gishari, entre Sake et les Lacs Mokotos, dans le territoire de Masisi, environ 25.000 personnes.
C'est à cause des sécheresses répétées, suivies de famines, qu'a connu le Rwanda pendant une longue periode de 1890 à 1931.
L’opération fut suspedue en juin 1945 pour saturation.(…)

Sur le meme sujet:
HISTORIQUE DES PEUPLES DU KIVU ET LA GUERRE DE L'EST
LE M23: INSTRUMENT OU PARTENAIRE DES PRESIDENTS DE LA CPGL?

http://manuscritdepot.com/a.freddy-monanga.1.htm
 

Thursday, December 20, 2012

UN ZAIROIS AMBASSADEUR DU RWANDA A PARIS-FRANCE.

 
Article de Freddy Monanga

Nous avons été surpris de voir sur une chaine Française un visage qui ne nous est pas inconnu. Ce visage, selon les journalistes qui lui posaient des questions, était celui de l’Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la république du Rwanda en France.
Ambassadeur Jacques Kabale
C’est monsieur Jacques Kabale qui est cet ambassadeur Rwandais. Mais pourquoi sommes nous surpris, s’interroge le lecteur ?
Tout simplement parce que jadis, nous connaissions cet homme comme étant un citoyen Zaïrois. Un Zaïrois de « Bukavu » qui a fréquenté le Collège Alfajiri (ex Notre Dame de la Victoire) à Bukavu.
En Belgique, Kabale Jacques est un boursier Zaïrois qui poursuit ses études. Il vit, étudie, socialise, au royaume de Belgique comme citoyen Zaïrois du Kivu, de Bukavu.

Au numéro 30 de la rue Marie de Bourgognes à 1000 Bruxelles, en Belgique, son Excellence monsieur l’ambassadeur Kimbulu Moyanso Wa Lokwa Jean-Pierre et tout le personnel de l’Ambassade du Zaïre le connaissent comme étudiant boursier Zaïrois. Il s’y rend régulièrement, a l’ambassade du Zaire, pour sa bourse et autres documents administratifs tel que le passeport, etc.
Donc, monsieur l’étudiant Jacques Kabale est connu comme étant un bénéficiaire bénéficiant d’une bourse Zaïroise et comme un citoyen Zaïrois.
Leur Excellence, monsieur Mova Sakani, l’actuel ambassadeur de la République Démocratique du Congo en Belgique, peut nous apporter la preuve facilement. Il lui suffit de fouiller dans les archives des étudiantes boursiers.

Mais ce qui nous attriste et nous révolte, c’est la manière dont ce monsieur parle de la RDC et des Kongolais ; avec dédain, comme si les Kongolais étaient des pestiférés, et avec arrogance. Alors que la RDC l’a nourrit, la RDC a payé ses études, la RDC l’a traité comme un de ses fils, leur Excellence Jacques Kabale ignore les habitants de cette terre accueillante et se range du cote de ceux qui tuent les Kongolais chaque jour, en minimisant les millions de morts Kongolais et en niant les responsabilités Rwandaises universellement connues.

Ce n’est pas un cas isolé, il y en a plusieurs. Nous pouvons aussi citer ici monsieur Manzi Bakuramutsa. Un autre Zaïrois (Kongolais) du « Kivu » qui a bénéficié et qui a profité de tous ce que le Zaire pouvait lui offrir en tant que citoyen Zaïrois pour son émancipation. Il était Zaïrois et en tant que tel, il a eu à occuper des hautes fonctions dans l’internationale pour le compte du Zaire. En 1994, lorsque le FPR de Kagamé Paul prend le pouvoir à Kigali, Manzi Bakuramutsa est un haut fonctionnaire Zaïrois auprès du PNUD (Programme des Nations Unis pour le Développement). Quelques jours après que le FPR de Paul Kagamé se soit installé au pouvoir à Kigali, Manzi Bakuramutsa devient Rwandais et Kagamé fait de lui l’ambassadeur du Rwanda auprès de l’ONU d’abord, puis en Belgique et enfin en Israël.


Automne 1996 les banyamulenge, dans les montagnes Kivutiennes, prennent les armes pour revendiquer leur nationalité Zaïroise. Au même moment, sur différentes chaines de télévisions Belge, à l’heure du JT, un homme s’adresse aux téléspectateurs avec une carte géographique de la région des grands lacs Africain dans le font : C’est l’ambassadeur du Rwanda en Belgique, leur Excellence Manzi Bakuramutsa, qui explique aux téléspectateurs que le grand Kivu appartiendrait au Rwanda et qu’il serait absolument impératif et urgent de convoquer une sorte de conférence de Berlin bis afin de revoir les frontières des états Africains et spécialement celle entre le Rwanda et le Zaire dans le but d’annexer au Rwanda les provinces Kongolaises du Nord Kivu, Sud Kivu et une partie du Maniema.

Voila comment ceux qui se font appeler « Banyamulenge au Sud-Kivu » et « Banyabwisha au Nord-Kivu » remercient le pays (et les peuples) qui les accueillent depuis un peu plus de quatre vingt dix années.
Ce sont les Tutsis venus du Rwanda à peu près entre 1920 et 1974 (les grandes vagues).

Pour nous les Kinois, nous n’avions jamais entendu parler de Banyamulenge ou Banyabwisha. Nous les appelions Zaïrois du Kivu tout court, sans nous soucier ou chercher à savoir exactement de quelle tribu ou ethnie. A Kinshasa, ces « Kivutiens » étaient tous des nantis. Ils occupaient des hautes fonctions dans les entreprises nationales ou para-étatiques. Ils occupaient des hautes fonctions réservées aux Zaïrois (Kongolais) dans les organisations internationales puisqu’à Kinshasa ils étaient considérés comme Zaïrois. Dans le commerce, ils réussissaient scandaleusement avec la complicité de certaines autorités Zaïroises parce qu’ils ne payaient pas les taxes et tout les autres frais liés au commerce.

A la prise du pouvoir au Rwanda par Paul Kagamé et son FPR/APR en 1994, la communauté des exilés Tutsis en RDC (ex-Zaïre) est celle qui a le mieux réussi de toutes les communautés des exilés Tutsis dans le monde. Au Zaire de Mobutu, ils ont eu accès à différentes bourses d’études universitaires. Bourses du gouvernement Zaïrois, bourses de coopérations bilatérale entre le Zaire et les pays dits développés. Ainsi des milliers parmi eux sont des diplômés des Universités Kongolaises, Belges, Françaises, Canadiennes, Américaines, etc.

Et aujourd’hui, ces hommes et ces femmes que les Kongolais ont allaité, lavé, réconforté, hébergé, entretenu, instruit, encouragé et intégré dans leur société, se rangent dans le camp de ceux-là qui sont en train de commettre un GENOCIDE (HOLOCAUST) en RDC des Kongolais. Ils applaudissent et participent activement à ce GENOCIDE des Kongolais. Ils parlent des Kongolais avec haine et dédain comme si ces derniers étaient de la matière fécale.

De toute les communautés Tutsis vivant en RDC, il y en serait certaines qui n'auraient quasiment aucun problème avec les différents peuples autochtones. C’est celles qui ont été ramenées de leurs villages du Rwanda et du Burundi pour travailler dans les mines du Congo par la société minière Mines des Grands Lacs (MGL) dans les années 30. Ces derniers sont bien intégrés au sein de la société Congolaise dans les camps des entreprises minières de Lugushwa, Kalima, Kamituga, Luntukulu, etc.

Nous tenons à préciser que les Kongolais n’ont jamais planifié, élaboré et mis en œuvre un plan de massacre des Rwandophones, Tutsis ou Hutu confondus. Ce qui s’est passé en 1994 au Rwanda, n’a rien à avoir avec les Kongolais et les Kongolais n’ont rien à avoir avec cette tragédie en question.

Si le feu Marecheval Mobutu avait permit aux millions de Hutus de traverser la frontiere et d’entrer au Zaire en 1994, c’es t parce qu’il avait subit des tonnes et des tonnes de menaces, de pressions de la part des gouvernements et des présidents Européens et Nord Américains. Même le gouvernement dirigé a l’époque par le premier ministre Zairois Léon Kengo Wa Dondo et le parlement de transition avaient été catégorique : NON a la traversée des Hutus vers la Zaire car ne disposant pas de moyens Humains, financiers, techniques pour gerer cette masse importante d'hommes, de femmes et d'enfants. Mais l’ONU et la dite communauté Internationale ont obligé Mobutu à redevenir dictateur afin de donner son ordre que l’on laisse passer tous les Hutus au Zaire. Le résultat fut la plus grosse et horrible catastrophe humanitaire que le monde n’est jamais connu.

Les Kongolais prennent actes de cette haute trahison de la part de ceux qu’ils croyaient être leurs frères. Non pas seulement pour les avoirs hébergé et entretenu mais surtout parce que les Kongolais ont toujours pensé que leurs voisins du Rwanda, du Burundi et de l'Uganda étaient d’abord et avant tout des Frères Africains.

Les Rwandophones (Tutsis et Hutus) acceuillis au Kongo qui se font appeler depuis la fin des annees 70s les Banyamulenge, les Banyabwisha, et consort, sont entrain de jouer à un jeu dont ils croient connaître les règles et maitriser la pratique. Mais la Verite est qu'ils sont les instruments et les pions de quelques choses qui les dépassent. Lorsque le TOUT va se retourner contre eux (c’est comme cela que ca fonctionne), il n’y aura pas assez de larmes sur cette terre des Hommes pour pleurer les peuples Rwandophone. Ce n'est qu'une Verite historique.

En guise de Conclusion, nous préférons faire parler un Rwandais Tutsi.

C’était en Aout 2002, à l’Université Libre de Kigali, le général James Kabarehe, Chef d’Etat Major de l’armée Rwandaises dit ceci :
Les banyamulenge n’existent pas. Les prétendus banyamulenge sont, en réalité, des rwandais. Car, ils parlent le kinyarwanda et ont la culture rwandaise.
Ce jour la était à ses cotes, Charles Murigande et Azarias Ruberwa, James Kabarebe a enchaîné, confondant pour ainsi Azarias Ruberwa: qu’on ne peut pas se nommer d’un nom d’une colline : Mulenge. Banyamulenge signifie habitants de cette colline. C’est comme si on disait : « Banya mont Kigali » pour designer les habitants du mont Kigali. Ce n’est donc pas une nationalité.
Le chef d’Etat-major de l’APR a renchéri et déploré, selon ses propres termes: “ l’opportunisme et complexe de nationalité “ de prétendus Banyamulenge.

L’histoire nous montre qu'aucune chefferie ne porte le nom d'une tribu Rwandophones. Dans les Kivu, toutes les chefferies portent les noms des tribus ou des clans qui y habitent. Tous les Rwandophones sont venus habités sur les territoires appartenant aux autres peuples-ethnies ; et avant 1920, il n'existait aucun Mwami régnant d'origine Rwandophones sur le territoire Kongolais.
 

http://manuscritdepot.com/a.freddy-monanga.1.htm