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Thursday, June 6, 2013

LA R.D. du CONGO - UN PAYS, UNE NATION OU UN ESPACE INTERNATIONAL? (IIeme PARTIE)

Au Ministere de la Défense Nationale et Anciens Combattants il y a l’EUSEC et l’EUPOL.L’EUSEC est la mission de l’Union Européenne d’assistance à la sécurité, elle est chargée de la réforme du secteur sécuritaire en RDC.
L'EUPOL RD CONGO est une mission de l'Union européenne d’aide, d’encadrement, d’appui et de conseil aux autorités de la République Démocratique du Congo pour la Réforme du Secteur de Sécurité (RSS) dans le domaine de la Police et de son interface Justice.
Les conseillers de l’EUSEC déployés à l’Est du pays ont supervisé pendant un moment les paiements mensuels de la solde des militaires [pourquoi seulement l’est ?] et ils aident les autorités Congolaises à la mise en place de mécanismes permettant d’assurer une plus grande transparence des flux financiers dans l’armée. Il y aussi des stages de formation des militaires-officiers Congolais sur la gestion financière et les ressources humaines

L’EUSEC  a participé et au recensement biométrique des militaires, réalisé par les FARDC, qui constitue la pierre angulaire de la réforme de l’administration des personnels et des finances, sans oublier la distribution des cartes d’identité militaires.
L’EUSEC a permit aux FARDC de remettre sur pieds, après une interruption de 24 ans, l’Ecole d'Administration à Kananga avec une infrastructure totalement rénovées.
Elle a soutenu (cela veut poliment dire qu’elle a donné de l'argent) la réouverture de l’Ecole de formation des sous-officiers de Kitona et ainsi que l’Académie Militaire à Kananga conjointement avec la Coopération militaire française et le Programme de Partenariat Militaire Belge.
N’oublions pas la mise en place d’un réseau informatique territorial qui permet de connecter Kinshasa aux principaux sites et aux Etats-majors des régions militaires. Ce projet a été financé par l’UE et ses États membres à hauteur de 3,5 millions d’euro.

Nous pouvons lire ceci dans la publication officielle de l’EUSEC :
 En étroite collaboration avec les autres acteurs de la communauté internationale, EUSEC RD Congo apporte un soutien concret dans le domaine de la réforme du secteur de sécurité en RDC. Elle fournit conseil et assistance directement aux autorités congolaises compétentes. Des conseillers travaillent avec les autorités militaires à Kinshasa depuis juin 2005 et ils ont été déployés dans les états-majors de plusieurs régions militaires depuis janvier 2006.
Il concerne notamment les aspects liés à la solde des militaires, aux effectifs de l'armée, à l'autonomie de la chaîne financière, au soutien administratif et logistique des brigades, au fonds de ménage, à la question des dépendants, retraités et réformés, la formation du personnel militaire en gestion financière ainsi qu'à l'audit au sein des services pour une meilleure gestion des fonds alloués aux forces armées.

L’EUSEC travail en collaboration directe avec le Ministère de la défense, le Secrétariat Général du ministère de la défense, l'Etat-major Général des FARDC, les Etat-major des différentes forces, les Régions militaires, les brigades jusqu'aux bataillons

La mission EUPOL RD CONGO dispose d’expertises techniques policières et civiles dans les domaines de la police et de la justice civile pénale, mais aussi dans des domaines transversaux de la Reforme du Secteur Sécuritaire, notamment les droits humains, les droits des enfants dans les conflits armés, le genre et l’égalité hommes-femmes. Lancée en 2007, EUPOL RD CONGO dispose d'un mandat défini par les 27 Etats-membres de l'Union européenne. Elle est déployée à Kinshasa et à Goma (Nord-Kivu).

La mission EUPOL RD CONGO a succédé à la mission EUPOL Kinshasa. Réalisée entre avril 2005 et juin 2007, EUPOL Kinshasa a été la première opération civile menée en Afrique dans le cadre de la Politique Européenne de Sécurité et Défense (PESD). Le but de la mission EUPOL Kinshasa était de soutenir l’Unité de Police Intégrée (UPI) - qui a été mise en place avec le soutien de l'UE - de la Police Nationale Congolaise à Kinshasa, pendant la période électorale de 2006.
Depuis octobre 2009, EUPOL RD CONGO dispose d’une expertise dans le domaine de la lutte contre l'impunité et les violences sexuelles.
La réforme du secteur de la sécurité, de la police et de l’armée, par ces deux structures non-Kongolaises signifie tout simplement l’implication jusque dans l’os, de l'UE et les Ambassades des Etats membres de l’UE (et par conséquent de l’OTAN) dans les secrets de la défense nationale et du dispositif sécuritaire national. La RDC est toute nue face à ses ennemis et ses prédateurs.

Au Ministère du Budget il y a le REGED qui est le Réseau Gouvernance Economie et Démocratie, anciennement Réseau des Organisations Partenaires de l’IFES (ROPI). Il forme les agents de l’état, les cadres de l’administration publique, les membres du gouvernement, les mandataires de l’état, les élus du peuple, les membres de la société civile,  les professionnels de certains corps de métiers, sur la transparence budgétaire. Il travail avec le gouvernement Congolais et une grande parties des institutions publiques Congolaises dans le but d’améliorer la transparence budgétaire, parce qu’en RDC il y a une absence totale de publications de la plupart des informations budgétaires par les institutions publiques.
Selon l’OCDE L'Organisation de Coopération et de Développement Economiques la transparence budgétaire est entendue comme étant le fait de faire pleinement connaître au public en temps opportun et de façon systématique l’ensemble des informations budgétaires
C’est le REGED qui, en réalité, valide les différents budgets de l’état. Le REGED c’est le PNUD dans le quotidien des budgets étatiques de la RDC.

Au ministère des Finances, nous avons oublie de vous présenter dans notre première partie, le BCMI qui est le Bureau de Coordination des Marches et Infrastructures.  Le BCMI existe depuis le mois de Mai 2003. Contrairement au BCECO, qui a une personnalité juridique et signe les contrats avec les entreprises, le BCMI n’a pas de personnalité juridique et ne peut donc pas signer de contrats. C’est le Ministre des Finances qui le fait.
Le BCMI gère les projets d’investissements financés par la Banque Mondiale, dans le cadre du PMURR, dans le domaine d’infrastructures suivant : Les infrastructures portuaires, l’électricité, l’eau, les ponts et les routes. Ils travail avec 14 entreprises publiques a savoir : le GET (Groupe d’Etudes des Transports), la RVM (Régie des voies maritimes), la RVF (Régie des voies fluviales), le METTELSAT, l’ONATRA (Office national des transports), la SNCC (Société nationale des Chemins de fer du Congo), l’Office des routes, l’OVD (Office des Voiries et Drainage), le PNA (Programme national d’assainissement), le CNPR (Comité nationale de prévention routière), la REGIDESO, la SNHR (Société nationale d’hydraulique rurale), le CNAEA (Comité national d’Action de l’Eau, de l’Assainissement), la SNEL (Société nationale d’électricité).

Au Ministère de l’Enseignement, Primaire, Secondaire et Professionnel il y a l’UGCP-PARSE qui est l’Unité de Gestion et de Coordination du Projet PARSE (Projet d'Appui au Redressement du Secteur de l'Education). Elle a en charge l’amélioration de la qualité de l’enseignement primaire dans les écoles publiques et privées agréées.
Les objectifs spécifiques de l’UGCP-PARSE sont les suivants :
- Fournir au pays une assistance afin d’éviter toute détérioration ultérieure de la fourniture des services essentiels dans le domaine de l’enseignement primaire.
-Préparer le terrain pour le développement et le financement durables du secteur afin de faciliter la coordination des donateurs et la transition future vers un programme couvrant l’ensemble du système éducatif. A cet effet, ces objectifs ainsi définis s’articulent essentiellement autour de quatre composantes, et dans le but d’atteindre ses objectifs, le projet possède un budget de 150 millions de dollars américains pour ses quatre composantes dont :
Composante 1 : Faciliter l’accès et favoriser l’égalité des chances à l’école primaire. (104,52 millions USD)
Composante 2 : Améliorer la qualité de l’enseignement primaire. (28,76 millions USD)
Composante 3 : Renforcer des capacités institutionnelles et financière du secteur de l’éducation. (5,06 millions USD)
Composante 4 : Coordination et gestion du projet. (11,17 millions USD)


Il y a encore d’autres agences internationale d'exécution telle que : l’unité de gestion de projet SAPMP,  l’UCP, L'UEPN-DDR, le PNMLS, la CTB, etc.….
Malgré le fait que ces agences pillulent comme des champignons, la RDC se porte de plus en plus mal. Les Kongolais ont même l’impression que ces agences d’executions sont comme des sangsues qui suce toute la vitalité de la RDC.

Le lecteur sait-il que depuis le 28 Février de cette année, la REGIDESO est contrôlée et gérée par des Sénégalais. L'appel d’offre a été organisé par la Banque mondiale et c’est par le capital-investisseur ECP que Finagestion remporte le contrat du secteur public de distribution d'eau de la République démocratique du Congo. Une des filiales de Finagestion est la Sénégalaise des Eaux (SDE), une société de production et de distribution d’eau.
(a suivre)
Freddy Monanga (Code243 TV NEWS)

Sunday, June 2, 2013

LA R.D. du CONGO - UN PAYS, UNE NATION OU UN ESPACE INTERNATIONAL? (Iere PARTIE)

  Article de FREMONSA
Nous avons constaté qu’au stade actuel, la République Démocratique du Congo n’est pas capable d’imposer ni d’affirmer sa souveraineté au niveau internationale tant sur le plan diplomatique, sécuritaire, militaire, économique et technologique. Cela est du à  l’état actuel de son leadership suprême ainsi que la manière dont ses élites gèrent la chose publique ; sur base des faits sur le terrain nous pouvons affirmer que la jauge de la RDC est dans le rouge depuis longtemps.

En effet, depuis quelques années, ce vaste pays au centre de l’Afrique est redevenu ce qu’avait prévu l’Acte de la conférence de Berlin du 26 Février 1885,  c'est-à-dire : un espace ou tout les puissants de ce monde peuvent y exploiter les autochtones, le sol, le sous-sol, y pratiquer librement leur commerce et enfin, y choisir et y fabriquer les dirigeants en lieu et place des vrais dirigeants qui avaient par la force des armes, après des longues luttes de résistances avec des armes rudimentaires, abdiqué et furent contraint de céder leur autorités au rois des Belges en signant chacun avec son propre sang l’acte de soumission, les fameux traités de cession de souveraineté.

Et pourtant, "la République Démocratique du Congo est la plus belle fille de l’Afrique, tout le monde à besoin d’elle pour évoluer." Ce sont les propos tenus par le journaliste et enseignant de journalisme Camerounais, Benjamin Nyoum,  lors d’une émission Sans Rancune sur VoxAfrica. Malheureusement, cette belle fille se porte très mal. Ce grands pays au centre de l’Afrique est en train d’agoniser malgré ses richesses et ses differentes ressources d’une valeur inestimable. Nous dirons plutôt ; le peuple Kongolais agonise. Tous les indicateurs sociaux sont au rouge. Chaque jour qui passe contribue à la détérioration de la qualité de vie quotidienne des Kongolais.

En dépit du fait que la RDC ait une très longue tradition minière, l’exploitation de ses richesses minières ne profitent pas aux populations mais sont par contre la source de leurs malheurs actuels (les massacres des populations, les mutilations des appareils génitaux des Kongolaises, la corruption, les évasions des ressources financières locales, la pollution, la misère extrême, ...)

Selon le dernier Indice de Développement Humain (IDH) Congolais du Rapport Mondial sur le Développement  Humain (RMDH) du Programme des Nations Unies pour le Développement(PNUD), le Congo Démocratique occupe, pour la deuxième année consécutive, la dernière place sur 186 pays. Ce rapport, comme tous les précédents rapports sur le développement humain du PNUD, est axé sur l’être humain. Il étudie la façon dont les personnes peuvent créer et utiliser la technologie afin d’améliorer leurs qualité de vies. Il traite aussi l’élaboration de nouvelles politiques publiques destinées à orienter les révolutions dans les domaines de la technologie de l'information et des communications et de la biotechnologie en faveur du développement (émancipation aussi) de l’être humain.

C’est depuis 1990 que le “Projet des Nations Unies pour le Développement" (PNUD) lance l'Indice de Développement Humain (IDH) afin de classer les pays non pas sur le plan économique uniquement mais aussi selon leur développement qualitatif. L'Indicateur de Développement Humain (IDH) mesure le niveau moyen auquel se trouve un pays bien déterminé selon trois critères essentiels du développement humain : longévité, instruction et conditions de vie. Il est calculé par combinaison de trois autres indicateurs : l'espérance de vie à la naissance, l'accès à l'éducation et le PIB par habitant.
L'accès à l'education est mesuré par le taux d'alphabetisation des adultes et par le taux combiné de scolarisation dans le primaire, le secondaire et le supérieur. Taux d'alphabétisation des adultes : Pourcentage des personnes âgées de 15 ans et plus sachant écrire et comprendre aisément un texte court et simple traitant de la vie quotidienne.
Ainsi donc nous pouvons dire que le but de l'Indicateur de développement humain (IDH) est de répondre aux carences du Produit Interieure Brut (PIB) par habitant comme seul indicateur du développement d'un pays.
Voici ci-dessous les différentes position de la RDC dans le RMDH de 2001 à 2013
En 2001 la RDC est 142ieme SUR 162. La Sierra Leone dernier pays
En 2002 la RDC est  155ieme sur 173. La Sierra Leone dernier pays
En 2003 la RDC est 167ieme sur 175. La Sierra Leone dernier pays
En 2004 la RDC est 168ieme sur 177. La Sierra Leone dernier pays
En 2005 la RDC est  167ieme sur 177. Le Niger est dernier pays
En 2006 la RD  est  167ieme sur 177. Le Niger est dernier pays
En 2007/2008 la RDC est 168ieme sur 177. La Sierra Leone est denier pays.
En 2009 la RDC est 176 sur 177ieme. Le Burkina Faso est dernier
En 2010 la RDC est 168 sur 169. La Zambie est dernier pays
En 2011 la RDC est 187 sur 187 pays.
En 2013 la RDC est 186 sur 186 avec la Sierra Leone

Sur base de ce tableau nous pouvons affirmer  que depuis 2001, la RDC plonge de plus en plus dans la misère et la pauvreté pour se retrouver dès 2011 en dernière place : C'est-à-dire le pays où les habitants sont les plus pauvres, les plus miséreux, les plus misérables et les plus malheureux de la planète. Et pourtant ce pays n’est  pas un grand espace au centre de l’Afrique où régneraient le désordre, l’anarchie et la barbarie. Il y a un gouvernement, une administration (l’état) composée d’hommes et de femmes qui s’occupent de la gestion de la chose publique au quotidien. Ces derniers affirment que la RDC va bien et qu’elle a seulement quelques problèmes comme il en existe dans tous les pays. Depuis la pseudo libération du 17 mai 1997, les gouvernants successifs certifient que la RDC connait des progrès dans plusieurs domaines et que la majorité des Kongolais vivent bien. En ce qui concerne la sécurité des biens et des personnes dans la république, le porte parole du gouvernement confirme, la main sur le cœur, que la sécurité règne sur toute l’étendue du pays sauf quelques petites poches insignifiantes d’insécurité. Le président, les dirigeants et les gouvernants Congolais vivent-ils en RDC ou sur la Lune? Sont-ils aveugles pour ne pas voir l’état dans lequel se trouvent leurs administrés ainsi que le pays lui-même ? Sont-ils sourds pour ne pas entendre la population s’exprimer sur son quotidien qui est chaque jour de plus en plus difficilement vivable ?

Le gouvernement se soucie peut du devenir de ses administrés, il se soucie peu du bonheur de son peuple et il se soucie peu des aspirations de ses gouvernés. Au contraire, nous constatons qu’il organise la paupérisation de la population Kongolaise. Il n’écoute pas les Kongolais. Ses oreilles et toute son attention sont dirigées vers la dite « communauté internationale ». Il ne se satisfait que des bons points qui lui sont attribué par la Banque Mondiale (BM), le Fonds Monétaire International (FMI) et la dite « communauté internationale » sans se soucier du contenu du panier de la ménagère Kongolaise ; si cette dernière possède encore un panier !
La population ne sait plus exactement qui de la présidence, du gouvernement, des chambres des représentants et de la justice fait quoi? Et qui est qui ?
Les Kongolais disent même que ces hommes et ses femmes qui sont au plus haut niveau de la gestion de la chose publique ont une conception très particulière de l’état. L’état serait un instrument de répression d’une classe sur les autres. Ils affirment se trouver en face d’un gouvernement et des dirigeants semblables a l’administration d’occupation d’avant le 30 Juin 1960, parce qu’ils organisent la paupérisation de la population Kongolaise.

Nous observons que le pouvoir en place est composé d’hommes et de femmes qui se sont engagés dans une démarche politique, intellectuelle et spirituelle consciente ou inconsciente qui consiste à faire passer comme vitales, parce que naturelles, les relations étroites, les relations sentimentales et les relations intimes avec la dites « communauté internationale ». Pour eux, les Kongolais, puis tout les Africains, auraient le monopole de l’idiotie et de l’imbécillité tandis que les autres, « les occidentaux et plus précisément la dite communauté internationale », auraient le monopole de la matière grise.

Pour s’en convaincre, il suffit de visiter la plus part des ministères du Congo-Kinshasa pour s’en rendre compte. On y trouve les oreilles, les bras et un peu de matière grises de cette  « communauté internationale » sous la forme des agences d’exécution internationales (ou agences internationales d’exécution). Ce sont ces « agences d’exécution internationales » qui, a la place du gouvernement et/ou des ministères, récoltent les fonds, donnent des certifications, accordent les marchés des projets gouvernementaux, finances les projets gouvernementaux, les exécutent et les gèrent. Ce sont elles qui exécutent les programmes du gouvernement financés par des institutions internationales ou autres partenaires de la RDC. Elles organisent des séminaires de formations des fonctionnaires et autres agents de l’état. Ces agences d’exécutions internationale avec leur salaries (les sous-traitants, le personnel) tant étranger que Kongolais font le travail qui est réservé aux ministères, aux agents et fonctionnaires de l’état Congolais. Et en plus, c’est toujours dans des domaines très sensibles. Le statut des salariés (le personnel qui y travail) de ces agences d’exécutions internationale sont incompatible avec celui de fonctionnaire ; c'est-à-dire qu’ils ne sont pas des fonctionnaires de l’état Congolais : ainsi ils n’ont pas prêtées serment, donc pas tenus au secret lorsqu’ils travaillent dans des domaines sensible. En RDC, ces agences d’executions internationales sont dans tous les secteurs ; de la bonne gouvernance  et de la démocratie, à la réhabilitation des infrastructures publiques, en passant par la formation des fonctionnaires, les nouvelles technologies, la reforme de tout le dispositif sécuritaire, la microfinance, la defense nationale, la reforme de la justice et de l’enseignement ainsi que la protection de la nature. La majorité des financements des projets exécutés par ces agences d’exécution proviennent de la Banque Mondiale et du Fond Monétaire International.  

Ceux qui dirigent la RDC ont fait en sorte que le Kongo-Kinshasa n’ait plus la main mise sur son existence ni sur son avenir. C’est extrêmement triste de constater qu’une bonne partie de l’élite Kongolaise, tant celle de la diaspora que celle vivant en RDC, trouve cela normale.

 Pour mieux éclairer la compréhension du lecteur, nous citons quelques exemples de ses agences d’executions.

Au ministère de la Santé Publique il ya la JICA qui est l’Agence Japonaise de Coopération Internationale (Japan International Cooperation Agency). Cette agence Japonaise « appuie » le ministère de la santé dans son processus de développement sanitaire et dans le processus du développement de ressources humaines pour la santé en formant les agents de la sante publique. C’est le retour, depuis 2007, du Japon dans « sa coopération bilatérale » avec la RDC.
La JICA a prit l’initiative :
- De lancer une vaste opération de plusieurs reformes dans toute l’administration sanitaire.
- De s’occuper de la revitalisation du secrétariat du ministère de la santé publique ainsi que de la formation d’experts et professionnels en santé du ministère.
C’est elle  qui reçoit et gère les dons reçus du Japon. Elle veille sur la qualité de l’exécution des projets et sur l’utilisation efficiente des fonds.

Mais la JICA ne s’occupe pas seulement de la santé publique en RDC. En 2012, la JICA  a mit à la disposition de la RDC 6 millions de dollars américains pour la réparation et l’entretien du pont Marechal Mobutu qui se trouve à Matadi.
Dans le cadre de l'aide financière non remboursable qu’accorde le Japon à la RDC, la JICA gère les 61 millions de dollars américains du projet de réhabilitation et de modernisation de la route des Poids Lourds à Kingabua dans Kinshasa et l’élargissement à quatre voies, sur environ 12 kilomètres, de la chaussée entre la gare centrale de Kinshasa et le pont Matete. L’étude de faisabilité a été effectuée par un consultant Japonais, l’Ingérosec Corporation, et les travaux sont exécutés par Kitano Construct,  une autre entreprise Japonaise. Cette entreprise utilise une main d’œuvre composée d’ouvriers venus du Bangladesh et du Vietnam avec quelques Kongolais.
Nous notons que chaque année la JICA finance à Kinshasa et dans les provinces plusieurs projets dits « de développement à impact visible » ; elle a évalué à environ 170 millions de dollars US, dont 120 millions d’aide financière non remboursable, le financement de ses activités RDC depuis la réouverture de son bureau à Kinshasa en 2007.

N'oublions pas le financement du projet d'extension de l'usine de traitement d'eau de Ngaliema, avec le concours et l'expertise de deux entreprises Japonaises, et la construction du boulevard Luemba sur 9 km dans la commune de N’Djili-Kinshasa. L’aménagement en équipements des Cliniques universitaires de Kinshasa et de l’Institut d’enseignement médical de la capitale. Le renforcement et la modernisation de l’Institut national de préparation professionnelle (INPP) par la construction des bâtiments modernes dans l’enceinte de la direction provinciale/Kinshasa sur une superficie de 5 172 m², la modernisation des directions provinciales de Kisangani et Boma ainsi que la construction des infrastructures d’accueil à Goma et à Lubumbashi.
La formation de 16.000 (seize mille) policiers congolais, le projet de « justice de proximité » au Bas-Congo, l’élaboration du « plan de développement de la ville de Kinshasa » et de sa carte topographique numérique, le projet d’étude sur le développement communautaire dans le district des Cataractes au Bas-Congo. Le gouvernement du Japon participe à raison de  20 % du budget total annuel de la Mission des Nations unies au Congo (Monuc-Monusco) sur un milliard de dollars.

Alors la question a dix millions d'euros: Que gagne le Japon dans tout cela? 
Les etats n'ayant que des interets et non des amis, il serait bon et juste de savoir que gagne et combien gagne le Japon en "donnant" autant de millions a la RDC?

Au Ministère des Finances il ya la BCECO qui est le Bureau Central de Coordination du ministère des finances depuis Aout 2001. C’est l’œil et les oreilles de la dite « communauté internationale », et surtout de la Banque Mondiale, dans le quotidien des finances de la RDC. Le BCECO reçoit et gère les fonds reçus principalement de la Banque Mondiale et de la Banque Africaine de Développement mais aussi de plusieurs autres bailleurs de fonds bilatéraux ou multilatéraux. Le BCECO finance les projets et les exécute. Cette agence d’exécution fait le travail réservé au ministère des finances et quelque fois celui de certains ministères.
Le BCECO assure la passation des marchés et le recrutement du personnel des projets ou programmes de certaines agences d’executions internationale ainsi que la gestion financière de ces dernières.
Depuis sa création au mois d’Aout 2001, il a eu à gérer plus d’un  milliards de dollars américains. Il y a quelques annees, la Banque Mondiale voulut en finir avec la BCECO afin que l'etat Congolais prenne le relais, mais l'etat Congolais ne fut pas d'accord. Pour quelles raisons? Allez savoir cher lecteur.

Au Ministère du Plan il y a l’UCOP qui est l’Unité de Coordination des Programmes. C’est elle qui exécute la quasi totalité des projets du gouvernement en coordination avec les autres agences d’executions internationales. Elle exécute et gère les projets visant la « réunification économique et sociale » du pays après la guerre.

Au Ministère de l’Environnement, Conservation de la Nature et Tourisme il y a le CEFDAC qui est la Conférence sur les Ecosystèmes de Forêts Denses et Humides d'Afrique  Centrale. C’est elle qui s’occupe de la certification forestière et de la gestion des forets à la place du gouvernement centrale et régionaux.
La JICA s’occupe aussi des forets Kongolaise. A travers la Japon International Coopération System (JICS) et l'Association Japonaise de technologie forestière (JAFTA), elle s’occupe de la formation des cadres et des techniciens du ministère de l'Environnement Conservation de la Nature et du Tourisme.
En Aout, la JICA prend l’initiative de lancer un projet de renforcement du système Kongolais de monitoring des ressources forestières pour la promotion durable des forets. Le but est de dresser l'inventaire de toutes les ressources forestières, la constitution et le développement d'une base de données des ressources forestières nationales. Ce projet bénéficie de près de 17 millions de dollars américains accorde par le Japon. N’oublions pas non plus que le Japon a accordé une aide financière non remboursable d'un montant total de 12 millions de dollars américains pour contribuer à la préservation des forêts,

Au ministère des Mines il y a l’UEP-PROMINES qui est l’Unité d'Exécution du Projet d'Appui au Secteur Minier. Ce projet, ou agence d’exécution, a pour objectif principal : l'amélioration de la bonne gouvernance du secteur minier et l'augmentation de sa contribution à la croissance économique et au développement durable au niveau national, provincial et local. C’est la Banque Mondiale dans la gestion quotidienne des minerais et des mines Kongolais.
Les objectifs spécifiques du projet vise :
- l'augm
entation de la production minière et de sa valeur ajoutée;
- le renforcement des institutions publiques dans leur capacité à gérer le secteur d’une manière efficace et transparente;
- l'amélioration de la capacité du Gouvernement à canaliser les revenus et les bénéfices produits du secteur minier pour un développement économique durable.
Les provinces du Katanga, du Maniema, du  Kasaï Oriental et Occidental, les deux provinces du Kivu (nord et sud) ainsi que la province Orientale ont été choisies pour servir les zones pilotent. Et pourtant il n’est plus un secret pour personne que toutes les provinces de la RDC regorgent d’immenses gisements miniers, à l’exception de Kinshasa pour le moment.
(a suivre...)

Sur le meme sujet:
LA RD du CONGO - UN PAYS, UNE NATION OU UN ESPACE INTERNATIONAL? (IIieme partie)
L'ACTE GENERAL DE LA CONFERENCE DE BERLIN DU 26 FEVRIER 1885
LA RDCONGO N'EST PAS INDEPENDANTE
INDEPENDANCE DE LA RDC: VASTE ESCROQUERIE HISTORICO-INTELLECTUELLE

http://manuscritdepot.com/a.freddy-monanga.1.htm

Tuesday, December 4, 2012

LA R.D. CONGO N'EST PAS SOUS EMBARGO, ELLE A LE DROIT DE S'ARMER.

Article de FREMONSA

Les opposants à l’actuel regime dictatorial en Republique Demoratique du Congo et surtout les Patriotes Kongolais martèlent chaque jours que les PPRDiens et alliés font du mensonge primaire leur outil de gestion de la chose publique. Les acteurs actuels du pouvoir Congolais à Kinshasa seraient allergiques à la vérité.

Le président Joseph Kabila aka Hyppolite Kanambe affirme que son Congo Démocratique ne peut pas se défendre face à ses agresseurs tel que les M23, FDLR, l’armée Rwandaise, l’armée Ugandaise et consorts parce qu’il est sous un embargo décrété par l’Organisation des Nations Unies.

Depuis plusieurs années, les Congolais démocrates seraient sous une interdiction d’acheter des armes pour leur armée nationale. Plusieurs tentatives auprès des Nations Unies pour faire sauter cette décision internationale d’embargo sur l’achat des armes auraient échoué brillamment. Nous avons décidé de "prendre le risque" de croire les Patriotes. Nous sommes allés prendre possession des documents des Nations Unies sur l’embargo en question.

Il s’agit de la résolution 1493 du 28 Juillet 2003 [1] [2].
Dans ses paragraphes 20 et 21, la résolution 1493 dit ceci :
20. Décide que tous les États, y compris la République Démocratique du Congo, prendront, pour une période initiale de 12 mois à compter de l’adoption de la présente résolution, les mesures nécessaires pour empêcher la fourniture, la vente ou le transfert directs ou indirects, depuis leur territoire ou par leurs nationaux, ou au moyen d’aéronefs immatriculés sur leur territoire ou de navires battant leur pavillon, d’armes et de tout matériel connexe, ainsi que la fourniture de toute assistance, de conseil ou de formation se rapportant à des activités militaires, à tous les groupes armés et milices étrangers et congolais opérant dans le territoire du Nord et du Sud-Kivu et de l’Ituri, et aux groupes qui ne sont pas parties à l’Accord global et inclusif, en République démocratique du Congo;
21. Décide que les mesures imposées par le paragraphe 20 ci-dessus ne s’appliqueront pas :
- Aux fournitures destinées à la MONUC, à la Force multinationale intérimaire d’urgence déployée à Bunia et aux forces intégrées de l’armée et de la police nationales congolaises;

- Aux fournitures de matériel militaire non létal destiné exclusivement à un usage humanitaire ou de protection, et à l’assistance technique et à la formation connexes, dont le Secrétaire général aura été notifié à l’avance par l’intermédiaire de son Représentant spécial.

En résume, cette résolution dit ceci : le Conseil de sécurité a d’abord imposé un embargo sur les armes à tous les groupes armés et milices étrangers et congolais opérant dans le territoire du Nord et du Sud-Kivu et de l’Ituri, et aux groupes qui n’étaient pas parties à l’Accord global et inclusif, en République démocratique du Congo.



En Mars 2008, les Nations Unies modifient l’embargo sur les armes. Cet embargo ne s’appliquera qu’à toutes les entités non gouvernementales et à tous les individus opérant en République Démocratique du Congo [3].

Dans la résolution 1896 adoptée le 30 novembre 2009, le Conseil de sécurité a reconduit jusqu’au 30 novembre 2010 le même embargo en RDC [4].

Finalement nous donnons raisons aux Patriotes Kongolais parce que l’Organisation des Nations Unies n’interdit pas au gouvernement Congolais d’acheter des armes pour sa défense. Soit les gouvernants actuels de la RDC ne savent pas lire, soit ils ne fonctionnent pas avec la vérité. Avec tous ces diplômés d’université autour du président Congolaise et dans le gouvernement, nous doutons fort qu’ils ne savent pas lire. Mais alors pourquoi affirmer que la RDC est sous embargo ? Pourquoi ce mensonge d’état ? Comment se fait-il que la RDC a eu à s’approvisionner en armes que nous avons vu défiler le 30 Juin 2010 lors du cinquantenaire ? A-t-elle brisée l’embargo s’en être condamnée publiquement et fortement par les Nations Unies ?





Nous disons que c’est extrêmement grave et que cela sent l’irresponsabilité et la haute trahison parmi ceux qui gèrent la chose publique au Congo des Démocrates Républicains.

Le ver est dans le fruit.

 

[1] http://www.un.org/french/sc/committees/1533/
[2] http://www.un.org/french/documents/view_doc.asp?symbol=S/RES/1493(2003)
[3]
http://www.un.org/french/documents/view_doc.asp?symbol=S/RES/1807(2008)
[4]
http://www.un.org/french/documents/view_doc.asp?symbol=S/RES/1896(2009)




http://manuscritdepot.com/a.freddy-monanga.1.htm

Sunday, May 22, 2011

LA RDC REIVENTE LES ELECTIONS EN 2006 ET 2011: DES ELECTIONS SANS LES RECENSEMENTS NI L'IDENDIFICATION DE SA POPULATION.

En rouge, les zones d'insecurite permanente depuis des annees.

La RD Congo organise ses elections de 2006 et 2011 sans n'avoir jamais recenser ni identifier sa population.
Par Freddy N. Monanga

«C’est très important qu’on organise ce recensement. On ne sait pas mettre un territoire en valeur si l’on ne connait pas le nombre des ses habitants, ses besoins, ce qu’ils produisent, les marchés d’évacuation des produits. Les statistiques permettent de connaître les richesses que génère le pays et, par voie de conséquence, les recettes que l’Etat doit attendre dans le cadre des impôts. Le pays devrait en faire une urgence pour son développement.»
Ce sont la les paroles du professeur Guillaume Muhindo, directeur de l’Institut Supérieur des Statiques (ISS) de Kinshasa, la capitale de la RD Congo. Le professeur Guillaume Muhindo a évalué à cent soixante-dix millions USD, le budget nécessaire pour organiser le recensement scientifique de la population Congolaise.
Il a fait ces déclarations en marge de la Journée Africaine des statistiques célébrée le jeudi 18 novembre 2010. Cette Journée illustre les accomplissements des statistiques dans la gestion du développement.

En RDC, plusieurs domaines manquent de données statistiques. Le dernier recensement scientifique de la population Kongolaise a été réalisé en 1984 juste avant les élections présidentielles de 1984. Ces élections durant lesquelles le feu Marechal Mobutu fut le candidat unique. C'est avec ces vieux et obsolètes chiffres de 1984 que les commissions electorales Kongolaises ont eu a faire des estimations et des projections statistiques de la population. A ces vieux chiffres de 1984 ils y ajoutent ceux de la période d’occupation (dite époque coloniale) afin de faire des estimations et projections plus ou moins correctes.
Chose étrange, les réserves ou concessions minières du Congo sont très bien répertoriées sur les cartes géologiques qui circulent dans les bureaux des haut cadres Kongolais, de la presidence, des ministeres et ambassades Kongolaises. Ces cartes sont mises à jour régulièrement. Nous pouvons aisement deduire que comme le peuple n’apporte rien aux acheteurs-pilleurs des matières premières et ne rapporte rien à leurs complices Kongolais, son recensement (celle de la population) scientifique souhaité ne figure pas en bonne position dans l’ordre des priorités du gouvernement actuel.

Les élections ne sont pas une panacée et ne le seront jamais pour les problèmes que traverse la RD Congo. Jamais dans l’histoire des Hommes sur cette planète, une nation, un pays occupé a eu à se libérer de ses envahisseurs par des élections qui sont par ailleurs organisées, contrôlées par les envahisseurs en question. Toute personne avisée qui suit l’actualité Africaine sait que la RDC est envahie, seul quelques Kongolais sont encore aveugles et sourd. Il n’y a pas plus sourd ou plus aveugle que celui qui ne veut pas entendre ou qui ne veut pas ouvrir ses yeux pour voir. Sans oublier que quelques Kongolais ont décidé en âme et conscience de trahir leur prorpe nation. Ils participent activement au de pillage de la RDC, recevant les miettes émiettées de ce pillage.

Mais comment peut-on organiser des élections dans un pays occupé, dans un pays où sur des centaines de milliers de kilomètre carrés l’état n’a aucune autorité ? Comment peut-on organiser des élections dans un pays qui a connu et connaît des conflits avec ses voisins et des agressions de la part de plusieurs pays voisins sans avoir recensé scientifiquement la population ? Même l’empire Romains qui avait atteint une superficie de 5.000.000 kilomètres carré, au IIème siècle de notre ère savait combien de militaires, de femmes, d'hommes, de familles de quatres, etc, comptaient l’empire.
Aujourd’hui au XXIème, la RD Congo avec une superficie de 2.345.000 kilomètres carré et les technologie dont nous disposons, est incapable de recenser sa population. Les differentes commissions electorales ainsi que les dirigeants de ce grand pays au centre de l'Afrique insultent l’intelligence des Kongolaises et des Kongolais. Le recensement scientifique de la population est imperatif afin de permettre a l’état Kongolais de connaître la population de son pays, de chacun de ses districts et territoires. Il est imperatif parce qu'il permet a un gouvernement conscient de ses devoirs et obligations, de concevoir des programmes de redressement économique et sociale; de connaitre sa population par tranches d'âge, par densités selon les regions, etc, dans le but de déterminer les besoins exactes de la population.

La République Démocratique du Congo est un des rares pays au monde à organiser des élections sans connaître le nombre de ses citoyens. " Il n’y a pas eu recensement en 2005, pour des contraintes de temps, d’argent et surtout a cause de l'immensité de la RDCongo et de l'inaccessibilité de certains coins ". C'est ce qu'avait alors laissé entendre l’abbé Apollinaire Malu Malu, président de la défunte CEI (Commission Electorale Indépendante). Bien qu’elle ait eu assez de temps (de 2006 à 2010) pour s'organiser et organiser les differentes elections ainsi qu'un budget conséquent voté pour le processus électoral en cours, cette même institution a brillé par l'amateurisme et une navigation à vue dans la révision en cours du fichier électoral, avant de passer la main, il y a quelques mois, à la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante).

Ceux qui gèrent la chose publique en RDC prétendent ne pas avoir assez d’argent pour organiser les élections présidentielles a deux tours. Et pourtant gouverner c’est aussi PREVOIR. Ils ont eu quatre ans, c'est à dire de 2006 à 2010 pour s'organiser et permettre à la diaspora Kongolaise de participer aussi aux differentes elections.
Au fait, gouverner c’est aussi maîtriser les chiffres de sa population pour bien planifier ses besoins et jouir de la contribution de chaque citoyen dans le domaine de sa compétence.
Depuis 2006 ils savent qu’il va y avoir différentes élections mais c’est seulement cette année, 2011, depuis quelques semaines seulement qu’ils ont commencé à s’organiser pour les élections : révision du fichier électoral, la loi électorale, la formation des agents de la CENI, l’enrôlement des électeurs, etc. Comme dirait un Congolais : c’est mawa ya trop !

Alors ne nous dites pas que ces élections seront une panacée pour les Kongolais.
Et que va-t-il se passer le 6 Décembre 2011 si élection presidentielle y a pas ? Es ce que monsieur Léon Kengo Wa Dondo, président du Senat fera t-il l'interime à la presidence de la République jusqu'au l'élection d'un president par les Kongolais?Logiquement et Constitutionnellement oui…à moins que les traitres du PPRD et des partis satellites en décident autrement.

Mais le plus important pour les Kongolais c’est de savoir que tout est fait pour les distraire. Aujourd’hui les Kivu sont officieusement une partie du Rwanda avec la complicité des dirigeants actuels de la RDC. Le recensement scientifique des Kongolais et l'identification des nationaux et etrangers dans chaque entité administrative de la RDC est aujourd’hui une condition absolument indispensable de la reconstruction du Kongo. Le Rwanda et le Burundi profitent sans dissimulation de cette lacune pour créer à cœur joie des colonies de peuplement des ressortissants de leur pays respectifs dans le Nord et le Sud Kivu. Comme la RDC ne maîtrise pas les chiffres de sa population tant à l’intérieur qu'à l’extérieur du pays, elle se retrouve aujourd’hui dans l’obligation de considérer ces étrangers comme Kongolais, de leur donner la nationalité Kongolaise et pire encore, de voter pour eux aux prochaines élections.

Nous pouvons encore aisement deduire que le bien-être du Kongolais constitue le cadet des soucis de tous ceux qui détiennent une parcelle du pouvoi en RD Congo.
Est-ce parce que l’économie Kongolaise n’est pas basée sur la productivité du peuple, sur la main d’œuvre intérieure ? La reponse est oui car plusieurs analystes pensent effectivement que les mines des matières premières que possède le Kongo constituent la raison principale du mépris du peuple dans les calculs politiques des politiciens Kongolais.

On comprend mieux aujourd’hui pourquoi les agresseurs des Zaïrois (aujourd'hui Kongolais Democrates) mettaient le feu aux bureaux de l’état civil congolais sous prétexte de déloger les ex-FAZ du régime défunt de Mobutu. Leur objectif était d’effacer toutes les traces de l’administration publique, tous les chiffres de la population afin de bien coloniser le territoire conquis. Un adage ne dit-il pas qu’un peuple sans mémoire est un peuple mort. Nous pouvons dire aussi qu’un pays sans archives est un pays mort. L'ex Zaire souffre enormement depuis que les agresseurs et leurs complices Kongolais ont brûlé et détruits les archives de l’Etat Zairois. Sans archives, sans connaissance des chiffres de sa population, l'ex Zaire est une proie facile a la manipulation et aux mensonges de l’ennemi. Le Congo actuel est un état passoire livré aux rapaces venant de partout.

Lors de son passage a l’émission politique Code 243 (www.code243.com) du mois de Février 2001, Monsieur Herman Cohen a eu à affirmer que pour le Département d’état, pour eux (les Etats Unis d’Amérique), le Nord et le Sud Kivu, deux provinces de la République Démocratique du Congo ont déjà basculé dans le Rwanda. Ce n’est pas encore officiel bien sur. Mais sur le terrain, toutes les activités de ces deux provinces ainsi que le quotidien des Kivutiens sont tournés vers le Rwanda. Tant dis que ceux de l’Ituri et du Haut-Uélé, deux districts de la province Orientale sont tournés vers l’Uganda.
Sur des milliers de kilomètre carres, l’état Congolais est incapable d’exercer sont autorités. Dans l’Ituri, le Haut-Uélé et le Bas-Uélé, Ce sont les Mbororo éleveurs-nomades Centrafricains et Tchadiens qui font et qui sont la loi ainsi que l’Armée de Resistance du Seigneur (LRA) qui est une milice armée qui s’oppose au gouvernement Ugandais, et d’autres bandes armées étrangères non autrement identifiées qui font la loi, persécutent, violent, agressent et massacrent les Kongolais.
Dans le Nord Kivu et le Sud Kivu, les Kongolais de ses deux provinces vivent l’insécurité au quotidien. Ce sont des milices composées d’étrangers en armes qui font la loi sous l’œil complice des forces des Nations Unis(MONUSCO) pourtant fortes de 18.995 militaires, 1.255 policiers, 731 observateurs militaires et un budget de 1.369.000.000 Dollars Américains pour la période allant du 1er Juillet 2010 au 30 Juin 2011.
Cette mission est, depuis son premier jour sous le nom de la MONUC en 2000, la mission des Nations Unies la plus importante en termes de budget et de personnels militaires de toute l’histoire de l’ONU.

Dans un communique publie le Lundi 9 Mai 2011, la Société Civile du Nord Kivu a eu a décréter que toutes les opérations militaires conjointes engagées par les armées Kongolaise, Rwandaise et Ougandaise en 2009 et 2010 contres les forces étrangères dites négatives ont été un échec total. Les opérations Kimia I, Kimia II, Rudiya I, Rudiya II,…, n’ont pas ramené la paix dans toute la partie Est de la RDC. Mais au contraire, l’insécurité est toujours présente. Cette insécurité est l’œuvre de l’armée Rwandaise et Ugandaise, des militaires Rwandophones de la CNDP de Nkundabatware et Bosco Ntangana intégrés dans les Forces Armées Congolaises et donc portant l’uniforme des FARDC, des rebelles Ugandais de l’ADF/NALU et de la LRA.
Ces alliances militaires ont affaiblie la RDC et son armée mais elles ont renforcé les armées du Rwanda et de l’Uganda vis-à-vis des FARDC. Elles ont permit au Rwanda et à l’Uganda de mieux contrôler les provinces Kongolaises citées plus haut, provinces riches en minerais de toute sorte. Le Rwanda et l’Uganda font aujourd’hui parti des premiers pays exportateurs du Coltan, la Colombo-Tantalite qui serait le nec plus ultra des produits du sous-sol de notre planète.

Il est beaucoup plus facile pour les operateurs économique Kongolais de travailler avec le Rwanda et l’Uganda que travailler avec le Kongo.
En RDC ils ont d’énormes tracasseries administratives, une administration extrêmement lente, des services de l’état qui ne font que réclamer des taxes et des amendes mais incapables de fournir des services de qualités aux operateurs Kongolais. Cela arrange ces pays voisins mais aussi l’autorité Kongolaise puisque cela dure depuis un peu plus de quatorze années et rien n’est fait pour changer les choses. Les FARDC sont abandonnees a eux même. Si ce n’était la MONUSCO qui les aide de temps a autre en nourritures et munitions (voir même en bottes militaires et véhicules militaires), les FARDC n’aurait jamais connu ces semblants de petites victoires militaires réalisées par ces braves hommes et femmes Kongolais des FARDC.

Placées devant des invasions armées de fait, les autorités Kongolaises sont inaudibles et invisibles. A certains moments, elles se lancent dans les slogans sans convictions mais tout le monde sait qu’on ne dirige pas un pays avec des slogans.
N’oublions pas non plus que dans le sud, sud-est, l’Angola s’est permit de pénétrer a l’intérieure de la RDC en réclamant son bout de terre, quelques milliers de kilomètres carres. Et a chaque fois que cela les prend, la police et l’armée Angolaise s’offrent des randonnées a l’intérieur de la RDC: Viols, tortures, pillages, etc. Mais le gouvernement de la RDC ne reagit pas.
Alors, comment peut-on organiser des elections presidentielles, legislatives et autres dans un pays qui vit toutes ces choses sans y mettre fin d'abord?

En rouge, sur la cartes, ce sont les etendues de la RDC ou le gouvernement n'y est pas car incapable d'y exercer son autorité. Ce sont des etrangers en armes qui font la loi.
Par Freddy N. MONANGA