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Monday, February 9, 2015

QUELQUES VERITES CACHEES DE L'HISTOIRE DES NOIRS EN AFRIQUE ET AILLEURS

Article de Freddy Monanga
Hérodote est considéré comme le père de l’histoire (l’histoire comme une science), il rapporta plusieurs faits historiques dans une série de livres intitulés l’Histoire d’Hérodote. En 454 av. J-C (Avant Jésus-Christ), il décide de faire œuvre d'historien et il se lança dans l’aventure de visiter plusieurs contrées mal connues par ses paires. Il a eu à visiter l’Assyrie, la Grèce continentale, la Perse, Médie, l'Égypte, le Pont-Euxin et la Grande-Grèce. Il meurt vers 420 av. J-C, après avoir consacré les vingt dernières années de sa vie à la rédaction de ses histoires sur ses voyages.
Herodote
Hérodote fut très curieux et voulait tout savoir sur les différents peuples mal connus. Ce père de l’histoire et du reportage demeure une source très importante pour l’histoire des Africains sur leur continent. Le deuxième livre de sa série de reportages historiques est consacré à l’Egypte ancienne. En Égypte, il déchiffre les hiéroglyphes, il se passionne pour les mœurs et coutumes des Egyptiens, il les interroge, il consulte les archives des temples, il visite les monuments.

Lisons Hérodote Dans Histoire d’Hérodote Livre II, la traduction nouvelle de P. Giguet dans sa quatrième édition publiée chez Paris librairie Hachette et Cie, édition de l’année 1875.

A la page 86, section IV Hérodote rapporte ceci :
Quant aux affaires humaines, ils sont unanimes sur les points suivants : de tous les hommes, les Égyptiens, les premiers, ont réglé l’année, répartissant sont cour en douze parties ; ils ont, disent-ils, fait cette découvertes en observant les astres ; plus sage, selon moi, que les grecs qui, pour conserver l’ordre des saisons, ajoutent tous les trois ans un mois intercalaire, tandis que les Egyptiens douze mois de trente jours, ajoute tout les ans cinq jours complémentaires, et que pour eux les saison suivent un cercle immuable.

A la Page 102 section XLIII Hérodote nous rapporte ceci :
A propos d’Hercule, j’ai oui dire qu’il était l’un des douze dieux ; quant a l’autre Hercule que connaissent les grecs, je n’ai pu rien apprendre de lui en Egypte. J’ai d’ailleurs plus d’une preuve que les Egyptiens n’ont point emprunté ce nom aux Grecs, mais plutôt les Grecs aux Egyptiens, et notamment ceux qui ont ainsi appelé le fils d’Amphitryon.

A la Page 103 section XLV Hérodote rapporte :
Mais les Grecs en parle beaucoup et se divertissent une manière inconsidérée. Ainsi cette fable qu’il rapporte d’Hercules est un peu trop naïve : a son arrivée en Egypte, disent-ils, les Egyptiens, l’ayant couronné de feuillages, le conduisirent solennellement dans le dessein de le sacrifier a Jupiter ; cependant il garda silence, mais prés de l’autel, quand ils s’apprêtaient à l’immoler, il déploya sa force et les tua tous. Ceux qui font de tel récit me semblent ignorer entièrement le naturel et les coutumes des Egyptiens. En effet, il ne leur est point permis d’immoler des animaux, sauf des porcs, des oies, des brebis,  et des bœufs ou des veaux reconnus purs ; comment donc sacrifieraient-ils des humains ? De plus cet Hercules était seul ; c’était, selon eux, un simple mortel : comment est-il vraisemblable qu’il ait fait périr plusieurs myriades d’hommes ? Que les dieux et les héros ne s’offensent pas de ce que nous venons de dire à ce sujet.

Ainsi à la page 107, section LVII Hérodote nous rapporte ceci :
(…) car comment une colombe aurait elle pu prendre une voix humaine ? La couleur noire que l’on donne à la colombe indique que la femme devait être Egyptienne.

A la page 115, section LXXXIV, Hérodote rapporte ceci :
La médecine en Egypte est partagée : chaque médecins s’occupe d’une espèce de maladie et non de plusieurs. Les médecins, en tout lieux, foisonnent, les uns pour les yeux, d’autres pour la tète, d’autres pour les dents, d’autres pour le ventre, d’autres pour les maux internes.

De la page 122 à 123, section CIV Hérodote rapporte ceci :
Les habitants de la Colchide sont évidemment Egyptien ; je m’étais déjà  formé cette opinion avant de l’entendre dire par autrui ; comme j’avais ce sujet a cœur, j’ai interrogé les deux peuples. Les Colchidiens se souvenaient plus des Egyptiens que ceux-ci des premiers. Cependant les Egyptiens disent que, dans leur  opinion, les Colchidiens faisaient partis de l’armée de Sésostris. Je fondais cette conjecture sur ce que ces derniers sont noirs et ont les cheveux crépus ; mais cette circonstance n’était pas une preuve décisive, puis que d’autres peuple sont de même ; je la fortifiai donc de cette autre : seuls de tous les hommes, les Colchidiens, les Egyptiens et les Ethiopiens ont des l’origine étaient circoncis. Les phéniciens et les syriens de la Palestine eux même avouent que ce sont les Egyptiens qui leur ont appris cette pratique, tandis que les syriens du Thermodon et du fleuve Parthenie, et leurs voisins les macrons, disent qu’ils la tiennent depuis peu des Colchidiens. Les peuples que je viens d’énumérer sont de tous les hommes les seuls qui pratiquent la circoncision, et il est visible qu’en cela ils imitent les Égyptiens.

A la lecture du reportage historique d’Hérodote sur son séjour en Egypte, plus précisément l’Egypte ancienne c'est-à-dire l’Egypte des Pharaons, des papyrus, des hiéroglyphes et des pyramides, nous arrivons à la conclusion évidente que ces Egyptiens la étaient des noirs. La science n’avait aucun secret pour ces noirs et ils étaient très avancé sur plusieurs peuples de la terre dans presque tous les domaines. Ils sont à la base des sciences comme les mathématiques, la médecine dite moderne, de la géométrie, de l’astronomie, de la physique, de la chimie, de l'agronomie et tant d’autres. Ces noirs ont formé tous les savants Grecs, Romains, Arabes et autres à qui l’ont attribuent faussement la paternité de plusieurs théories, théorèmes et découvertes scientifiques.



En 1776, l’abbé Liévin-Bonaventure Proyart envoie au Comte de Provence, le frère cadet du roi de France Louis XVI, un reportage des royaumes d’Afriques centrales. Ce livre reportage porte le nom d’ « Histoire de Loango, Kakongo et autres royaumes d’Afriques ». Il a vécu longtemps parmi plusieurs peuples d’Afrique.

Voici ce qui est écrit dans ce livre au premier chapitre :

De la page 70 à la page 72, l’abbé Liévin-Bonaventure Proyart rapporte ceci des Kongolais :

Ces peuples sont d’une grande douceur. Les contestations sont rares parmi eux, et ils n’en viennent presque jamais aux mains. S’ils ne peuvent pas s’accorder, ils vont trouver leur juge, qui les réconcilie dans un instant. Ce que dit un historien (auteur de l’histoire Générale de l’Asie, l’Afrique et de l’Amérique – tome12) que les habitants de Loango immolent des esclaves aux mânes de leurs Rois, n’a pas le moindre fondement. Ils n’ont point même d’idée de ces sacrifices abominables.

Les negres commerçants qui habitent les cotes sont pour la plupart défiants et intéressés jusqu'à la friponnerie. Ayant pour principe de rendre tous les blancs responsable les uns pour les autres ; ils ne se feraient pas de scrupule de tromper un Français, s’ils le pouvaient, parce que dix ans auparavant ils auraient été trompé eux-mêmes pas un Anglais. Mais la rapine et la duplicité ne sont nullement du caractère de la nation. On remarque au contraire, que ceux qui habitent l’intérieure des terres, joignent à beaucoup de droiture et de franchise, un désintéressement qu’on pourrait appeler excessif. Ils pratiquent à la lettre le conseil de l’évangile, de ne point s’inquiéter du lendemain. Ils ne pensent pas même que la nourriture et le vêtement puissent jamais leur manquer. Toujours ils sont prêts à partager le peu qu’ils ont avec ceux qu’ils savent être dans le besoin. S’ils ont été heureux à la chasse ou la pêche, et qu’ils se soient procuré quelque pièce rare, ils courent aussitôt en donner avis à leurs amis et leurs voisins, en leur portant leur part. Ils aimeraient mieux s’en priver eux-mêmes que de ne pas leur donner cette marque d’amitié. Le reproche d’avarice est un des plus sensibles qu’on puisse faire à quelqu’un.
A la page 73, l’abbé Liévin-Bonaventure Proyart rapporte ceci :
…) Ils sont humains et obligeants même envers les inconnus, et ceux dont ils n’ont rien à espérer.
(…) Un voyageur qui passe par un village à l’heure du repas, entre, sans façon, dans la première case, et il y est le bien venu. Le maitre du logis le régale de son mieux, et après qu’il s’est reposé, il le conduit dans son chemins
A la page 74 a la page 76, l’abbé Liévin-Bonaventure Proyart rapporte ceci :
(…) Pendant la dernière guerre que nous eûmes avec l’Angleterre, un navire Français ayant échoué sur la cote de Loango, deux ou trois matelots se sauvèrent a la nage, et se retirent dans un village nomme Loubou. Les habitants de l’endroit les reçurent avec bonté, et pourvurent généreusement à leurs besoins. Ils les logèrent, les nourrirent, et les habillèrent pendant plusieurs années, sans exiger d’eux aucun travail : toute leur occupation était d’aller se promener le long de la cote ; et lorsqu’ils découvraient un vaisseau, ils en avertissaient les nègres, qui les faisaient monter dans une pirogue pour aller le reconnaitre. S’il était Anglais, ils retournèrent avec précipitation, dans la crainte de laisser tomber leurs hôtes entre les mains de leurs ennemis. Ils  vécurent ainsi avec ces matelots jusqu'à ce qu’ils eurent trouvé l’occasion favorable de repasser en France ; sans jamais leur témoigner qu’ils leur fussent à chargé par un si long séjour. C’est dans le village même ou la chose s’est passé, que les missionnaires l’ont apprise.
En mil sept cent soixante sept, le préfet da la mission reçut la visite d’un officier de vaisseau, qui lui dit : qu’ayant appris qu’il était arrive des prêtres Français à Loango, il s’y était rendu pour se confesser, et rendre grâce a Dieu avec eux de ce qu’il avait échappé au plus grand danger. Il leur raconta qu’il était embarque sur un navire de Saint-Malo : que le capitaine voyant une ile flottante qui passait près de son bord, l’avait envoyé sur un canot avec quatre matelots, pour y couper de l’herbe ; mais qu’ayant été entraines par la violence des courants, ils avaient lutte contre les flots pendant quarrtes jours et quatres nuits, sans pouvoir regagner leur vaisseau : qu’enfin, le cinquième jour, le vent avait pousse le canot sur le rivage. Des quatres matelots qui accompagnaient l’Officier, deux étaient morts de faim et de fatigue, un troisième avait expiré sur la cote, en sortant du canot. L’Officier et le matelot qui restaient, se trainèrent, comme ils purent, jusqu’au premier village. Les habitants s’empressèrent de les soulager, et leur firent toute sorte de bons traitements. Quand ils se disposèrent a quitter l’endroit, après y avoir fait un fort long séjour, on les assura qu’ils pouvaient y rester encore autant de temps qu’ils voudraient, sans craindre d’être a charge a personne. Ils ne prirent pas de provisions de bouche en partant pour Loango ; on leur en offrit libéralement dans tous
les villages ou ils s’arrêtèrent le long de la route, jusqu’au terme de leur voyage.

De la page 79 a la page 81, l’abbé Liévin-Bonaventure Proyart rapporte ceci :
De prétendus voyageurs se jouant de la bonne foi publique, n’ont pas craint d’avancer que les prostituions, les adultères, et les plus monstrueux excès de la débauche, y sont passées en usage, au point que les maris eux-mêmes favorisent le libertinage de leurs femmes, et que les obsèques des morts s’y célèbrent par des abominations et des infamies. Un écrivain mercenaire respecte peu la vérité, quand il trouve son compte à la déguiser ; et c’est ici le cas : il est sur de plaire par des récits licencieux, a cette classe nombreuse de lecteurs frivoles ou libertins, qui saisissent avec avidité tout ce qui semble anoblir leurs faiblesses, ou étendre sur un plus grand nombre l’empire des passions qui les maitrisent. Et cependant, c’est d’après ces relations calomnieuses qu’on bâtit des systèmes, et qu’on nous dit gravement, que la religion Chrétienne ne saurait être la religion de tous les climats : que la chasteté qu’elle prescrit forme un obstacle invincible à son établissement dans les pays méridionaux, et sous la zone torride. Mais ceux qui du fond de leur cabinet calculent, ainsi a leur manière, l’influence des climats sur les mœurs, et qui ne font point difficultés d’assigner, le compas a la main, les régions au delà desquelles ne sauraient s’étendre le culte et la religion du vrai Dieu : ces prétendus Sages, dis-je, devraient faire attention qu’ils se constituent par-là les accusateurs et les juges de la Divinité : car supposé qu’ils ne soient point de ces insensés qui regarde cet univers comme la production d’un agent aveugle et un jeu du hasard, je voudrais pour les confondre, que leur dire : « expliquez nous comment il aurait pu arriver que celui qui a crée les temps et forme les saisons, qui a attribué les climats, et présidé a l’économie générale de l’univers, se fut si étrangement mécompté a son préjudice, en offrant pour demeure a une grande partie de ses créatures des régions ou son nom ne put être que méconnu et sa loi méprisée » ?

A la page 103, l’abbé Liévin-Bonaventure Proyart rapporte ceci :
Comme la pluspart de nos maladies sont causées par les excès de table, les negres qui mènent toujours une vie également sobre et frugale, sont rarement malade, et un grand nombre parmi eux parviennent à une extrême vieillesse. Le roi actuel de Kakongo, nommé Poukouta, est âgé de cent vingt-six ans. Il s’est toujours bien porté, et ce ne fut qu’au mois de Mars de l’année, qu’il se ressentit pour la première fois des infirmités de la vieillesse, et que la vue et ses jambes commencèrent a s’affaiblir ; mais il a encore toute sa tête, et il emploie habituellement cinq ou six heures par jour a rendre la justice a ses sujets. La princesse Ma-mteva, sa tante, est à peu prêt du même âge, et se porte également bien.
Il est assez surprenant que nos vaisseaux fréquentent habituellement les cotes de Loango, Kakongo, et autres royaumes d’Afrique, que nos négociants même y aient des comptoirs ; et que nous ignorions absolument ce qui se passe dans l’intérieure de ces états, et quels sont les peuples qui les habitent. On aborde chez-eux ; on leur donne des marchandises d’Europe : on charge leurs esclaves et on revient. Personne jusqu’ici n’avait encore pénétré dans le pays en observateur ; personne du moins ne s’y était fixée assez de temps pour qu’on pu compter sur ses observations. On juge de ces différents peuples par ceux qui habitent le long des cotes ; et parce que ceux-ci, souvent trompes par les Européens, ne se font point scrupule de les tromper a leur tour, on accuse toute la nation de duplicité. Ils vendent des hommes ; on les accuse d’inhumanité. Est-il beaucoup plus humain de les acheter que de les vendre ? Mais on ne fait point attention que ces hommes qu’ils vendent sont des ennemis pris en guerre et auxquels souvent ils auraient eu droit d’ôter la vie. On croit que le père vend son fils, le prince ses sujets ; il n’y a que celui qui a vécu parmi eux qui sache qu’il n’est pas même permis au maitre de vendre son esclave s’il est née dans le royaume, à moins qu’il ne se soit attiré cette peine par certains crimes spécifiés dans la loi. On ne s’en tient point à ces imputations : on prétend que ces peuples sont aussi dissolus dans leurs mœurs que perfides et inhumains dans le commerce de la vie ; et, sans qu’ils aient été entendus sur des chefs si graves, on leur fait le procès : les conjectures et les ouï-dire, quelques relations infidèles sont les preuves et les témoins. Ils sont en même temps accusés, jugés, condamnés. Des gens qui n’ont jamais considéré leur pays que du haut de l’observatoire les excommunient, la carte à la main, et déclarent leurs climats déchus de toute espérance à la religion du vrai Dieu. A une sentence si rigoureuse, fondée sur une accusation si frivole, reconnaîtrait t-on le siècle qui ne prêche que raison et humanités ?

Thursday, February 27, 2014

LETTRE OUVERTE DE FREDDY MONANGA AUX CHEFS COUTUMIERS DE LA R.D.CONGO

Aux Rois et Reines,
Aux Princes et Princesses régnants et héritiers des trônes,

Leurs Majestés, leurs Altesses,
Tous les différents peuples qui composent la Nation Kongolaise sont entrain d’être exterminés petit à petit. Vos sujets sont en danger sur la terre de leurs propres ancêtres. Vous avez plus ou moins 10 millions de vos sujets qui sont morts massacrés, assassinés depuis 1996, dans toute la partie Est du pays : Province Orientale, Maniema, Nord Kivu, Sud Kivu et le Katanga. Massacrés et assassinés par des armées d’occupations. Ces armées d’occupations sont le bras armé de ceux-là qui s’emparent de vos terres et pillent les richesses exceptionnelles de votre sous-sol.
Rois (chefs coutumiers) de la RDC province de l'Equateur

Ces mêmes armées d’occupation vont beaucoup plus loin dans leur sale besogne. En dehors des massacres de masses et des assassinats biens ciblés, Elles commettent abominations sur abominations et souillent la RDC :

Des centaines de milliers de femmes et de filles sont violées et mutilées en présence de leurs familles par les hommes de ces différentes armées d’occupation.
Des dizaines de milliers d’hommes, de jeunes hommes et de garçons sont violés par plusieurs hommes de cette soldatesque d’occupation.
Quelques familles royales ont été décimées presqu’entièrement parce qu’elles ne voulaient ni céder, ni collaborer avec les envahisseurs (avec la complicité de quelques traitres Kongolais). Vos sujets sont victimes d’un génocide qui est toujours en cours. En RDC, nous sommes en présence d’un génocide, d’un holocauste avec utilisation des techniques rustiques d’extermination et de nettoyage des peuples d’une nation dans le seul but d’avoir la main mise sur les richesses du sous-sol et du sol des terres de cette nation. Le tout se faisant dans l’indifférence générale des puissants et des décideurs de cette planète.

Et vous, pourquoi êtes-vous si silencieux, si passifs et si inactifs ?
Vous êtes les garants des traditions et des coutumes des peuples qui composent la RDC. Votre pouvoir est un héritage de l’Invisible Tout Puissant et ce pouvoir est sacré parce que vous régnez sur des terres qui sont à la base même des fondements du POUVOIR. C’est ainsi que c’est dans votre autorité dite « traditionnelle ou coutumière » que repose les fondements du pouvoir ancestral qui devrait permettre à quiconque de régner, en harmonie avec le Tout-Puissant, à la tête de toute l’étendue de ce géant Africain qui couvre un dixième de l’Afrique.
Le roi Leoplold II

Lorsque le roi des Belges, Léopold II, s’est présenté devant ses pairs à Berlin en 1885, il avait avec lui les tristement célèbres traités de cession de souveraineté que vos aïeux ont eu à signer avec leur propre sang. Pour obtenir leurs signatures, le roi des belges, par l’intermédiaire de Stanley Henri-Morton et ses hommes, a eu à utiliser la ruse parce que dans la quasi totalité des cas, ils ont échoué en essayant de les obtenir par la force. Alors ils ont recouru à la ruse en faisant croire à vos aïeux qu’il s’agissait d’un pacte d’amitié entre le roi des Belges et chacun d’entre eux. (Il ne savaient pas lire. Ils avaient total confiance aux roi des Belges et en ses hommes car pour eux un roi n’avait qu’une parole).


Savez-vous qu’au début de son aventure dans l’espace RDC, à cause de la bravoure et de la résistance de vos pères dont vous avez hérité le pouvoir, le roi Léopold II s’était résigné en 1879, à créer au Congo une « confédération républicaine et indépendante » de chefs indigènes, un « état negre » dont lui-même désignerait le président. Et même lorsque Stanley rayonnera dans le bassin du Congo aux environs de 1880-1881, ils évoqueront la possibilité d’obtenir des chefs indigènes (c’est à dire vos pères) des « concessions » et des « contrats » qui permettront de développer des activités économiques. Il était même question de faire signer aux chefs des terres des accords politiques, et Léopold II n’envisagé pas de les soumettre à son autorité.
L’histoire nous apprend donc que vos pères se sont battus jusqu'à la mort, à la tête de leurs sujets, contre l’occupation Européenne et Arabe.
Mais de qui et de quoi avez-vous peur ?
Guerriers Kongolais se battant contre les Portugais

Devons-nous penser que vous êtes aussi corrompus comme la grande majorité des politiciens Kongolais, toutes tendances confondues, qui font l’actualité ? Le pouvoir ancestral qui est un héritage de l’Au-delà Divin est-il corruptible ?
Non il n’est pas corruptible parce qu’il n’est pas le fruit de la tricherie ni de la violence. Le pouvoir ancestral est un pouvoir appartenant aux Forces Cosmiques qui sont aux services de l’Energie Divine. Par l’Energie Divine nous voyons Notre Créateur, le Dieu Eternel.
Vous êtes mieux placés pour savoir que ces terres de la RDC sont aussi sacrées que votre pouvoir.
Le Tout Puissant aurait-il abandonné Ses terres sacrées au centre de l’Afrique d’où l’Homme (tous le processus d’hominisation) est apparu ?

- Avec les richesses incommensurables de son sous sol et de son sol,
- Avec les 80.000.000 ha soit 800.000 km2 de terres arables,
- Avec sa faune et sa flore exceptionnellement unique,
- Avec le deuxième bassin hydrologique de la planète estime à 3.822.000 km2 dont l’épine dorsale est le fleuve Congo qui a un débit moyen à Kinshasa de 40.000 m3/s. Le réseau hydrographique de la RDC est le premier d’Afrique,
- Et surtout avec un peuple qui s’est éparpillé sur toute la surface du globe (sur tous les continents), et qui a acquit et s’est en enrichis de connaissances diverses,
la RDC ne peut qu’être que le futur moteur de l’Afrique, si elle se prend au sérieux. Et selon plusieurs spécialistes Africains de l’Afrique, le continent Africain a impérativement besoin des Kongolais et de la RDC. Parce que la RDC doit absolument jouer son rôle évident et prophétique de la locomotive qui doit tirer tout le train Afrique.

Mais avant cela, parmi vous il y a des faux rois, des fausses reines, des faux princes et des fausses princesses désignés, placés et corrompus par des hommes-étrangers. Il y a aussi des chefferies qui ont été fabriquées par les occupants Belges. Quelques unes d’elles furent même constituées avec des populations transplantées qui n’étaient pas des habitants du bassin du Congo. Vous les connaissez tous, faites le nettoyage s’il vous plait.
C’est aux « chefs indigènes » que les occupants Belges avaient arraché le pouvoir, et c’est à ses créanciers que Léopold II avait remit l’espace RDC. Logiquement et naturellement, c’est aux « chefs indigènes » que les créanciers du roi Léopold II et le gouvernement Belge devaient rendre le pouvoir et non pas à une classe d’hommes politiques fabriqués de toute pièce pour ne pas rendre les rênes du pouvoir aux ayants droits.

Vous êtes dans l’obligation de réagir et d’agir parce que la Nation Kongolaise est en danger. Bientôt les Kongolais risquent de se retrouver comme étrangers sur la terre de leurs propres ancêtres. Le peuple souffre, vos sujets nagent quotidiennement dans la misère. Dans certaines régions de la RDC, vos sujets vivent l’enfer sur terre. Des rois et des princes (CHEFS COUTUMIERS) sont assassinés, et vous savez très bien pourquoi. Aujourd’hui que disent les ancêtres ? que vous dit notre Créateur ? Pourquoi ne faites vous pas la volonté de celui qui garantie votre pouvoir, à savoir l’Eternel Dieu ?
Nous savons que vous avez des visions et des songes. Nous savons que notre Créateur vous parle et que les ancêtres le font aussi.
Comment le savons-nous ? Tout simplement parce que votre pouvoir est sacré et que depuis des siècles ca se passe ainsi entre l’Eternel Dieu, les Forces Invisibles et les rois Kongolais.
Nous savons aussi que le Dieu de nos ancêtres ainsi que nos ancêtres n’avaient pas reconnu Laurent Désire Kabila comme président de la république. Il fut rejeté par le Tout-Puissant, de meme que l'actuel Chef de l'Etat.
Rois (chef coutumier) des Kuba


Vous avez des songes et des visions. L’Eternel Dieu, le Dieu de nos ancêtres, vous a montré le film du futur de la RDC. Le pays sacré qui est aujourd’hui la RDC ne peut pas être géré par des tricheurs-usurpateur-imposteurs pendant que vous êtes vivant. L’intellectuel Camerounais Mbombog Mbog Bassong a eu à dire ceci : La seule alternative possible au modèle dominant c'est bien la théorie africaine. Il y a un aveuglement scientifique qui consiste à penser la réalité anthropologique du capital comme étant de l'ordre de l'universel. C'est faux: la propension du capitalisme au profit et à une croissance sans limite est le fait exclusif du peuple nordique conquérant et sa théorie politique fondée sur l'individualisme. Le modèle du communautarisme a su apprivoiser la logique de l'individualisme et de l'égo en la rendant conforme à l'esprit du partage...

La RDC etant un Royaume, une Royauté, nous nous posons cette question: 
Qui doit être le président ou le roi de l’actuel RDC ? 
Celui que le Dieu de nos ancêtres ainsi que nos ancêtres vous l’ont déjà fait savoir et voir plusieurs fois. Entouré par vous et par plusieurs Kongolais de valeurs il va restaurer la paix en RDC et faire du Kongo un pays où il fait bon vivre pour tous les Kongolais d’abord et ensuite pour tous ceux qui aiment les Kongolais et veulent vivre en paix avec eux.
Nous attendons que vous remettiez les pendules à l’heure car c’est pour vous une OBLIGATION et un DEVOIR.
Recevez, leurs Majestés et leurs Altesses, mes salutations de profond respect.

Lettre-Article de Freddy Monanga

Saturday, November 16, 2013

LA RUMBA ZAïRO-KONGOLAISE PERD LE NORD

Article de Freddy Monanga

Nous pouvons commencer par affirmer sans complexe que Kinshasa est la capitale musicale de l’Afrique, parce qu'il y a tellement de tubes de la Rumba Kongolaise qui ont marqué le continent Africain. 
Werrason, ses musiciens et une de ses danseuse - 2011

Mais depuis quelques années, les artistes musiciens Kongolais ne comprennent toujours pas pourquoi leurs compatriotes de la diaspora ne veulent plus les laisser se produire en concert en Europe, dans les Amériques du Nord et en Afrique du Sud. La mesure touche principalement les musiciens qui sont résidents en République Démocratique du Congo.

Nous avons aussi constaté que même au sein de la diaspora Kongolaise, plusieurs combattants et résistants ne savent pas quelle est l’origine du boycott et de l’interdiction des productions des musiciens Kongolais à l'étranger par des Kongolais.

Ce n'est pas le fait qu'ils aient tous composé  une chanson à la gloire de celui qui se fait appeler le "Rais" Congolais, c'est à dire Joseph Kabila aka Hyppolite Kanambe aka etc., lors des élections présidentielles de 2006 et 2011. Les raisons qui sont à l’ origine de cette Fatwa émise par la diaspora Kongolaise contre les artistes musiciens de la rumba Kongolaise sont:

  • Que la Rumba Kongolaise ne remplie plus sa fonction sociale de distraire sainement les mélomanes.
  • Qu'elle n'est plus la gardienne des bonnes mœurs et coutumes Kongolaises.
  • Qu'elle est aujourd'hui une musique essentiellement festive.
  • Qu'elle ne s'investie pas dans la musique engagée ni dans la musique de combat car la RDC est en guerre et perd petit à petit des portions de son territoire depuis l'automne 1996.
  • Que les artistes musiciens Kongolais ne se soucient pas de ce que vivent les Kongolais à travers: le Génocide presque generalisé dans toute la république, la profanation des vagins des Kongolaises , l'enrollement des enfants Kongolais dans les milices armées des étrangers qui envahissent la RDC, les humiliations des hommes par des viols collectifs (sodomisation) dont les auteurs sont principalement des miliciens rwandophones et des militaires de l'armée du Rwanda (Cfr. Les temoignages des victimes)

La Rumba Kongolaise est gravement malade.
Depuis quelques années, ce genre musical est dans le coma à cause de ses artistes et de ses musiciens qui ne sont plus qu'une bande d’individus souvent sans talent, tombés là-dedans sans préparation et sans vocation.
Comme les dirigeants Congolais sont incapables de créer et d'offrir des emplois avec des revenus décents aux Kongolais, la musique est devenue le lieu de refuge des sans revenus. La Rumba Kongolaise est devenue cet exutoire qui absorbe le trop plein de sans-emplois des quartiers populaires des grands centres urbains de la RDC: Kinshasa, Lubumbashi, Matadi, Kisangani, etc.
Cela est sournoisement, depuis des années, encouragé par ceux qui gèrent la chose publique en RDC, dans le but de masquer leurs incapacités à gouverner convenablement et sainement ce pays aux richesses naturelles incommensurables.

Le lecteur pourrait croire que nous exagérons.

Nous lui suggérons de se pencher sur le phénomène "libanga" (la pierre ou le caillou) qui désigne, dans le langage des musiciens, cette litanie de noms de personnes que les musiciens chantent à tout bout de champ, dans le but de promouvoir la visibilité de la personne citée au sein de l’espace public et ce, en échange de quelque billets couleur pondu: quelques dollars. Plus vous donnez, plus votre nom est cité dans les chansons. De nos jours, les mabanga (libanga au pluriel) représentent la source la plus importante de revenus pour les artistes musiciens de la Rumba Kongolaise. Il est estimé à environ 500 à 1000 dollars, le prix payé pour être cité une fois dans une chanson d'un album (dans une chanson il y a en moyenne une cinquantaine de noms).
Mais si vous voulez une chanson à vous tout seul, taillée sur mesure et dont le titre est votre nom, il vous faudra débourser au moins 10.000 dollars.

Qui sont les principaux demandeurs de cette publicité; et bien ce sont tout simplement les décideurs politiques, ceux qui gèrent la chose publique. Ainsi, par une pratique extrêmement maligne, ils mettent la Rumba Kongolaise au service de l'aliénation et de l'arriération du peuple Kongolais, par ricochet celui de l'Afrique.
Parmi les autres principaux demandeurs de cette "publicité", il y a des personnages à la moralité extrêmement douteuse, toutes sortes de transgresseurs des lois, des criminels et des personnes de mauvaise vie.
Quant à ceux qui taxent de fous, de jaloux et d’aigris la diaspora Kongolaise à cause de la Fatwa contre l’actuel Rumba Kongolaise ;
Et à ceux qui lechent les orteils de leur Raïs tout en lui remplissant la tete de flagorneries 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7; 
Nous leur conseillons de lire ce qui suit:

Le 1er Octobre 2010, la ministre de la Culture de la RDC, madame Kavira, s'était résolue à combattre le phénomène mabanga au nom de son « Rais » de président. Elle avait condamné les antivaleurs, la médiocrité ainsi que les obscénités des chansons et spectacles offerts au public de tout âges.
Madame la ministre affirmait que la musique congolaise dite moderne est aujourd’hui la plus immorale avec ses cris, ses danses et spectacles obscènes qui chosifient la femme et inoculent le venin de la mauvaise éducation et des antivaleurs aux jeunes générations, hypothéquant ainsi leur avenir et celui de la Nation Kongolaise.
C’est pour cette raison qu’elle avait lancé, la campagne nationale de lutte contre les chansons, les cris, les danses et spectacles obscènes, sur toute l’étendue de la RDC. Cette campagne allait du 1er octobre 2010 au 1er octobre 2011 et visait à éradiquer les maux qui rongent la musique et la société Kongolaises.
Madame la ministre avait aussi invité les autorités à cesser avec le trafic d’influence, parce qu’elles sont chantées par les musiciens : Il faut mettre fin au phénomène Mabanga qui n’honore pas nos autorités soulignera-t-elle.
Elle ira même jusqu'à lancer des menaces « Tous ceux qui s’évertueront à baigner dans les antivaleurs à travers les chansons et spectacles doivent savoir que les institutions de la République, chargées de la lutte contre les antivaleurs, ne toléreront pas que des individus se permettent de corrompre la jeunesse et la société.
Malheureusement, ce n’était que des mots car les actions n’ont jamais suivies. Les dirigeants ne vont tout de même pas se priver des Mabanga dont ils sont tres friands!
 
Ainsi, la Rumba Kongolaise continue sa descente vertigineuse dans le gouffre de la vulgarité et de la pornographie vulgairement maquillée. Pour ceux qui comprennent les langues nationales Kongolaises et surtout le Lingala de Kinshasa, ils savent que depuis un peu plus d'une dizaine d'annees, les compositions sont sans contenus, stériles et légeres, que  les chansons sont remplies de flatteries serviles, de vulgarités et de parole obscènes. Et au-dela de tout, les artistes musiciens de la Rumba Kongolaise, specialement les Kinois, ont décidé d’épouser l’arrogance, l’impolitesse et l’orgueil stupide.


Ce n’est pas par hasard qu'aujourd’hui, dans les fetes de mariages Kongolaises, les mariés choisissent souvent la chanson Yamba Ngai (1982) de M’Bilia Bel et Tabu Ley, pour symboliser leur union.
Indépendance Cha Cha de l’AFRICAN JAZZ, Henriquet de Koffi Olomide, Etape de ZAIKO, Paiement Cash de ZAIKO, Mario de l’OK JAZZ, contrairement aux chansons de ces dernières années, continuent à faire danser sainement les mélomanes de la Rumba Kongolaise.  

Mais les malhonnêtes et les ignorants, qui sont friands des obscénités et des vulgarités, citent le cas de Luambo Makiadi alias Franco et son Tout-Puissant OK Jazz. En effet, dans les années 70, il avait composé des chansons avec des paroles sexuelles très crues et choquantes : Hélène, Jacky et François furent les titres des trois chansons. Mais ce que ces malhonnêtes-ignorants et pervers par-dessus tout oublient C’est :

  • Luambo Makiadi et son OK JAZZ n’avaient pas mit sur cassettes ni sur disques ces chansons sur le marché tant national qu’international.
  • Les cassettes qui circulaient sur le marché noir, sous les manteaux et sous les abacosts, étaient des enregistrements pirates, souvent de mauvaises qualités, réalisés lors des concerts.
  • Ces chansons ne passaient ni a television ni a la radio.
  • En 1979, le grand Luambo Makiadi (pourtant tres proche du Marechal Mobutu) et quelques membres de son groupe furent emprisonnés à cause de ces chansons qui n’honorées pas la Rumba Kongolaise. Une sentence approuvée même par les Engambe Edo, Ya Pekos et autres.
Affirmer et confirmer que la Fatwa tue la culture Kongolaise est une énorme absurdité.
Mais d’abord c’est quoi la culture d’un pays, d’un peuple ou d’une nation ?

La culture d’un pays ou d’une  nation que l’on appelle aussi la culture collective, correspond a l’ensemble des structures sociales, religieuses, etc., des manifestations intellectuelles, artistiques, etc., qui caractérisent cette nation. Selon l'UNESCO: « Dans son sens le plus large, la culture peut aujourd'hui être considérée comme l'ensemble des traits distinctifs, spirituels et materiels, intellectuels et affectifs, qui caractérisent une societe ou un groupe social. Elle englobe, outre les arts et les lettres, les modes de vie, les droits fondamentaux de l'etre humain, les systemes de valeurs, les traditions et les croyances.

Et selon le sociologue québécois Guy Rocher, la culture est un ensemble lié de manières de penser, de sentir et d'agir plus ou moins formalisées qui, étant apprises et partagées par une pluralité de personnes, servent, d'une manière à la fois objective et symbolique, à constituer ces personnes en une collectivité particulière et distincte. Ensemble des productions matérielles ou immatérielles acquises en société.
La culture c'est l'âme et l'identité d'une nation.
Maintenant, pouvons-nous vraiment limiter la culture Kongolaise à la Rumba Kongolaise ?
Nous disons Non.

>Mais nous tenons aussi à rappeler que la rumba Kongolaise (Zaïroise) est le style musical le plus fécond d'Afrique, et de loin le plus populaire durant ces quatre-vingt dernières années, car les artistes musiciens Kongolais ont été pionniers dans les métissages en langues nationales. Et ce n’est pas demain la veille que ce genre musicale va cesser de bercer et de faire danser la planète.
Cette musique a envahis l’ensemble du continent Africain et a réussi à inonder les radios, les festivals et les discothèques de toute la planète. Elle connait les dénominations les plus diverses comme entre autre le Jazz Africain, jazz Kongolais, Kongo music, musique Zaïroise, musique Zairoise moderne, Rumba Kongolaise, Soukous, Ndombolo, Kwassa-Kwassa, Ngwasuma, etc. C’est réellement une musique populaire, surtout  auprès des jeunes grâce à son rythme très saccadé associant des instruments musicaux modernes importés de « l'occident » et des intruments africains, aux cris d'un Atalaku (un animateur ou rappeur).
Kinshasa, la capitale de la République Démocratique du Congo, est  la Mecque de la musique Africaine.
Et ce, malgré le fait que les puissants médias "occidentaux “ne lui accordent que très peu d'intérêt. La Rumba Kongolaise est en effet devenue la preuve vivante que le camp culturel dominant (l'Euro-Amérique à ce jour), même s'il se refuse à jouer le jeu, peut être contourné. Aussi bien dans l'underground culturel que dans les officines officielles, la rumba Kongolaise est écoutée, appréciée et va jusqu'à provoquer des hystéries collectives. Aujourd'hui, il est absolument difficile d'imaginer une nuit des villes aussi ouvertes que Paris ou Bruxelles sans un rendez-vous où régnerait cette Rumba agreablement sacadée et venue d'Afrique Centrale, du pays qui est traversée par des cours d'eau. Nous espérons que la Rumba Kongolaise va tres vitre retrouvée le nord.

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Sunday, October 20, 2013

DEPUIS QUAND EXISTE - T- IL DES "TUTSIS KONGOLAIS" ?

Article du journaliste Kwebe Kimpele

Les Congolais, les prétendus experts et les pseudo  spécialistes du Congo utilisent abondamment l’expression “Tutsis congolais” sans se rendre compte de cette étrange association.
D’un côté, ils emploient une référence ethnique à savoir les Tutsis. De l’autre, ils utilisent une identification nationale c’est-à-dire les Congolais. Puis, ils les mettent côte à côte. Cette juxtaposition de deux notions étrangères l’une de l’autre est un procédé absurde et n’est rien d’autre qu’une pure aberration sémantique. Personne, parmi les érudits qui éructent et vocifèrent à longueur de journée sur la tragédie congolaise, n’a jamais mesuré l’étendue de cette erreur, source de tant de malentendus aussi bien politiques qu’historiques. Les expressions “Mungala français”, ou “Kasaïen espagnol”, ou “Muluba canadien” ainsi que “Mutetela américain” , revêtent-elles un sens ? Si oui, il faudra me l’expliquer. Dans le cas contraire, il faut arrêter de profaner le passé de notre pays.

Les destins du Rwanda et du Burundi ont été brièvement associés à celui du Congo après la défaite de l’Allemagne en 1918. Avant cette date, les trois entités étatiques et leurs populations respectives ne pouvaient pas être confondues les unes avec les autres et l’expression “Tutsi congolais” ne recouvrait aucune réalité. Du reste, le Rwanda, en tant qu’Etat, a existé plus de 250 ans après la création de l’EIC, Etat indépendant du Congo et propriété privée du roi des Belges Léopold 2. Mais surtout, le Rwanda, ses terres et toute sa population, Tutsis et Hutus confondus furent, bien avant le Congo, assujettis à la colonisation allemande.
Après les indépendances des trois pays au début de la décennie 1960, chacun d’eux, avec sa population, a repris la marche normale de son histoire. Il faut également prendre en compte le fait fondamental suivant: chaque Congolais d’origine descend forcément de parents membres d’une ethnie dont les terres furent confisquées et fusionnées pour former la superficie de l’Etat Indépendant du Congo (EIC), État indépendant du Congo à l’issue de la conférence internationale de Berlin qui s’est clôturée le 26 février 1885.
Pas un centimètre carré du Rwanda, à l’époque colonie de la puissante Allemagne, ne fut annexé par l’EIC et pour cause !! Qui aurait pu oser porter atteinte aux intérêts coloniaux de l’Allemagne à la fin du XIXe siècle en violant un morceau de terre de l’une de ses colonies africaines ? Ni la France, ni l’Angleterre, ni le Portugal et, a fortiori, ni un homme seul en la personne du roi Léopold 2, propriétaire privé et exclusif de l’EIC qui, de surcroît, avait eu besoin du soutien et du parapluie allemand pour obtenir la reconnaissance internationale de ses titres de propriété sur son immense domaine foncier en Afrique centrale. Peut-on imaginer un seul instant l’ancien monarque belge convoiter les terres et les populations, tutsies et hutues confondues, de son hôte et protecteur allemand ?


Les populations bantous congolaises, frontalières du Rwanda comme les Hunde, les Havu, les Bashi, les Nande, les Tembo, les Nyanga ont souvent lutté, bien avant l’irruption des Européens et de la colonisation mais aussi après, contre les tentatives d’invasion et d’occupation de leurs terres par les bami rwandais (pluriel de mwami, signifiant roi ou empereur), tous des Tutsis. Il faut savoir que les Tutsis, peuple de pasteurs nomades descendus derrières leurs troupeaux de vaches aux grandes cornes depuis les hauts plateaux d’Abyssinie en direction des verts pâturages des pays des grands lacs africains, ne possédaient par conséquent ni terre, ni culture, ni langue propre.
Au cours de leur transhumance pastorale vers le sud, les “cow boys” tutsis découvrirent les riches pâturages des collines du Rwanda et du Burundi, à l’époque propriétés exclusives des Hutus.
Par la ruse, usant également du charme de leurs filles, les Tutsis, représentant une infime minorité, parvinrent à éliminer les dynasties royales hutues, à s’emparer du pouvoir et à régner par la terreur et les meurtres systématiques sur la majorité hutue des populations rwandaise, burundaise et même ougandaise. Les premiers martyrs chrétiens ougandais comme Charles Lwanga, Kizito et leurs infortunés compagnons brûlés vifs sur des bûchers, furent tous des hutus.

Mais, lorsqu’on est une minorité, on ne domine pas impunément ni éternellement une majorité. Tôt ou tard, celle dernière se réveille, prend conscience de sa situation d’injustice, se révolte et déclenche des représailles contre la minorité. C’est ce qui s’est passé au Rwanda en 1962 lorsque le Hutu Grégoire Kayibanda perpétra un coup d’Etat contre le pouvoir tutsi en place à Kigali depuis l’abolition de la monarchie. On sait que les Tutsis ont attendu une une trentaine d’années pour récupérer le pouvoir, d’abord en octobre 1993 avec l’assassinat du président hutu burundais Melchior N’dadaye, ensuite le 6 avril 1994 avec le double assassinat des présidents hutus rwandais Juvénal Habyarimana et burundais Cyprien N’taryamira. Trois chefs d’Etat, tous des Hutus, liquidés en l’espace de six mois. Difficile de faire mieux.
D’où la question qui tue: depuis quand existe-t-il des “Tutsis congolais”, c’est-à-dire une ethnie tutsie rwandaise installée légalement et historiquement sur les terres congolaises, qui fut donc forcément assujettie naguère à l’EIC, si ce n’est dans l’ignorance des experts et des spécialistes ? De 1918, année de la défaite allemande, mais aussi du placement du Rwanda et du Burundi (à l’époque appelé Urundi) sous mandat de la Belgique par la SDN, Société des nations et ancêtre de l’ONU, jusqu’en 1960, année de la dissolution du “Congo belge et du Rwanda-Urundi”, il s’est passé 42 ans seulement. Quand situe-t-on l’hypothétique naissance naturelle, légale, légitime ou miraculeuse d’une ethnie tutsie rwandaise sur le territoire congolais ? Peut-être, s’agit-il d’une génération spontanée ?
D’une espèce de “Deus ex machina ?. Qui peut répondre à cette question ?
Pendant les 52 ans de la colonisation belge, les indigènes congolais furent légalement et administrativement séparés des Rwandais et des Burundais. Impossible de les confondre et la notion de “tutsi congolais” relevait d’une pure utopie. De toutes les façons, elle n’existait nulle part. De même, la notion de “hunde rwandais”,” rega rwandais”, “bashi rwandais” ou de “nande rwandais” fait doucement sourire parce qu’elle n’as aucun sens. Pourquoi celle de “tutsi congolais” en aurait-elle ? Du reste, après la défaite allemande à l’issue de le Première Guerre mondiale, l’ensemble s’appelait “Congo belge et Rwanda-Urundi” et non pas “Congo et Rwanda-Urundi belges”. La confusion et le mélange des genres sont nés après 1960, c’est-à-dire, après les indépendances des trois pays, au seul profit des Tutsis rwandais. Pourquoi, étant donné qu’ils sont majoritaires au Rwanda, ne parle-t-on pas “Hutus congolais” ? Pourquoi tous les Rwandais occupant de hautes fonctions dans l’appareil de l’Etat congolais depuis la victoire de l’AFDL le 17 mai 1997 sont-ils exclusivement des Tutsis ? Pourquoi tous les dirigeants politiques bantous congolais, mais aussi tous les généraux et officiers supérieurs bantous congolais ayant fait partie de la prétendue Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo sont-ils tous morts de manière violente ? Les rescapés ne doivent d’être encore en vie que grâce à l’exil. Cherchez les coupables .
Le moment arrive où il faudra aborder cette question de fond pour forcer au silence tous les imposteurs qui s’agitent sur la scène où se joue la tragédie congolaise.
Qu’il puisse exister des Tutsis ayant acquis la nationalité congolaise en respectant la législation congolaise en la matière; c’est tout à fait imaginable.
Mais que des Tutsis puissent revendiquer, sous la fallacieuse identité de “Banyamulenge”, Banya-uvira”, Banya-bushi”, “Tutsis congolais” ou de “Rwandophones”, voilà mes chers frères, une insulte à l’intelligence et à la mémoire des Bantous congolais. Finalement, qui a été l’objet d’un génocide en 1994 au Rwanda ?
Des 800.000 Tutsis vivant dans ce pays avant les tueries inter ethniques, la chronique de l’actualité affirme, contre toute logique arithmétique, qu’on en aurait trucidés un million !! Mais alors, d’où viennent les Tutsis qui, depuis 1994, se sont emparés du pouvoir aussi bien au Rwanda qu’au Congo ? Jusques à quand la mystérieuse “Communauté internationale” et les Tutsis prendront-ils le reste de l’humanité pour des “canards sauvages” ?

PS:
Désormais, parler de “tutsi congolais” est devenu normal alors qu’en réalité, c’est une aberration, une absurdité, un déni de l’histoire et une insulte à la cause des Bantous congolais. C’est une pure fiction. Les Tutsis, en tant que communauté ethnique, ne possèdent pas un centiare de terre au Congo. A ce propos, il est vraiment étrange qu’on n’entende jamais parler de “hutus congolais” alors qu’ils sont plus nombreux. Personnellement, je n’ai jamais enregistré, nulle part, l’expression “Hutus congolais”. Et vous ? C’est étrange, n’est-il pas ? Comment expliquer cette absence alors que les Tutsis, 800.000 avant le génocide, ont été, paraît-il, exterminés au nombre d’un million !! De leur côté, les Hutus, 5.800.000 avant les massacres inter ethniques, et qui ont été massacrés au nombre de de deux millions 300.000 selon l’ONG belge SOS Rwanda-Urundi, n’ont jamais revendiqué la nationalité congolaise et n’ont jamais posé de problème majeur de cohabitation avec les Bantous congolais!

Extra from FREMONSA:
En 1927, le gouvernement du Congo-Belge se proposa de créer un mouvement massif de peuplement du Kivu par des Rwandais sur des terres qui appartenaient deja à d'autres peuples de la region. Mais le projet n’aboutit qu’en 1936 par une action qui transplanta dans les Gishari, entre Sake et les Lacs Mokotos, dans le territoire de Masisi, environ 25.000 personnes.
C'est à cause des sécheresses répétées, suivies de famines, qu'a connu le Rwanda pendant une longue periode de 1890 à 1931.
L’opération fut suspedue en juin 1945 pour saturation.(…)

Sur le meme sujet:
HISTORIQUE DES PEUPLES DU KIVU ET LA GUERRE DE L'EST
LE M23: INSTRUMENT OU PARTENAIRE DES PRESIDENTS DE LA CPGL?

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Monday, July 8, 2013

APRES LES FARDC, LE M23 HUMILIE ENCORE LES KONGOLAIS


Article de Freddy Monanga

Incroyable mais vrai…… !
Le représentant du M23 en France, “le colonel” Epenge a gagné son procès contre les “combattants de Paris”.


Mr. Jean-Paul Epenge


“Le colonel” Jean Paul Epenge est un pure Kongolais très bien connu des Kongolais pour avoir été un célèbre comédien comique durant les années 80s et 90s à Kin : c’est à dire Kinshasa la capitale de la RDC. Nous pensions qu’il avait prit sa retraire.

Nous nous trompions. Le voila qui tente un retour sur la scène avec comme entrée spectaculairement comique le titre ou le grade de COLONEL dans le groupe M23 : cette fois-ci c’est un groupe de génocidaires, et non pas théâtral, qui jalonne sa route à travers la ville de Goma, le Nord Kivu et le Sud Kivu de meurtres et de carnages dans une orgie de tueries incluant l’abattage systématique de millions de civils Kongolais tout âges confondus.
Comme vous pouvez le constater, cette fois-ci notre comique ne fait plus rire les Kongolais.

Chers lecteurs, nous sommes éberlués, nous sommes sans voix, stupéfiés et bouche bée face à cette nouvelle. Nous qui avons du sang Kongolais qui coule dans nos veines, nous avons eu honte de nous même. Bien que seul en face de la nouvelle, notre corps fut revêtu du boubou de la honte (Soni mingi).

 

Nous n’arrivons pas a comprendre que le Mercredi 3 juillet 2013, devant la 12e chambre correctionnelle du tribunal de Bobigny (Bobigny, une commune Française située dans le département de la Seine-Saint-Denis, dans la banlieue Nord-est de Paris), le Président de ce tribunal aurait condamné un combattant Kongolais face à un membre du groupe des génocidaires appelé M23.
 
Selon les différents rapports de l’ONU et des ONG, cette association de génocidaires Rwandophones est à la solde du gouvernement et du président Rwandais Paul Kagamé. Ces faits atroces du Génocide Kongolais sont aujourd’hui universellement connus grâce toujours aux différents rapports des experts des Nations Unies, aux différents rapports annuels du comite des sanctions de l’ONU sur la RDC, aux rapports et témoignages des ONG Kongolaise et non Kongolaise.

Le combattant en a prit pour six mois de prison ferme, et devra verser au “colonel” Epenge la somme de 2500 euros pour préjudice moral. Quoi ? Ils ont dit préjudice moral. Mama na ngayi éééé ! Nous sommes en plein cauchemar tout en étant éveillé.

Le combattant Kadisha Katutu Papy s’est retrouvé seul dans le box des accusés et seul dans ce tribunal. Et en face de lui, les sympathisants de la cause que défend “Le colonel”, sa famille et ses amis seraient venus nombreux soutenir le comique métamorphosé en représentant et amis des génocidaires.

Il n’y aurait eu seulement que deux membres de la famille biologique du combattant présent dans la salle. Le pire dans l’histoire est que le combattant a eu à demander pardon au “colonel” Epenge et à sa famille. Un Kongolais qui demande pardon à un individu, soit disant Kongolais aussi, qui prend plaisir à s’unir et se faire l’ambassadeur de ceux-là même qui massacrent en masse, terrorisent, mutilent, humilient, violent, assassinent les Kongolais au nom de la libération de la nation Kongolaise.
C’est le monde à l’ envers, cela dépasse notre entendement.

Mais où étaient donc les combattants, les résistants, les Kongolais, les Congolais, les Kongolaises et les congolaises de Paris, de la France ?

Si les avocats Kongolais se sentaient solidaire avec ce mouvement de combattants-résistants, ce jeune homme aurait surement bénéficié des services d’un ou plusieurs avocats Kongolais. Et nous sommes certains que ce représentant des tueurs du M23 aurait même été expulsé de la France ou carrément envoyé en prison. Car la France est signataire de plusieurs conventions et chartes internationales, et dispose de tous les outils juridiques nécessaires qui auraient pu permettre de faire condamner le M23. Il y avait même la possibilité de mettre le M23 sur la liste des organisations indésirables sur le sol Français pour cause de GENOCIDE. En France, les dispositions concernant le génocide sont traitées dans l'article Génocide en droit penal Francais. Des lois, appelées « dispositions non codifiées relatives aux violations graves du droit international humanitaire », donnent compétence aux tribunaux français de juger aussi des crimes de génocide commis dans d'autres pays dans certaines circonstances.

Malheureusement la majorité des Kongolais dans la diaspora ne se sentent pas solidaire des combattants-résistants. Mais il y aussi un point très important à soulever ; il s’agit du fait que ceux qui se sont accaparés de la lutte de libération de la RDC et des qualificatifs de combattants-résistants sont tres limités dans leurs moyens d’actions. Pour avoir une lutte de libération efficace, il aurait été préférable d’avoir toutes sortes de compétences parmi les combattants-résistants.
Les termes combattant et résistant ont prit une connotation pas tres propre dans la diaspora Kongolaise. Résistants et combattants sont devenus synonyme de politiciens opportunistes, Kongolais opportunistes, amis de la polémique, braillards, tapageurs, apprentis politiciens, casseurs et ceux qui font un appel du pied à joseph Kabila aka Hippolithe Kanambe.

Alors certains dans la diaspora ont décidé de mener leur lutte tout seul ou dans un groupe de quelque Kongolais et dans certains cas ils s’associent à quelques étrangers sympathisants.

Nous pouvons affirmer avec certitude que toutes ces différentes façons de lutter ne sont pas efficaces et s’essoufflent à terme.

Pour une lutte efficace, l’application de la devise Belge qui dit que l’UNION FAIT LA FORCE serait la solution ideal. L’union dans la diversité comme dans une équipe de football. Tous les membres de l’equipe ne sont pas gardien de but, tous ne sont pas milieu de terrain, tous ne sont pas des attaquants, tous ne sont pas des défenseurs, tous ne sont pas entraineurs ni médecins soigneurs, mais tous sont unis dans le but de gagner des matchs.

Tout les Kongolais doivent se mettre en ensemble, toutes les compétences Kongolaises sont extrêmement importante pour libérer la RDC et changer positivement les choses en RDC dans l’intérêt des Kongolais qui vivent sur la terre de leurs ancêtres.

Pour un combat efficace et intelligent, pour une résistance efficace et subtile, les Kongolais de toutes les compétences et de plusieurs spécialités doivent se mettre ensemble. Il est impératif d’organiser des conférences de presses, des séminaires, des rencontres durant lesquels seraient impliqués et très actif des Kongolais (et même certains Africains) historiens, sociologues, journalistes de profession, politologues, économistes, professeurs d’universités, encadreurs des jeunes des banlieues, avocats, écrivains, etc.

Et surtout sensibiliser les jeunes, de 10 a 25 ans, car on ne fait pas du neuf avec du vieux. Les jeunes sont souvent audacieux, passionnés, impliqués à 100% et convaincus lorsqu’ils se lancent dans un combat ou lorsqu’ils défendent une cause. Les adultes ou les plus de 30 ans, pour diverses raisons, n’agissent pas comme les jeunes. Toutes les grandes révolutions du monde qui ont réussi ont été des mouvements des jeunes avec les adultes (les vieux) dans les coulisses pour accompagner et guider. Une sagesse nous apprend ceci : «Le conseil d’un vieil homme vaut mieux que la bravoure d’un jeune

Mais pour capter l’attention des jeunes et qu’ils épousent la cause pour qu’ils se lancent dans la résistance ou dans le combat, il faut qu’ils sachent d’abord qui ils sont réellement, d’où ils viennent, les allants et les aboutissants du génocide Kongolais.

Sans oublier qu’ils doivent aussi être informés des conséquences directes et indirectes du génocide Kongolais sur leur vie. C’est en ce moment la que des spécialistes tels que cité plus haut doivent absolument entrer en jeux.

Tout les Kongolais de cette planète souffrent d’une manière ou d’une autre à cause de cette tragédie que vie la RDC. Tout les Kongolais rêvent d’un pays prospère et sécurisé où il ferait bon vivre tant pour les riches que pour les pauvres. Mais lorsqu’il y a des manifestations telles que les marches ou autres, seulement une petite poignée de Kongolais y participent.

Ce n’est pas que les absents ne s’intéressent pas à la situation de la RDC ? Nous pensons que c’est plutôt un manque de pédagogie dans l’organisation de ces manifestations mais aussi le comportement opportuniste et tapageur des résistants-combattants leaders-organisateurs qui repousse la grande majorité des Kongolais. Car il n’est pas du tout normal qu’une marche en Belgique ne compte qu’une centaine de personnes, dont 80% d’adultes. Il n’est pas normal que le combattant Kadisha Katutu Papy se retrouve seul dans un tribunal à Paris face aux M23 et perde le procès.

Quant a ceux qui ne participent pas aux supposés grande manifestations (mais finalement petites) vous contribuez a l’invisibilité de la communauté Kongolaise dans la diaspora. Par votre silence ou absence vous vous faites complices dans la tragedie Kongolaise. Vous vous faites complice, de ceux qui humilient, massacrent en masse, violent, mutilent les Kongolais et pillent la RDC. Comme Kongolais de la diaspora, votre silence, votre passivité et votre manque d’unité dans la dénonciation du génocide Kongolais sont une forme maligne de complicité avec les forces du mal.

Sans nous positionner en donneur de leçons, nous disons ceci : Le silence n’est pas toujours recommandable bien qu’utile quelques fois. Mais face à certaines situations, nous avons le devoir et même l’obligation de parler (haut et fort au besoin) pour que soient entendus les cris des victimes. Parler non pas dans le but egocentrique de se faire remarquer, ni parce qu’on désire nuire à Songolo ou Mpakala, ni encore parce qu’on cherche à faire fortune sur le dos des personnes affligées mais simplement parce qu’on considère que tout Homme Kongolais est un frère. Se taire tout le temps, ne rien faire, est donc un comportement honteux, malsain, lâche, et indécent.

Si entre Kongolais nous nous disons frères alors la misère, la douleur et la souffrance de l’autre devrait nous interpeller et nous faire sortir de notre silence.

Comme a eu à dire Albert Einstein : « Le monde est dangereux à vivre non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire. » Dans certaines circonstances, le silence est synonyme de lâcheté et de complicité avec le mal.

En conclusion, au risque d’offenser ceux qui estiment que le sujet n’est pas important ou sérieux et ne feront pas suivre ce message, qu’ils sachent qu’ils se feront complice des différents génocidaires qui massacrent les Kongolais sur la terre de leurs ancêtres.


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