Thursday, February 27, 2014

LETTRE OUVERTE DE FREDDY MONANGA AUX CHEFS COUTUMIERS DE LA R.D.CONGO

Aux Rois et Reines,
Aux Princes et Princesses régnants et héritiers des trônes,

Leurs Majestés, leurs Altesses,
Tous les différents peuples qui composent la Nation Kongolaise sont entrain d’être exterminés petit à petit. Vos sujets sont en danger sur la terre de leurs propres ancêtres. Vous avez plus ou moins 10 millions de vos sujets qui sont morts massacrés, assassinés depuis 1996, dans toute la partie Est du pays : Province Orientale, Maniema, Nord Kivu, Sud Kivu et le Katanga. Massacrés et assassinés par des armées d’occupations. Ces armées d’occupations sont le bras armé de ceux-là qui s’emparent de vos terres et pillent les richesses exceptionnelles de votre sous-sol.
Rois (chefs coutumiers) de la RDC province de l'Equateur

Ces mêmes armées d’occupation vont beaucoup plus loin dans leur sale besogne. En dehors des massacres de masses et des assassinats biens ciblés, Elles commettent abominations sur abominations et souillent la RDC :

Des centaines de milliers de femmes et de filles sont violées et mutilées en présence de leurs familles par les hommes de ces différentes armées d’occupation.
Des dizaines de milliers d’hommes, de jeunes hommes et de garçons sont violés par plusieurs hommes de cette soldatesque d’occupation.
Quelques familles royales ont été décimées presqu’entièrement parce qu’elles ne voulaient ni céder, ni collaborer avec les envahisseurs (avec la complicité de quelques traitres Kongolais). Vos sujets sont victimes d’un génocide qui est toujours en cours. En RDC, nous sommes en présence d’un génocide, d’un holocauste avec utilisation des techniques rustiques d’extermination et de nettoyage des peuples d’une nation dans le seul but d’avoir la main mise sur les richesses du sous-sol et du sol des terres de cette nation. Le tout se faisant dans l’indifférence générale des puissants et des décideurs de cette planète.

Et vous, pourquoi êtes-vous si silencieux, si passifs et si inactifs ?
Vous êtes les garants des traditions et des coutumes des peuples qui composent la RDC. Votre pouvoir est un héritage de l’Invisible Tout Puissant et ce pouvoir est sacré parce que vous régnez sur des terres qui sont à la base même des fondements du POUVOIR. C’est ainsi que c’est dans votre autorité dite « traditionnelle ou coutumière » que repose les fondements du pouvoir ancestral qui devrait permettre à quiconque de régner, en harmonie avec le Tout-Puissant, à la tête de toute l’étendue de ce géant Africain qui couvre un dixième de l’Afrique.
Le roi Leoplold II

Lorsque le roi des Belges, Léopold II, s’est présenté devant ses pairs à Berlin en 1885, il avait avec lui les tristement célèbres traités de cession de souveraineté que vos aïeux ont eu à signer avec leur propre sang. Pour obtenir leurs signatures, le roi des belges, par l’intermédiaire de Stanley Henri-Morton et ses hommes, a eu à utiliser la ruse parce que dans la quasi totalité des cas, ils ont échoué en essayant de les obtenir par la force. Alors ils ont recouru à la ruse en faisant croire à vos aïeux qu’il s’agissait d’un pacte d’amitié entre le roi des Belges et chacun d’entre eux. (Il ne savaient pas lire. Ils avaient total confiance aux roi des Belges et en ses hommes car pour eux un roi n’avait qu’une parole).


Savez-vous qu’au début de son aventure dans l’espace RDC, à cause de la bravoure et de la résistance de vos pères dont vous avez hérité le pouvoir, le roi Léopold II s’était résigné en 1879, à créer au Congo une « confédération républicaine et indépendante » de chefs indigènes, un « état negre » dont lui-même désignerait le président. Et même lorsque Stanley rayonnera dans le bassin du Congo aux environs de 1880-1881, ils évoqueront la possibilité d’obtenir des chefs indigènes (c’est à dire vos pères) des « concessions » et des « contrats » qui permettront de développer des activités économiques. Il était même question de faire signer aux chefs des terres des accords politiques, et Léopold II n’envisagé pas de les soumettre à son autorité.
L’histoire nous apprend donc que vos pères se sont battus jusqu'à la mort, à la tête de leurs sujets, contre l’occupation Européenne et Arabe.
Mais de qui et de quoi avez-vous peur ?
Guerriers Kongolais se battant contre les Portugais

Devons-nous penser que vous êtes aussi corrompus comme la grande majorité des politiciens Kongolais, toutes tendances confondues, qui font l’actualité ? Le pouvoir ancestral qui est un héritage de l’Au-delà Divin est-il corruptible ?
Non il n’est pas corruptible parce qu’il n’est pas le fruit de la tricherie ni de la violence. Le pouvoir ancestral est un pouvoir appartenant aux Forces Cosmiques qui sont aux services de l’Energie Divine. Par l’Energie Divine nous voyons Notre Créateur, le Dieu Eternel.
Vous êtes mieux placés pour savoir que ces terres de la RDC sont aussi sacrées que votre pouvoir.
Le Tout Puissant aurait-il abandonné Ses terres sacrées au centre de l’Afrique d’où l’Homme (tous le processus d’hominisation) est apparu ?

- Avec les richesses incommensurables de son sous sol et de son sol,
- Avec les 80.000.000 ha soit 800.000 km2 de terres arables,
- Avec sa faune et sa flore exceptionnellement unique,
- Avec le deuxième bassin hydrologique de la planète estime à 3.822.000 km2 dont l’épine dorsale est le fleuve Congo qui a un débit moyen à Kinshasa de 40.000 m3/s. Le réseau hydrographique de la RDC est le premier d’Afrique,
- Et surtout avec un peuple qui s’est éparpillé sur toute la surface du globe (sur tous les continents), et qui a acquit et s’est en enrichis de connaissances diverses,
la RDC ne peut qu’être que le futur moteur de l’Afrique, si elle se prend au sérieux. Et selon plusieurs spécialistes Africains de l’Afrique, le continent Africain a impérativement besoin des Kongolais et de la RDC. Parce que la RDC doit absolument jouer son rôle évident et prophétique de la locomotive qui doit tirer tout le train Afrique.

Mais avant cela, parmi vous il y a des faux rois, des fausses reines, des faux princes et des fausses princesses désignés, placés et corrompus par des hommes-étrangers. Il y a aussi des chefferies qui ont été fabriquées par les occupants Belges. Quelques unes d’elles furent même constituées avec des populations transplantées qui n’étaient pas des habitants du bassin du Congo. Vous les connaissez tous, faites le nettoyage s’il vous plait.
C’est aux « chefs indigènes » que les occupants Belges avaient arraché le pouvoir, et c’est à ses créanciers que Léopold II avait remit l’espace RDC. Logiquement et naturellement, c’est aux « chefs indigènes » que les créanciers du roi Léopold II et le gouvernement Belge devaient rendre le pouvoir et non pas à une classe d’hommes politiques fabriqués de toute pièce pour ne pas rendre les rênes du pouvoir aux ayants droits.

Vous êtes dans l’obligation de réagir et d’agir parce que la Nation Kongolaise est en danger. Bientôt les Kongolais risquent de se retrouver comme étrangers sur la terre de leurs propres ancêtres. Le peuple souffre, vos sujets nagent quotidiennement dans la misère. Dans certaines régions de la RDC, vos sujets vivent l’enfer sur terre. Des rois et des princes (CHEFS COUTUMIERS) sont assassinés, et vous savez très bien pourquoi. Aujourd’hui que disent les ancêtres ? que vous dit notre Créateur ? Pourquoi ne faites vous pas la volonté de celui qui garantie votre pouvoir, à savoir l’Eternel Dieu ?
Nous savons que vous avez des visions et des songes. Nous savons que notre Créateur vous parle et que les ancêtres le font aussi.
Comment le savons-nous ? Tout simplement parce que votre pouvoir est sacré et que depuis des siècles ca se passe ainsi entre l’Eternel Dieu, les Forces Invisibles et les rois Kongolais.
Nous savons aussi que le Dieu de nos ancêtres ainsi que nos ancêtres n’avaient pas reconnu Laurent Désire Kabila comme président de la république. Il fut rejeté par le Tout-Puissant, de meme que l'actuel Chef de l'Etat.
Rois (chef coutumier) des Kuba


Vous avez des songes et des visions. L’Eternel Dieu, le Dieu de nos ancêtres, vous a montré le film du futur de la RDC. Le pays sacré qui est aujourd’hui la RDC ne peut pas être géré par des tricheurs-usurpateur-imposteurs pendant que vous êtes vivant. L’intellectuel Camerounais Mbombog Mbog Bassong a eu à dire ceci : La seule alternative possible au modèle dominant c'est bien la théorie africaine. Il y a un aveuglement scientifique qui consiste à penser la réalité anthropologique du capital comme étant de l'ordre de l'universel. C'est faux: la propension du capitalisme au profit et à une croissance sans limite est le fait exclusif du peuple nordique conquérant et sa théorie politique fondée sur l'individualisme. Le modèle du communautarisme a su apprivoiser la logique de l'individualisme et de l'égo en la rendant conforme à l'esprit du partage...

La RDC etant un Royaume, une Royauté, nous nous posons cette question: 
Qui doit être le président ou le roi de l’actuel RDC ? 
Celui que le Dieu de nos ancêtres ainsi que nos ancêtres vous l’ont déjà fait savoir et voir plusieurs fois. Entouré par vous et par plusieurs Kongolais de valeurs il va restaurer la paix en RDC et faire du Kongo un pays où il fait bon vivre pour tous les Kongolais d’abord et ensuite pour tous ceux qui aiment les Kongolais et veulent vivre en paix avec eux.
Nous attendons que vous remettiez les pendules à l’heure car c’est pour vous une OBLIGATION et un DEVOIR.
Recevez, leurs Majestés et leurs Altesses, mes salutations de profond respect.

Lettre-Article de Freddy Monanga

Wednesday, February 12, 2014

LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO PEUT NOURRIR TOUTE L'AFRIQUE ET LES PAYS DE L'UNION EUROPEENNE


Article de Joseph M. Kyalangilwa president du Great Lakes Forum International (Suisse)

Par nos précédents articles intitulés «Les OGM en Afrique ou autre forme du néoco­lonialisme» (2004), «Question de la sécurité alimentaire en Afrique – Le cas de la RD­Congo» (2007) et «Crise de céréales mais pas d’OGM en Afrique –  Le cas de la RDCongo» (2008)*, nous avons prouvé que si les potenti­alités agronomiques des pays africains étaient rationnellement exploitées, les Etats africains n’auraient sûrement pas à importer des autres continents les denrées alimentaires de grande consommation (riz, maïs, sorgho, soja, bana­nes, manioc, patates douces, huile de palme, etc.). Les milliards de leurs pétrodollars n’iraient pas sur-enrichir les multimilliar­daires d’Outre-Atlantique. Autrement dit, les milliards de pétrodollars africains auraient développé toute l’Afrique. En effet, les Etats africains producteurs du pétrole qui ont peu de terres arables, assureraient la sécurité ali­mentaire de leurs populations en important des autres pays africains à fortes potentialités agricoles les denrées alimentaires tout à fait fraîches et à moindre coût. Ces échanges éco­nomiques permettront aux uns et aux autres de se développer sans conditionnalités inhu­maines imposées actuellement aux gouverne­ments africains par les traditionnels bailleurs de fonds occidentaux.

L’agriculture doit être une priorité

Les gisements des mines et les réserves de pétrole s’épuiseront un jour, mais l’agricul­ture pas. Gouverner c’est prévoir, dit-on.

En conséquence, les gouvernements africains qui se réclament et même proclament d’oeu­vrer pour l’intérêt supérieur de leurs nations respectives, doivent consacrer un minimum de 25% de leurs budgets pour l’agriculture. Les Chinois ne cessent-ils pas de nous répé­ter qu’il vaut mieux apprendre à un peuple à se prendre en charge que perdre inutilement son temps à le nourrir ponctuellement par des apports extérieurs. C’est pourquoi, les nomi­nations des ministres de l’Agriculture, de la pêche et du développement rural doivent tenir compte des capacités d’entreprenariat des ti­tulaires, de l’utilisation rationnelle des res­sources humaines formées et jouissant d’une grande expertise en matière d’agronomie. Il n’est plus l’heure des discours mielleux et dis­trayants des politiciens africains qui ne tien­nent compte que des promesses fallacieuses qui leur ont été faites avec pompe, pendant plus de 40 ans, par les bailleurs de fonds occi­dentaux et autres organisations internationa­les. Toutes ces promesses n’ont jamais donné et ne donneront pas demain des résultats qui satisfassent les populations des Etats africains qui, elles aussi, ont droit à la sécurité alimen­taire bien garantie et au développement endo­gène harmonieux.

L’Afrique centrale possède beaucoup de terres arables

Si les terres arables de la RDCongo (Répu­blique démocratique du Congo) – aujourd’hui 80 000 000 ha soit 800 000 km2, deuxième pays du monde après le Brésil – peuvent nour­rir deux milliards d’âmes de notre planète, soit l’Afrique (918 014 166 habitants) plus les Amé­riques (902 157 549 habitants) ou l’Afrique plus l’Europe (734 129 205 habitants) plus l’Océa­nie 33 594 581 habitants), cette RDCongo fait partie des pays de l’Afrique centrale. Comme on le sait, selon la résolution n° CM/Res.464 (XXXVI) des 23 février et 1er mars 1976 prise par l’Union Africaine, la région de l’Afrique centrale est composée par les pays suivants: 1. Cameroun, 2. République centrafricaine, 3. Congo-Brazzaville, 4. République Démo­cratique du Congo, 5. Gabon, 6. Guinée Equa­toriale, 7. Sao Tomé-et-Principe et 8. Tchad. Ces pays appartiennent à d’immenses grandes forêts du Bassin du Congo jouissant d’une pro­tection mondiale spéciale. Le tableau ci-des­sous indique la superficie de chacun de ces huit pays et le pourcentage de ses terres ara­bles mises en valeur.

 La superficie des terres arables mises en valeur par chacun des pays de l’Afrique centrale est minime par rap­port à la superficie de leur territoire national essentiellement constituée des forêts tropica­les humides. Compte tenu de l’importance de la croissance démographique (les populations de l’Afrique centrale doublent tous les vingt ans et sont formées de 67% de moins de 18 ans), il est impérieux que chaque Etat de cette région ait au moins 15% de sa superficie en terres arables mises en valeur. En ce qui concerne la RDCongo, ses terres arables oc­cupent 80 000 000 ha, ou 800 000 km2, soit 34% de la superficie du territoire national.

Avec les terres arables disponibles en 2018, l’Afrique centrale sera à même d’assurer la souveraineté et l’indépendance alimentaires de ses populations qui seront en ce temps-là de plus ou moins 150 000 000 habitants et nour­rir en plus près de 2 milliards de personnes. En cette période, la RDCongo n’aura mis en va­leur que 35,2 millions de ses 80 millions d’hec­tares de terres arables. Les puissances occiden­tales très préoccupées par la chute progressive de la production du pétrole, pensent à inten­sifier les productions des biocarburants. Les pays à potentialités agronomiques visés sont le Brésil et le RDCongo. Le gouvernement de la République démocratique du Congo doit dès maintenant demeurer vigilant et éviter par tous les moyens de se laisser distraire par les offres alléchantes des milliards de dollars US que les investisseurs apportent pour acquérir les millions d’hectares de concessions agri­coles pour la production de l’huile de palme. Nous ne sommes contre ce genre d’investis­sements, mais il n’est pas question de distri­buer de nouvelles concessions dans nos forêts tropicales humides. Le pays possède d’énor­mes étendues de concessions agricoles aban­données par les acquéreurs défaillants qui les avaient acquis dans le cadre de la zaïrianisa­tion (mesures économiques de nationalisation) de triste mémoire opérée par le régime dictato­rial de Mobutu en 1974.

On se conviendra avec nous que la RD­Congo ne manque pas de quoi nourrir ses populations. Les paysans agriculteurs con­tinuent à produire les denrées alimentaires, mais depuis 1984 leurs productions pourris­sent du fait du manque de routes de desserte agricole pour les évacuer vers les centres de consommation. En outre, les enclavements ainsi longtemps entretenus, ont favorisé l’in­sécurité dans les milieux ruraux et provoqués l’exode rural.

 En 1980, plus de 80% des populations con­golaises vivaient avec de l’aide à l’intérieur du pays. Le gouvernement central doit, non seu­lement orienter les investissements vers les in­frastructures nationales, mais aussi tout faire pour que les routes de desserte agricole, géné­ralement en terre battue et donc faciles à rou­vrir en court et moyen termes, soient pratica­bles en toutes saisons. Ainsi, l’exode urbain sera une réalité. A titre illustratif, nous citerons la restauration de l’axe routier Bukavu-Ka­songo via Mwenga-Kamituga dont la remise en état s’est malheureusement arrêtée au km 150 de Bukavu. Beaucoup de citadins de Bu­kavu envahissent les parcelles et concessions agricoles situées le long de cette route. Ils y construisent les résidences, maisons de com­merce et bientôt les installations des usines de traitement de produits agricoles (huilerie, ri­zerie, minoterie, hôtellerie, restaurants ruraux etc.).

 Il en est de même des axes routiers ré­cemment ouverts dans la province de l’Equa­teur. Les habitants de Lubumbasi (Katanga) se plaignent de la pénurie du maïs alors que les productions de milliers de tonnes de maïs pourrissent dans le district du Tanganyila. La cause est la même partout: manque de routes de desserte agricole. Les ministres de l’Agri­culture, des voies de communication et des in­frastructures; des Travaux publics et de la re­construction, doivent faire quelque chose pour ne pas décourager les cultivateurs, car en effet, nous refusons que la RDCongo soit considéré comme un pays incapable de se nourrir.


http://manuscritdepot.com/a.freddy-monanga.1.htm

Monday, February 3, 2014

JUSQUES A QUAND LE PEUPLE CONGOLAIS VAS-T-IL DEVOIR PAYER SON SANG POUR CE PAYS

Premier Document


Lettre ouverte écrite par Joseph MUKUNGUBILA MUTOMBO, le Prophète de l’Eternel.
Publiée le 05 Décembre 2013
 


Ont-ils été 800 000 comme ils affectionnent de le clamer ? En quoi sommes-nous concernés dans cette guerre entre hutus et tutsis qui se sont entretués sur leur propre territoire ?

Nous Congolais, devons-nous payer par des millions de morts dans un génocide à huis clos constamment minimisé par un silence assourdissant de la Communauté Internationale? Celle-là même qui avait obligé Mobutu à créer un couloir pour secourir les fuyards des tueries rwando-rwandaises. Les 400 000 morts de ce génocide rwandais devraient-ils être compensés par plus de 6000 000 de morts congolais ? Je crois qu’il doit revenir à la Communauté Internationale de défendre la RDC. Puisque ces rwandais se sont entretués sur leur territoire, les Congolais doivent-ils périr ? Ce n’est pas juste !
<>Et vous Congolais, continuerez-vous à vous laisser distraire ? Soyez conscients de votre situation, cessez de chanter et de danser. Et voici qu’on veut inoculer le syndrome du désespoir dans vos têtes, en vous dégoutant de votre beau pays pour devenir des apatrides qui se sont perdus à courir après l’illusion. Quoi de mieux que de vulgariser la loterie pour aller aux USA. Vous allez vous laisser distraire par la musique, par des loteries…Toutes ces offres vous sont faites pour vous endormir.
Reprenez-vous !

Le fait d’avoir écarté l’homme qui avait pris l’initiative du dialogue d’une part, et d’autre part d’avoir pris soin de faire venir la délégation du M23 à Kinshasa, reçue et logée dans les meilleurs hôtels de la place ; nous comprenons par cela que le Rwanda dirige le pays.

Vous vous souviendrez de mon intervention en réaction à l’intention du Secrétaire Général de l’OIF, Monsieur Abdou Diouf, de faire participer Mr KAGAME, francophobe notoire et anglophone déclaré, au Sommet de la Francophonie de Kinshasa.

Est-ce sous la même optique, délibérément ignorante de l’honneur de tout un peuple, que s’était glissé l’incroyable lapsus linguae des lèvres du Secrétaire Général des Nations-Unies Ban Ki Moon, lors d’une réunion à Addis-Abeba, citant KAGAME comme étant Président de la RDC ? Certes, il s’en était excusé, mais aurait-ce été de l’humour ou par erreur ou par intention ?

Rien ne peut se faire qui ne plaise à Kigali. Si notre pays n’est pas dirigé par le Rwanda, qu’il y ait alors rupture des relations diplomatiques et que les frontières soient fermées entre nous et Kigali de la même manière que l’Ouganda l’avait fait avec le Congo lors de la prise de Bunagana par le M23.

Et paradoxalement ce lundi 02 décembre, le chef, de l’Etat Congolais, traverse pour la énième fois nos frontières que l’Ouganda avait fermées pour insister auprès de MUSEVENI, son frère, de reprendre la négociation avec le M23 comme quelqu’un qui n’a pas été satisfait de ce qui est arrivé : la défaite des Rwandais dans le M23. Qu’est-ce qu’il est en train de chercher ?

Je vois que le chef n’a pas eu ce qu’il voulait. Sa façon d’agir, son comportement, c’est comme si cela se passait en famille : que vous vous chamailliez, que vous vous querelliez, vous devez toujours trouver un terrain d’entente, la rupture n’étant pas envisageable, parce que vous êtes frères liés par le sang.

Vous nos frères de la communauté internationale, quel est ce pays qui peut accepter d’avoir à sa tête un chef qui n’ait aucun souci de ceux qu’il dirige ?
Toutes les exactions du M23 sont décrites dans les rapports des Nations-Unies, vous le savez : ils tuent, ils égorgent, ils violent ...
Nonobstant tout cela Monsieur le chef, de l’Etat congolais, arrive à la tribune des Nations-Unies, serre les mains de son frère KAGAME et ils éclatent de rire. A chaque fois qu’il y a rencontre avec M. KAGAME, c’est vraiment la joie. Que ce soit à Addis-Abeba, à New-York ou en Ouganda chez eux, c’est la joie de se retrouver entre frères. Se réjouissent-ils de la mort de plus de 6 millions de Congolais ? Savez-vous pourquoi ? En connaissez-vous la raison ? C’en est assez, c’en est assez !

Serai-je obligé de vous rappeler que je suis l’authentique frère de Laurent-Désiré KABILA ? Je suis chef des terres, revêtu de la chefferie de par la lignée de mon père et de par la lignée de ma mère ; nous avons la même généalogie, Laurent-Désiré KABILA le savait, nous avons le même grand-père, KABILA MAKOLO que lui ne connait même pas.
Tous les Congolais de Kinshasa la capitale peuvent rendre ce témoignage : je suis allé avec ma femme Clarisse KOT accueillir le corps de mon frère Laurent qui venait du Zimbabwe. J’étais, ma femme et moi, le chef, de l’Etat actuel avec son frère Zoé, Sifa, Janet, et tout le groupe. Les journalistes sont témoins, nous étions ensemble, avec tous les autres. Regardez bien les images de la descente du corps de l’avion en provenance du Zimbabwe, vous me verrez j’étais en pleurs. Je pleurais, ma femme pleurait, mais juste à côté de moi, ce Monsieur avec son frère ne montraient aucun signe d’émotion, mis à part Sifa et les autres femmes qui pleuraient. Vous avez les images, vérifiez.
Les journalistes sont témoins, aucune goutte de larmes dans ses yeux. Et l’un des journalistes dont je tais le nom s’en était offusqué dans son reportage.
Non, c’en est assez !

Aucun pays au monde ne peut accepter ce que le Congo est en train d’endurer. S’il vous plaît ne pouvez-vous pas éprouver de la pitié pour nous ? Aucun pays au monde ne peut accepter cela. N’avez-vous pas eu pitié des Juifs, vous Communauté Internationale ?
Vous avez mis fin à l’œuvre d’Hitler parce qu’elle était abominablement inhumaine avec les 6 millions de la Shoa. Le Congo a atteint et franchi ce seuil macabre sans susciter aucune pitié de vous Communauté Internationale.

Aujourd’hui, après la rencontre qu’ils ont voulue appeler « Concertation nationale », il vient de libérer quelques détenus politiques. Mais KUTINO, toujours en détention, est dehors, très malade dans un hôpital de la place. Quel crime a-t-il commis ? Avait-il égorgé des Congolais ? Pour avoir tout simplement dit : « sauvons le Congo » il lui a valu ce qu’il est en train d’endurer… Parce que c’est mauvais de sauver le Congo !
Et maintenant je m’interroge au sujet d’Eddy KAPEND. N’est-il pas aussi un détenu politique ? Pourquoi va-t-il continuer à souffrir en prison ? Pour quelle raison ?
Vous, Communauté Internationale, que vous faudrait-il encore pour nous aider à déjouer le plan de ce Monsieur avec son chef de Kigali ?

Que votre réaction soit prompte, dans quelques heures, dans quelques jours, parce que c’est tout simplement insupportable.
N’avais-je pas fait comprendre dans mon point de presse du 05 décembre 2011 qu’il n’y avait pas eu élection ? Et n’est-ce pas pour qu’il n’y ait pas de désordre qu’on l’a appelé chef de l’état ?
Entre Monsieur TSHISEKEDI et lui, était-il possible de désigner un gagnant sans mettre la nation en péril ?
Personne n’avait gagné, raison pour laquelle j’avais dit autant qu’on s’asseye pour qu’il y ait dialogue entre nous Congolais, lequel dialogue a été dénaturé et proprement saccagé.

Maintenant à vous, chers compatriotes, qui servez notre pays dans les rangs de nos Forces Armées et qui avez été élevés au rang d’Officiers Généraux et Supérieurs ; particulièrement vous les Généraux, sachez que vous avez le devoir de défendre la souveraineté de notre pays et de ne pas le laisser couler.
Il est de votre devoir de ne pas vous laisser hypnotiser par le Rwanda comme le serait un cobra devant le charmeur de serpent. Vous n’avez pas été élevés à ce rang pour servir le Rwanda mais plutôt vos frères qui ne portent pas l’uniforme.
Souvenez-vous de vos pairs alors qu’ils étaient vaillants au combat, dont le Général MBUZA MABE, ils sont tous morts empoisonnés du fait du jeu dont ces gens tirent les ficelles. Vous le savez vous-mêmes, combien de Généraux n’a-t-on pas pleurés ? Tout ceci rentre dans le cadre des stratégies qu’ils ont montées et qui visent l’élimination des cadres congolais dont moi votre Serviteur.
N’ayez pas peur, vous n’avez rien à redouter d’eux ! Sachez que vous, Officiers congolais, vous êtes sous le serment de l’Eternel Dieu de par l’Etoile qui est tombée à Kabalo.
Ni les fétiches du Rwanda, ni la sorcellerie que les Congolais ont communiquée à ces Rwandais, je vous le déclare, ni même la sorcellerie dans laquelle on a plongé ce Rwandais ne peuvent rien contre vous, Officiers, qui défendez notre patrie parce que Dieu vous accorde de l’invoquer par son nom que vous connaissez.

Et comme je l’avais dit, c’est ce qui s’appelle souveraineté.
Et quand nos militaires meurent au combat pour défendre la patrie, c’est au nom de cette même souveraineté.
Regardez les nations, les unes se battent pour leur développement tandis que les autres acceptent la guerre qui leur est imposée. Elles acceptent tout pour s’affranchir de l’impérialisme.

Honte à vous Congolais, qui continuez à humilier perpétuellement votre nation pour un morceau de pain pendant que vos frères et sœurs croupissent dans la misère, regrettez-le maintenant.
Le Dieu du ciel a sifflé pour que son pays le Congo se réhabilite. Et qu’allez-vous devenir après une telle trahison ?!!
C’est vous justement qui, en soutenant les Rwandais, offrez à KAGAME l’occasion de réaliser son rêve de transformer le Rwanda en Singapour.

Un pays désertique comme le Rwanda, sans aucune ressource à part le lait des vaches, avec quoi pourrait-il réaliser son rêve ?!! Que « St Christophe » descende cet enfant, le Rwanda, de son épaule à cause de la petitesse de son territoire désertique et sans minerais.
Le Rwanda avec ce qu’il pille de nos terres en versant le sang de mes frères et sœurs, vous la Communauté Internationale, ne voulez-vous pas le stopper?
Vous le savez pertinemment bien que le Rwanda n’a aucune force avec laquelle il peut continuer à écraser le Congo.

Tout ce qui a été monté comme stratégies dans ce complot, je vous annonce que ça sera détruit et que je maudis tout ce qui constitue la force du Rwanda.
Je maudis tout parce que c’est à partir de la terre de mes ancêtres que le Rwanda est en train de s’équiper, soutenu par ceux que lui seul connaît.
Encore une fois de plus je dis : Communauté Internationale, aidez-nous à évacuer tous les Rwandais tutsis qu’on a débarqués sur tout notre territoire. Enlevez-les vite avant que l’irréparable n’advienne. Enlevez-les promptement!


Le dernier mot, alors, revient au Seigneur du ciel, à qui appartient la victoire.
Nous sommes prêts maintenant à pouvoir chanter et danser en l’honneur de l’Eternel Dieu.

JOSEPH MUKUNGUBILA MUTOMBO
Prophète de l’Eternel
Selon la prophétie qui le concerne Esaïe 18:1-3








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SUITE DE LA LETTRE OUVERTE DU 5 DECEMBRE 2013 DU PROPHETE JOSEPH MUKUNGUBILA



Suite de la Lettre Ouverte du 05 Déc 2013
Deuxième Document


JUSQUES À QUAND LE PEUPLE CONGOLAIS VAS-T-IL DEVOIR PAYER SON SANG POUR CE PAYS.


Lettre ouverte crite par Joseph MUKUNGUBILA MUTOMBO, le Prophète de l’Eternel.
Publiée le 28 Décembre 2013


 Malgré ma mise en garde, la signature est apposée à Naïrobi.
Au même moment le Rwanda, conformément à ce qu’avait annoncé le chef, de l’Etat, le 02 décembre dernier du haut de sa tribune à Goma, reprend le recrutement de jeunes gens pour préparer le prochain assaut sur la RDC.
L’opinion internationale en est témoin. Cette information relayée par plusieurs médias tant nationaux qu’internationaux confirme la chose.

La population désabusée de Goma est aussi témoin de la certitude avec laquelle le chef, de l’Etat, a annoncé d’autorité la prochaine guerre que le Rwanda et l’Ouganda entendent mener contre notre pays dans une stratégie de guerre d’usure. C’est justement parce qu’il en connaît les contours qu’il a pu parler avec autant d’assurance. Avec tout ça comment comprendre que ceux qui se disent être dirigeants de ce Congo continuent à entretenir de très bonnes relations avec le Rwanda ?

Chers compatriotes, mon cœur est déchiré, du fait que ces gens nous prennent pour du bétail. Je dis bien et je le répète : la Communauté Internationale est témoin de tout ce qui est en train de se passer. Pourquoi Naïrobi au Kenya ? S’il fallait signer, pourquoi pas Kinshasa? Et pourtant certains ministres en vue, dont MENDE que j’ai suivi, n’étaient pas d’accord.
Quand le Chef, de l’Etat est arrivé à l’Elysée pour être reçu, il ne peut pas ne pas se rappeler le cri qu’il avait entendu. C’était la voix d’un journaliste qui l’avait appelé : Mr Hyppolite KANAMBE. Etait-ce une erreur ? Non ça n’en était pas une. C’est exactement ça le Nom de l’homme. Quelle imposture ?! Chers Compatriotes le journaliste ne s’est pas trompé, c’est très justement par son nom qu’il l’a appelé. N’est-ce pas qu’il était allé s’incliner sur la tombe de son père KANAMBE à MOBA ? C’est bien là que KANAMBE père a été enterré. Il est de notoriété publique à MOBA qu’il aurait promis de lui ériger, en hommage, une pierre tombale.
En lieu et place de l’appeler par son nom officiel, il serait désormais honnête de l’appeler par son nom, son nom vrai.
Si vous, traitres Congolais, tenez toujours à maintenir cet homme à la tête de ce pays pour faire souffrir les Congolais, portez alors sur vous le sang de plus de 6 000 000 de Congolais, je tiens à le rappeler. Ce chiffre pourrait atteindre les 10 000 000…

Sachant que c’est un étranger, j’avais pris soin de vous prévenir en tant que candidat Président à l’élection présidentielle de 2006, lors de mon intervention sur Antenne A à Kinshasa.

J’avais à cette occasion donné l’écriture de Deutéronome 17 : 14-15 qui dit : «lorsque tu seras entré dans le pays que l’Eternel, ton Dieu, te donne, lorsque tu le posséderas, que tu y auras établi ta demeure, et que tu diras: Je veux mettre un roi sur moi, comme toutes les nations qui m’entourent, tu mettras sur toi un roi que choisira l’Eternel, ton Dieu, tu prendras un roi du milieu de tes frères, tu ne pourras pas te donner un étranger, qui ne soit pas ton frère».

Je l’ai fait à maintes reprises non seulement sur Antenne A, suite à la répression des manifestants qui protestaient contre les conditions d’organisation des élections de 2006, mais aussi lors de mon meeting sur la Grand-Place Moïse Tshombé à Lubumbashi. Vous comprendrez par là que le Dieu Créateur a toujours eu raison.

Aussi, j’en appelle à Mr. François HOLLANDE, qu’il se souvienne, lors de son escale au Sénégal en route pour le 14e Sommet de la Francophonie de Kinshasa, qu’il avait promis avec courage de pouvoir aider le Mali qui était envahi ainsi que la RDC quant à l’intangibilité de ses frontières.

La Communauté Internationale devrait se sentir obligée d’aider le Congo.
Le monde entier est calme aujourd’hui parce que les puissantes nations, qui ont dû intervenir lors de la première guerre mondiale, ont pu découvrir dans le chef de nos vaillants pères au combat, la puissance de cette prophétie d’Ésaïe 18 citant ce peuple redoutable depuis qu’il existe, nation puissante et qui écrase tout dont nous parlons souvent. Je ne me trompe pas si je dis que c’est de notre sol et sous-sol qu’ils ont puisé la précieuse matière qui leur a permis de mettre fin à la Seconde Guerre Mondiale.
Si ce langage peut paraître complexe, ça ne l’est pas pour la Communauté Internationale. Pourrait-on, alors, reconnaître que le Congo ait pu, de manière déterminante, contribuer à la paix du monde ? Devrait-on oublier nos grands-pères qui ont combattu sous diverses bannières pour permettre à l’Europe de s’affranchir de l’étau d’Hitler?
La Communauté Internationale va-t-elle vraiment oublier tous les efforts fournis par les Congolais pour l’instauration de la paix dans le monde et sans remords, ni regrets, nous laisser entre les mains des envahisseurs déclarés et leurs commanditaires ?
Je vous rappelle que le Dieu Créateur, celui-là même qui est le garant de l’Histoire de l’humanité, à chaque fois que les générations passent, à travers les âges, c’est bien lui qui continuellement est en train d’écrire ladite histoire.
Vous n’avez pas intérêt à laisser le Rwanda continuer à semer le désordre (trouble) chez nous.
Quant à vous, chers compatriotes, le colonisateur mettait le fouet (la chicotte) entre les mains des Congolais pour fouetter leurs frères congolais, voulez-vous répéter la même scène en acceptant que le Rwandais vous remette l’arme pour tuer votre frère ? S’il est inacceptable de réaliser cette scène que je viens de vous décrire, alors ressaisissez- vous.

Mr. KANAMBE, par imposture, a été hissé à la tête de notre nation pour nous détruire. L’imposture est effective pour avoir voulu la perpétrer par le biais du peuple Luba, cela ne laisse plus aucun doute. Notre tradition la met en évidence :

Chez les Luba quand les jumeaux naissent, ils naissent avec leurs noms, lesquels ont prééminence sur le nom de famille.
La naissance des jumeaux est donc marquée par une nomenclature particulière du fait même de la naissance et de ce qu’elle représente. L’ainé s’appelle KYUNGU fils d’un tel, le cadet s’appelle KABANGE fils d’un tel.
Ces deux noms ayant prééminence sur tout autre, on n’a jamais ouï dire chez nous pour les jumeaux que tel s’appellerait MUKALAY KABANGE et son frère ainé MUKALAY KYUNGU. Le nom de famille ne peut jamais avoir la primauté.
Ce détail avait attiré mon attention, car c’est une profanation que de mettre un autre nom devant la nomenclature gémellaire chez nous. C’est KYUNGU fils de… et KABANGE fils de…un point c’est tout !
Par ailleurs il est notoire que JAYNET, l’ainée de KABANGE n’a jamais porté en prééminence le nom de KYUNGU.
J’observais tous ces détails très attentivement afin de déceler les mobiles de cette imposture et en identifier les auteurs.
Il y a tout lieu de croire que c’est dans la précipitation et par à-coup que cette sordide machination a été concoctée.

Les armes que le sieur KANAMBE achète, c’est avec l’argent du contribuable congolais, votre argent.
C’est donc avec notre argent qu’il achète les armes qui vont servir à nous assassiner.
La MONUSCO a établi la provenance des 300 tonnes d’armes que le M23 a abandonnées dans sa fuite devant les FARDC à RUMANGABO. Il est établi que toutes ces armes venaient d’Ukraine. Les Autorités Ukrainiennes sont formelles, elles ont vendu ces armes à un seul pays en Afrique : la RDC ; et l’acheteur n’est autre que le sieur KANAMBE sous son nom d’imposture.
Non ! Le Dieu du Ciel vous dit STOP !
Mr KANAMBE sait très bien que toutes ces armes que le Congo achète sont destinées à tuer les Congolais. Ce n’est pas avec l’intention de défendre les Congolais qu’il les achète. Allez-vous encore avoir peur de ce Monsieur qui s’arme avec notre propre argent pour venir nous détruire ? De plus, il prend ces armes et les donne à ses frères rwandais ! Il est clair que ce Monsieur ne pouvait pas pleurer mon frère.
Vous tous, mes frères dans la chair, ressaisissez-vous parce que ce Monsieur, animé d’une haine viscérale, avait le projet d’accomplir la mission qui lui avait été confiée et d’en arriver là où il en est aujourd’hui ; je ne sais quel mal Laurent Désiré Kabila, pourtant ami de son Père, lui aurait fait.
Il ne faut pas nous mettre à nous condamner les uns les autres, nous tous frères à Laurent Désiré KABILA, on a été pris dans le piège du complot.
Maintenant ressaisissez-vous et mettez-vous debout !

Je demande qu’EDDY KAPEND soit libéré. Qu’il soit en bonne santé, qu’il ne lui arrive aucun malheur dans son corps, comme par un quelconque concours de circonstances, parce qu’on l’a enfermé de peur qu’il ne puisse s’exprimer ; sans quoi vous comprendrez bien vite la suite des choses, car la décision de l’Eternel Dieu est de réhabiliter le Congo qui a aidé le monde entier à accéder à une stabilité durable.

Ainsi vous responsables de l’armée, Officiers Généraux et Supérieurs, sachez que le moment est venu pour vous de défendre la souveraineté de notre pays. Il est inutile de vouloir trahir notre pays. Faites attention ! Vous n’avez pas été recrutés par le Rwanda mais par le Congo.
Sachez que le mot d’ordre que je donne ne peut pas être cassé par un humain. Vous êtes placés sous le serment de l’Etoile qui était tombée à KABALO.
Le Dieu du pays, qui s’était manifesté à Kisala et qui avait chassé à partir de KISALA- KIKUNU-LUALA une colonne rwando-ougandaise de 231 militaires armés jusqu’aux dents, s’est levé. Ce que je dis aujourd’hui, ces étrangers le savent. Si vous avez l’occasion de les rencontrer, demandez-leur ce qui les avait fait fuir de Kisala. C’est ce qui va encore les faire fuir aujourd’hui au-devant de nos Généraux.
Ce n’est ni par l’abondance des armes, ni des chars, ni non plus des armes chimiques qu’il aurait achetées d’Ukraine et cachées dans sa ferme ; elles n’auront aucun effet sur vous et vos troupes, pas plus que les missiles dont il se serait doté. Elles ne vous feront rien et ce, d’après l’ordre de l’Eternel.
N’ayez aucune crainte, Armée Congolaise : le feu du Ciel, le Dieu du Ciel l’a placé dans ma bouche. Ils vont être tous détruits par la bouche de l’Eternel.

A vous tous qui combattez pour l’honneur de la patrie et la dignité de notre peuple,
A vous Officiers Généraux et Supérieurs de nos forces armées,
Je demande alors que Mr KANAMBE soit immédiatement arrêté pour mettre fin à cette imposture.
Chers compatriotes congolais, tous, hommes et femmes, levez-vous et soyez derrière l’Eternel, soyez derrière MUKUNGUBILA. Ainsi vous allez vivre la puissance de l’Eternel Dieu dans ce pays et expérimenter la puissance de cette prophétie d’Ésaïe 18 pour confirmer par là que vous êtes le peuple de prédilection, et le monde en sera témoin.

F I N



JOSEPH MUKUNGUBILA MUTOMBO
Prophète de l’Eternel
Selon la prophétie qui le concerne Esaïe 18:1-3
Signature de Joseph MUKUNGUBILA




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Saturday, November 16, 2013

LA RUMBA ZAïRO-KONGOLAISE PERD LE NORD

Article de Freddy Monanga

Nous pouvons commencer par affirmer sans complexe que Kinshasa est la capitale musicale de l’Afrique, parce qu'il y a tellement de tubes de la Rumba Kongolaise qui ont marqué le continent Africain. 
Werrason, ses musiciens et une de ses danseuse - 2011

Mais depuis quelques années, les artistes musiciens Kongolais ne comprennent toujours pas pourquoi leurs compatriotes de la diaspora ne veulent plus les laisser se produire en concert en Europe, dans les Amériques du Nord et en Afrique du Sud. La mesure touche principalement les musiciens qui sont résidents en République Démocratique du Congo.

Nous avons aussi constaté que même au sein de la diaspora Kongolaise, plusieurs combattants et résistants ne savent pas quelle est l’origine du boycott et de l’interdiction des productions des musiciens Kongolais à l'étranger par des Kongolais.

Ce n'est pas le fait qu'ils aient tous composé  une chanson à la gloire de celui qui se fait appeler le "Rais" Congolais, c'est à dire Joseph Kabila aka Hyppolite Kanambe aka etc., lors des élections présidentielles de 2006 et 2011. Les raisons qui sont à l’ origine de cette Fatwa émise par la diaspora Kongolaise contre les artistes musiciens de la rumba Kongolaise sont:

  • Que la Rumba Kongolaise ne remplie plus sa fonction sociale de distraire sainement les mélomanes.
  • Qu'elle n'est plus la gardienne des bonnes mœurs et coutumes Kongolaises.
  • Qu'elle est aujourd'hui une musique essentiellement festive.
  • Qu'elle ne s'investie pas dans la musique engagée ni dans la musique de combat car la RDC est en guerre et perd petit à petit des portions de son territoire depuis l'automne 1996.
  • Que les artistes musiciens Kongolais ne se soucient pas de ce que vivent les Kongolais à travers: le Génocide presque generalisé dans toute la république, la profanation des vagins des Kongolaises , l'enrollement des enfants Kongolais dans les milices armées des étrangers qui envahissent la RDC, les humiliations des hommes par des viols collectifs (sodomisation) dont les auteurs sont principalement des miliciens rwandophones et des militaires de l'armée du Rwanda (Cfr. Les temoignages des victimes)

La Rumba Kongolaise est gravement malade.
Depuis quelques années, ce genre musical est dans le coma à cause de ses artistes et de ses musiciens qui ne sont plus qu'une bande d’individus souvent sans talent, tombés là-dedans sans préparation et sans vocation.
Comme les dirigeants Congolais sont incapables de créer et d'offrir des emplois avec des revenus décents aux Kongolais, la musique est devenue le lieu de refuge des sans revenus. La Rumba Kongolaise est devenue cet exutoire qui absorbe le trop plein de sans-emplois des quartiers populaires des grands centres urbains de la RDC: Kinshasa, Lubumbashi, Matadi, Kisangani, etc.
Cela est sournoisement, depuis des années, encouragé par ceux qui gèrent la chose publique en RDC, dans le but de masquer leurs incapacités à gouverner convenablement et sainement ce pays aux richesses naturelles incommensurables.

Le lecteur pourrait croire que nous exagérons.

Nous lui suggérons de se pencher sur le phénomène "libanga" (la pierre ou le caillou) qui désigne, dans le langage des musiciens, cette litanie de noms de personnes que les musiciens chantent à tout bout de champ, dans le but de promouvoir la visibilité de la personne citée au sein de l’espace public et ce, en échange de quelque billets couleur pondu: quelques dollars. Plus vous donnez, plus votre nom est cité dans les chansons. De nos jours, les mabanga (libanga au pluriel) représentent la source la plus importante de revenus pour les artistes musiciens de la Rumba Kongolaise. Il est estimé à environ 500 à 1000 dollars, le prix payé pour être cité une fois dans une chanson d'un album (dans une chanson il y a en moyenne une cinquantaine de noms).
Mais si vous voulez une chanson à vous tout seul, taillée sur mesure et dont le titre est votre nom, il vous faudra débourser au moins 10.000 dollars.

Qui sont les principaux demandeurs de cette publicité; et bien ce sont tout simplement les décideurs politiques, ceux qui gèrent la chose publique. Ainsi, par une pratique extrêmement maligne, ils mettent la Rumba Kongolaise au service de l'aliénation et de l'arriération du peuple Kongolais, par ricochet celui de l'Afrique.
Parmi les autres principaux demandeurs de cette "publicité", il y a des personnages à la moralité extrêmement douteuse, toutes sortes de transgresseurs des lois, des criminels et des personnes de mauvaise vie.
Quant à ceux qui taxent de fous, de jaloux et d’aigris la diaspora Kongolaise à cause de la Fatwa contre l’actuel Rumba Kongolaise ;
Et à ceux qui lechent les orteils de leur Raïs tout en lui remplissant la tete de flagorneries 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7; 
Nous leur conseillons de lire ce qui suit:

Le 1er Octobre 2010, la ministre de la Culture de la RDC, madame Kavira, s'était résolue à combattre le phénomène mabanga au nom de son « Rais » de président. Elle avait condamné les antivaleurs, la médiocrité ainsi que les obscénités des chansons et spectacles offerts au public de tout âges.
Madame la ministre affirmait que la musique congolaise dite moderne est aujourd’hui la plus immorale avec ses cris, ses danses et spectacles obscènes qui chosifient la femme et inoculent le venin de la mauvaise éducation et des antivaleurs aux jeunes générations, hypothéquant ainsi leur avenir et celui de la Nation Kongolaise.
C’est pour cette raison qu’elle avait lancé, la campagne nationale de lutte contre les chansons, les cris, les danses et spectacles obscènes, sur toute l’étendue de la RDC. Cette campagne allait du 1er octobre 2010 au 1er octobre 2011 et visait à éradiquer les maux qui rongent la musique et la société Kongolaises.
Madame la ministre avait aussi invité les autorités à cesser avec le trafic d’influence, parce qu’elles sont chantées par les musiciens : Il faut mettre fin au phénomène Mabanga qui n’honore pas nos autorités soulignera-t-elle.
Elle ira même jusqu'à lancer des menaces « Tous ceux qui s’évertueront à baigner dans les antivaleurs à travers les chansons et spectacles doivent savoir que les institutions de la République, chargées de la lutte contre les antivaleurs, ne toléreront pas que des individus se permettent de corrompre la jeunesse et la société.
Malheureusement, ce n’était que des mots car les actions n’ont jamais suivies. Les dirigeants ne vont tout de même pas se priver des Mabanga dont ils sont tres friands!
 
Ainsi, la Rumba Kongolaise continue sa descente vertigineuse dans le gouffre de la vulgarité et de la pornographie vulgairement maquillée. Pour ceux qui comprennent les langues nationales Kongolaises et surtout le Lingala de Kinshasa, ils savent que depuis un peu plus d'une dizaine d'annees, les compositions sont sans contenus, stériles et légeres, que  les chansons sont remplies de flatteries serviles, de vulgarités et de parole obscènes. Et au-dela de tout, les artistes musiciens de la Rumba Kongolaise, specialement les Kinois, ont décidé d’épouser l’arrogance, l’impolitesse et l’orgueil stupide.


Ce n’est pas par hasard qu'aujourd’hui, dans les fetes de mariages Kongolaises, les mariés choisissent souvent la chanson Yamba Ngai (1982) de M’Bilia Bel et Tabu Ley, pour symboliser leur union.
Indépendance Cha Cha de l’AFRICAN JAZZ, Henriquet de Koffi Olomide, Etape de ZAIKO, Paiement Cash de ZAIKO, Mario de l’OK JAZZ, contrairement aux chansons de ces dernières années, continuent à faire danser sainement les mélomanes de la Rumba Kongolaise.  

Mais les malhonnêtes et les ignorants, qui sont friands des obscénités et des vulgarités, citent le cas de Luambo Makiadi alias Franco et son Tout-Puissant OK Jazz. En effet, dans les années 70, il avait composé des chansons avec des paroles sexuelles très crues et choquantes : Hélène, Jacky et François furent les titres des trois chansons. Mais ce que ces malhonnêtes-ignorants et pervers par-dessus tout oublient C’est :

  • Luambo Makiadi et son OK JAZZ n’avaient pas mit sur cassettes ni sur disques ces chansons sur le marché tant national qu’international.
  • Les cassettes qui circulaient sur le marché noir, sous les manteaux et sous les abacosts, étaient des enregistrements pirates, souvent de mauvaises qualités, réalisés lors des concerts.
  • Ces chansons ne passaient ni a television ni a la radio.
  • En 1979, le grand Luambo Makiadi (pourtant tres proche du Marechal Mobutu) et quelques membres de son groupe furent emprisonnés à cause de ces chansons qui n’honorées pas la Rumba Kongolaise. Une sentence approuvée même par les Engambe Edo, Ya Pekos et autres.
Affirmer et confirmer que la Fatwa tue la culture Kongolaise est une énorme absurdité.
Mais d’abord c’est quoi la culture d’un pays, d’un peuple ou d’une nation ?

La culture d’un pays ou d’une  nation que l’on appelle aussi la culture collective, correspond a l’ensemble des structures sociales, religieuses, etc., des manifestations intellectuelles, artistiques, etc., qui caractérisent cette nation. Selon l'UNESCO: « Dans son sens le plus large, la culture peut aujourd'hui être considérée comme l'ensemble des traits distinctifs, spirituels et materiels, intellectuels et affectifs, qui caractérisent une societe ou un groupe social. Elle englobe, outre les arts et les lettres, les modes de vie, les droits fondamentaux de l'etre humain, les systemes de valeurs, les traditions et les croyances.

Et selon le sociologue québécois Guy Rocher, la culture est un ensemble lié de manières de penser, de sentir et d'agir plus ou moins formalisées qui, étant apprises et partagées par une pluralité de personnes, servent, d'une manière à la fois objective et symbolique, à constituer ces personnes en une collectivité particulière et distincte. Ensemble des productions matérielles ou immatérielles acquises en société.
La culture c'est l'âme et l'identité d'une nation.
Maintenant, pouvons-nous vraiment limiter la culture Kongolaise à la Rumba Kongolaise ?
Nous disons Non.

>Mais nous tenons aussi à rappeler que la rumba Kongolaise (Zaïroise) est le style musical le plus fécond d'Afrique, et de loin le plus populaire durant ces quatre-vingt dernières années, car les artistes musiciens Kongolais ont été pionniers dans les métissages en langues nationales. Et ce n’est pas demain la veille que ce genre musicale va cesser de bercer et de faire danser la planète.
Cette musique a envahis l’ensemble du continent Africain et a réussi à inonder les radios, les festivals et les discothèques de toute la planète. Elle connait les dénominations les plus diverses comme entre autre le Jazz Africain, jazz Kongolais, Kongo music, musique Zaïroise, musique Zairoise moderne, Rumba Kongolaise, Soukous, Ndombolo, Kwassa-Kwassa, Ngwasuma, etc. C’est réellement une musique populaire, surtout  auprès des jeunes grâce à son rythme très saccadé associant des instruments musicaux modernes importés de « l'occident » et des intruments africains, aux cris d'un Atalaku (un animateur ou rappeur).
Kinshasa, la capitale de la République Démocratique du Congo, est  la Mecque de la musique Africaine.
Et ce, malgré le fait que les puissants médias "occidentaux “ne lui accordent que très peu d'intérêt. La Rumba Kongolaise est en effet devenue la preuve vivante que le camp culturel dominant (l'Euro-Amérique à ce jour), même s'il se refuse à jouer le jeu, peut être contourné. Aussi bien dans l'underground culturel que dans les officines officielles, la rumba Kongolaise est écoutée, appréciée et va jusqu'à provoquer des hystéries collectives. Aujourd'hui, il est absolument difficile d'imaginer une nuit des villes aussi ouvertes que Paris ou Bruxelles sans un rendez-vous où régnerait cette Rumba agreablement sacadée et venue d'Afrique Centrale, du pays qui est traversée par des cours d'eau. Nous espérons que la Rumba Kongolaise va tres vitre retrouvée le nord.

http://manuscritdepot.com/a.freddy-monanga.1.htm

Friday, October 25, 2013

HISTORIQUE DES PEUPLES DU KIVU ET GUERRE DE L'EST

Article de CONGOFORUM.BE

A. Situation géographique

Le Kivu, région située à l’Est de la RD Congo est composé de l’actuel province du Nord-Kivu (terrain actuel de la guerre menée par Laurent Nkundabatware et les siens), la province du Sud-Kivu et la province du Maniema. C’est une immense région montagneuse, vaste de 300.000 Km2, équivalent à cinq fois le Rwanda voisin. Sa population s’évalue à plus de 12 millions d’habitants.
Le Kivu est frontalier au Rwanda, Burundi, Ouganda et Tanzanie.

B. L’argument de la persécution des minorités tutsi du Kivu

Laurent Nkundabatware se targuant d’être le défenseur d’une minorité tutsi du Congo qui serait persécutée par des congolais, nous, populations du Kivu, souhaitons éclaircir les choses, en démontrant que le Kivu a été une terre d’asile accueillante pour les communautés rwandophones (tutsi et Hutu) et que ces peuples installés au Kivu ont été acceptés, intégrés et bénéficient depuis longtemps des mêmes droits que tous les autres peuples du Congo. La misère et la souffrance qu’ils rencontreraient au Congo sont vécues de manière générale par le peuple congolais qui subit dans son ensemble, sans exception, les conséquences de la mauvaise gestion et l’incompétence de la classe politique dirigeante actuelle.
C. Evolution historique des peuples du Kivu
Laurent Nkundabatware prétend à plusieurs reprises être descendant d’un chef coutumier congolais du Kivu. Nous pensons qu’il est de notre devoir d’éclairer l’opinion mondiale afin de mettre fin à un tel mensonge. C’est pourquoi nous apporterons certains éclaircissements sur les populations originaires du Kivu, ses royaumes et chefferies, et prouver que Laurent Nkundabatware ne peut être d’aucune ascendance de ces royaumes.
Sans lui refuser la nationalité congolaise qu’il peut ou ne pas avoir acquis (Voir les procédures d’acquisition de la nationalité au Congo), Laurent Nkundabatware ne doit pas inventer pas de fausses raisons d’ascendance, ni d’exclusion, pour justifier un conflit qu’il veut mener.
La présentation des peuples originaires du Kivu se subdivisent en peuples préhistoriques et peuples implantés par la colonisation
I. Les peuples préhistoriques : Les anciens royaumes du Kivu
Beaucoup pensent que le Kivu actuel était anciennement un avec le Rwanda avant l’arrivée des colonisateurs. D’autres croient également que cette importante et riche région, aurait été un simple domaine, simple chasse gardée de la colonisation et des rois du Rwanda. Cette ignorance a encouragé des auteurs à publier des ouvrages dans lesquels des erreurs figurent, notamment, sur des noms de tribus et des territoires n’existant sur aucune carte et qui n’ont jamais figuré dans aucun rapport officiel antérieur. L’erreur de ces auteurs et chercheurs est de considérer qu’une région non étudiée est une région inexistante. La preuve : Le lac Edouard n’a été découvert par les explorateurs qu’en 1889, et le lac Kivu n’a été découvert qu’en 1894.
Depuis des siècles, le Kivu comptait des royaumes bien organisés, gérés, gouvernés et solidement défendus. Ainsi, du Nord au Sud, on en trouvait 9:
 1. Le Royaume confédéral des Bayira, appelés aujourd’hui Banande, habitant les Villes et cités actuelles de Butembo, Beni et Lubero ;
 2. Le Royaume confédéral des Bahunde composé des trois royaumes du Bwito, du Bunyungu et du Kishali. Ce royaume correspondait à la région des actuels Territoires de Masisi, Rutshuru, Goma ainsi que les territoires qui allaient jusque Kisenyi, (actuellement Gisenyi au Rwanda), Nyondo, Ruhengeri, etc. formant la province du Bugoyi dans le Rwanda actuel ; 
 3. Le Royaume des Banyanga qui correspondait grosso modo à l’actuel Territoire de Walikale ;
 4. Le Royaume du Buhavu qui correspondait aux actuels Territoires de Kalehe et de Idjwi ;
 5. Le Royaume du Bushi-Kabare et bushi-Ngweshe (les bashi) qui correspondait aux actuels Territoires de Kabare, de Walungu et une partie de Mwenga (Ville de Bukavu, Kamituga). Ce royaume tient son actuelle grande force guerrière de la longue lutte qu’il mena, sans arrêt, au cours des siècles, d’abord contre les Bahunde, ensuite contre ses propres vassaux qui tentaient de faire sécession, et enfin contre le Rwanda ;
 6. Le Royaume de l’Urega ou Lega qui correspondait aux actuels Territoires de Mwenga, Shabunda et Pangi. Ce royaume, ensemble avec les Babembe, est à l’origine de l’institution du « Bwami ». L’Urega va prêter ce terme à tous ses homologues des rives des lacs Kivu et nord-Tanganyika. Aujourd’hui la plupart des peuples de l’Est utilisent le titre de « Mwami » pour désigner leurs chefs traditionnels. Le royaume de l’Urega était le plus vaste de tous (près du tiers de tout le Kivu) et s’étendait jusqu’au Maniema. Inutile de dire qu’il était le plus craint des rois et guerriers d’outre-lac ;
 7. Le Royaume des Babembe, le long des rives du lac Tanganyika ;
 8. Le Royaume des Bavira, de la dynastie Kirunga, du nom de leur premier roi. Il s’agit des originaires des plaines du Sud du Maniema;
 9. Le Royaume des Bafuliru ou Bafulero, riverains de la Rusizi (Territoire d’Uvira) et dont un des descendants résidait sur le plateau appelé « Mulenge ». Mulenge dont le nom sera, plus tard, foulé aux pieds par le colonisateur, puis récupéré en 1976 pour enfin être exploité abusivement par ceux qui se sont autoproclamés « Banyamulenge » à la grande surprise des Autochtones et des Ethnologues.
Les multiples guerres de résistance et le phénomène « Maï-Maï »
L’histoire de ces peuples est riche en guerre, car leurs terres étaient souvent convoitées par des envahisseurs. A titre illustratif; on retient la légendaire guerre d’usure que menèrent les Bashi du Roi Kabare contre le colonisateur belge, où l’on vit , en 1901, le « lieutenant Tondeur » subir une lourde défaite; Il en fut de même de Ngyiko, Prince Hunde de Masisi, qui harcela durant 17 ans, les envahisseurs Belges et ceux du roi du Rwanda. Plus au Sud, les Babembe , avec leur Chef Kaponora, avait une armée de redoutables guerriers qui ont beaucoup fait parler d’eux. 
On peut dès lors, comprendre que cette région regorge actuellement de redoutables guerriers connus sous le nom de « Maï-Maï’ », car il s’agit d’un des berceaux naturels de la résistance congolaise aux invasions des envahisseurs.
Au stade actuel, on peut constater que des royaumes de l’époque, cités plus haut, il n’y a aucune trace d’un éventuel royaume rwandophone. On verra plus loin, au chapitre suivant, l’apparition de deux chefferies atypiques dirigées par des rwandophones, qui sont des véritables rwandais au départ.
 II. Les peuples du Kivu sous la colonisation
1. Modification administrative des royaumes existants en chefferie

Le Pouvoir colonial, à son arrivée, modifia l’organisation administrative des structures existantes. Il mit en place des divisions administratives moins importantes, dans un premier temps, sur base de la configuration géographique et orographique, et par la suite, sur base des entités rencontrées sur place. Ceci juste par commodité administrative et non par respect de l’autorité locale.
Ainsi apparaitront de nouvelles désignations des territoires comme :
le Territoire du Buhunde devenu ensuite Territoire des Bahunde-Wanyanga ; celui des Bahavu ; ainsi que celui des Banyabungo (Bashi), etc.
La réduction des royaumes en chefferie (plus petits royaumes) répond à la volonté du colonisateur de réduire le pouvoir et l’autorité des monarques intransigeants du Kivu. Le Colonisateur réduisit leur statut en de simples Chefs de tribu soumis à l’autorité coloniale. Plusieurs rois furent ainsi relégués loin de leur territoire. A titre d’exemple, celui de Kabare avait été relégué à Léopoldville (Kinshasa), celui du Bwito à Bukavu, celui des Banyanga à Kalembelembe chez les Babembe et celui de Kishali à Beni.
2. Création des « chefferies atypiques » 
Ils s’agit de chefferies créées par le Colonisteur en déplaçant des populations du Rwanda vers le Congo. Nous en citerons trois : La chefferie de Bwisha (Sud de Rutshuru), la chefferie de l’Enclave de Gishari ( Masisi) et la chefferie Hunde de Bukumu ( au Nord de Goma).
a) La chefferie de Bwisha (Sud-Rutshuru) : Cette chefferie a été la fusion des quatre anciennes entités locales : Jomba, Busanza, Gisigari et Rugari ; Ceci est même attesté par un auteur rwandophone : Mgr P. Kanyamachumbi, 1993, pp 37 et 117). Cet auteur reconnait également que « Avant et après le roi Kigeri IV Rwabugiri, les autres rois du Rwanda n’ont jamais administré cette terre et leur autorité ne s’y est jamais exercée». Le chef rwandophone est nommé, en 1922, par le Colonisateur après la relégation du chef hunde Bikamiro,
b) La chefferie de « l’Enclave de Gishari » au Masisi. Ces terres de 34.910 ha (350 Km2) ont été achetées de force aux chefs Bahunde par le Pouvoir colonial en 1939, pour y installer des immigrants rwandais fuyant la famine au Rwanda. Trois chefs se succéderont à la tête de cette entité. En aucun cas, il ne s’agira de chefs traditionnels : M. Leenaerts (1938), administrateur belge muté du Rwanda et arrivé dans cette entité en 1938 pour continuer à s’occuper des immigrés qu’il maîtrisait déjà depuis le Rwanda. En 1940, M. Leenaerts est remplacé par le Chef Bideri, venu du Rwanda, et Bideri sera lui-même remplacé, en 1941, par un autre chef rwandais, Buchanayandi. Cependant, en 1957, les Hunde récupèrent leur entité de Gishari et obtiennent sa réintégration dans la chefferie hunde de Kishali. Le « Gishari » entité créée par le Colonisateur belge n’aura donc duré que 17 ans.
c) la chefferie hunde de Bukumu, au-dessus de Goma. Il s’agit d’une chefferie typiquement hunde, mais à population très mélangée. Un chef traditionnel hunde voit la population de son entité devenir fortement mélangée avec une majorité de rwandophones ;
 Le plan d’occupation et d’annexion du Kivu par le Rwanda
De part ces faits historiques, on constate que les populations rwandophones qui se trouvent au Kivu proviennent soit de la transplantation coloniale, soit de l’immigration causées par les multiples guerres et famines du Rwanda.
On constate que ces peuples ont été intégrés et acceptés, au départ par la force, mais par la suite les populations locales les ont tolérés dans un élan de solidarité africaine. Ils ont pu être hissés, par le colonisateur, à la tête de chefferies, comme indiqué plus haut. Les Tutsi, c’est vrai, ont eu moins de chance avec la chefferie de « Gishari », à la tête de laquelle ils n’avaient pas fait long feu.
Toutefois, progressivement ils ont accédés, au même titre que les congolais à divers autres postes de responsabilités tels que juges de paix, directeurs d’entreprises, fonctionnaires publics, etc.
Ces mouvements des populations rwandophones vers le Kivu n’avaient jamais posé de problème de cohabitation avec les autres populations du Kivu, jusqu’ en 1959, avec l’arrivée massive des Réfugiés Tutsi, à la suite de la victoire des Hutu aux élections du Rwanda.
Installés, avec l’aide de l’ONU, dans cinq Camps de réfugiés (Bibwe et Ihula au Nord-Kivu, Katobo, Lemera et Mulenge au Sud-Kivu), ils vont immédiatement se livrer à des intrigues et se mêler de la politique du pays d’accueil. D’ailleurs, Les responsables du HCR, Croix Rouge et ONUC (Mission de l’Onu au Congo), en 1961, désapprouvent cette attitude des réfugiés tutsi. Leur document en annexe « AVIS AUX REFUGIES RWANDAIS » est sans équivoque là-dessus (x)
Ensuite, progressivement, la plupart de ces réfugiés tutsi quitteront clandestinement les camps et s’installeront dans les villages et villes du Kivu.
En 1964 les Tutsis procèdent à la revendication d’un « octroi automatique » de la nationalité congolaise ; ce qui engendrera un conflit sanglant, appelé Kanyarwanda, c'est-à-dire, l’émancipation par les armes des originaires du Rwanda, Tutsis et Hutus. Ce conflit prendra fin en 1965.
Les années de calme se succèderont. En 1976, les réfugiés tutsi se fabriquent l’ethnie des Banyamulenge, Mulenge étant un des territoires des Bafulero ayant accueilli des réfugiés tutsi fuyant le Rwanda, en 1964.
Le 20 juin 1981, d’autres rwandophones du Congo rédigent une pétition dénommée « Populations originaires du Rwanda au Zaïre » réclamant l’autodétermination du Kivu, adressée au Secrétaire général de l’ONU. C’est-à-dire sa sécession et son détachement de l’ensemble du Congo. Attitude qui n’aboutira pas, et qui sera très mal perçue par les congolais et la Communauté Internationale.
Entre 1990 et 1994, une grande partie de jeunes tutsis établis au Congo retournent au Rwanda rejoindre la rébellion de Kagame, composés d’autres tutsis réfugiés en Ouganda et dans d’autres pays de l’Afrique de l’Est. 
Ils renverseront le régime hutu au Rwanda. Après cette victoire, la nouvelle armée rwandaise, majoritairement tutsi envahit le Kivu, prétextant être à la poursuite des hutus responsables du génocide rwandais, en fuite massivement au Kivu, et installés dans des camps de réfugiés le long des frontières avec le Rwanda.
Il s’en suivra les massacres des hutus dans les camps des réfugiés au Congo. Une fois les réfugiés hutu contrôlés, l’armée rwandaise reste au Kivu et procède par la suite à des massacres des peuples du Kivu farouchement opposés à l’occupation rwandaise. Le bilan est connu plus de 1.800.000 déplacés dans le Congo et de réfugiés congolais dans les pays voisins comme le Burundi, la Tanzanie, la Zambie et l’Ouganda. Le nombre de victimes quand à lui s’élève à plus de 5.000.000 de morts. Pour nous, il s’agit d’un génocide perpétré au Congo et qui doit être reconnu au niveau international.
Les populations du Kivu continuent à dénoncer ce plan dont la mise en place a commencé depuis des décennies, et Laurent Nkundabatware et ses milices sont aujourd’hui les acteurs rwandais chargés de réaliser cette œuvre macabre.


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